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Culture
BÉJAÏA
El Kelâa rend hommage à Cheikh El-Mokrani
 La localité d’El- Kelâa, 120 km environ au sud de Béjaïa, a abrité du 5 au 9 du mois de mai courant des activités de commémoration du 137eme anniversaire de la mort d’El-Mokrani. Le site historique de la région d’Ath-Abbas qui a connu une affluence record et revêtu un cachet festif a, à l’occasion, abrité un riche programme culturel concocté par l’association El-Mokrani en collaboration avec l’association nationale pour la promotion rurale qui l’ont placé sous le symbolique slogan : « mémoires de l’histoire, retour et méditation ». Le wali de Béjaïa a donné le ton en entamant la cérémonie inaugurale sur une allocution à travers laquelle il a esquissé un résumé de la glorieuse et stoïque résistance de l’illustre combattant que fut Cheikh El Mokrani citant au passage, les principaux jalons de son périple de lutte contre l’occupant colonial. Le premier responsable de la wilaya saisit la tribune pour annoncer deux nouvelles qui ont réjoui ses concitoyens. D’entrée de jeu, il fait part d’un projet d’édification d’une stèle à la mémoire d’El-Mokrani qui sera élevée sur ces lieux historiques menaçant ruine. Il répond aussi par l’affirmative à une demande déjà formulée par les habitants d’El-Kelaâ ayant trait à l’élargissement de la route menant à leur contrée où les conditions de vie demeurent très difficiles après l’exode massif qu’elle a connu au fil des années, fait justifié par le sous -développement régnant. Après quoi c’est le recueillement sur la tombe du valeureux résistant, assorti du dépôt d’une gerbe de fleurs : cérémonial où l’émotion avait atteint son paroxysme et auquel ont pris part les délégations des wilaya de Béjaïa et de Bordj- Bou-Arréridj, la société civile, et des militants du mouvement associatif de la région. Lors de la première journée de festivités, les organisateurs ont alterné la visite des sites historiques notamment le musée de la médersa fondée par Ibn-Badis en 1933, théâtre d’une imposante exposition qui a tenu en haleine les visiteurs. Des objets d’art traditionnel à l’image des fameuses portes en bois inviolables dites N’Ath-Abbla, des bijoux en argent et une panoplie de robes kabyles ont orné l’école religieuse présentant l’exposition. Il y avait aussi des vestiges d’armement ou de munitions utilisés par l’armée coloniale et des photographies et autres traces authentiques étalées retraçant de manière semi-concrète cette tranche d’histoire à laquelle correspond la bataille livrée par El- Mokrani. Une conférence encyclopédique sur ce jalonphare de l’histoire a été animée par Djamel Seddiki, historien et enseignant à l’université de Sétif. La journée du 7 a été marquée par une visite à la localité de Seddouk où les autorités de la région ont, en présence des citoyens, tenu une cérémonie de recueillement sur la tombe de Cheikh Aheddadh en hommage à son âpre lutte pour la reconquête de la liberté. Jeudi dernier, coïncidant avec le 63ème anniversaire du sinistre génocide colonial perpétré à Sétif, Guelma et Kherrata, un riche programme a été préconisé pour donner tout le sens historique digne de cette journée. Dans la région d’Ath-Abbas, il a été prévu pour clôturer les festivités de commémoration, un tournoi de football, un marathon sur 7 km, une soirée artistique sanctionnée par une remise de prix à l’intention des lauréats desdites compétitions. Quant à la veille, à Kherrata en plus des autorités, de nombreux invités de la société civile ont été conviés à prendre part à un recueillement sur les tombes des martyrs tombés il y a 63 ans jour pour jour sous les balles de l’armée d’occupation alors qu’ils fêtaient dans la liesse et l’hystérie la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie, laquelle signifiait pour eux au moment des faits et selon la promesse obséquieuse et hypocrite des colonisateurs français, le recouvrement tant espéré de l’indépendance confisquée depuis 1830.
Nabil Zaidi
LITTÉRATURE : PRIX "MOHAMED DIB"
Notre confrère Kamal Daoud lauréat
 Le prix littéraire "Mohamed Dib" qu’organise depuis trois ans l’association "La Grande Maison" de Tlemcen, est revenu avant-hier à l’écrivain et aussi confrère Kamel Daoud pour son recueil "L’Arabe et le vaste pays de ô". Cette compilation de quatre nouvelles, traite de la condition de la personne arabe dans le monde actuel et de son comportement face à Dieu, a indiqué l’auteur tout ému de recevoir cette distinction dotée d’une enveloppe financière d’un million de dinars. Kamal Daoud, qui a dans son escarcelle deux oeuvres ‘’La fable du nain’’ et ô Pharaons’’ édités respectivement en 2003 et en 2005 et qui prépare actuellement un magistère en littérature succède ainsi à notre collègue de la rédaction Hamid Ali Bouacida lauréat du même prix en 2006. Il a été choisi par le jury présidé à l’occasion par Nadjet Khedda qui fait office aussi de présidente du conseil du prix, parmi 22 postulants et ce, devant une pléthore d’hommes de lettres et de culture et des membres du jury composé d’enseignants et d’écrivains d’Algérie, de France, d’Allemagne et d’Autriche et de Mme Colette Dib, veuve du défunt écrivain Mohamed Dib au niveau de l’auditorium de la faculté de médecine de Tlemcen. Trois autres écrivains étaient primés : Yamili Ghebalou Haraoui pour son oeuvre "Grenade", Houat Mohamed pour son recueil "Grain de folie" et Kaouter Adimi pour son oeuvre "Le chuchotement des anges". Selon Naget Khedda, ce prix s’améliore "qualitativement" d’une édition à une autre et le lauréat de la présente édition qui se déroule sous le thème "Patrimoine et créativité" a été choisi à l’unanimité des membres du jury qu’elle préside. A noter que plusieurs activités culturelles, dont une exposition sur le projet de mise en place d’une bibliothèque "du langage ornemental au Maghreb", la présentation d’une pièce théâtrale adaptée du récit poétique de Mohamed Dib "L’aube Ismaël", en sus de tables rondes et autres conférences autour des traditions et du patrimoine sont au menu de cette troisième édition.
Talsa M.
KHENCHELA
Les bibliothèques urbaines réceptionnées d’ici la fin de l’année
Les travaux en cours de réalisation de bibliothèques urbaines et de salles de lecture sub-urbaines dans huit chefs-lieux de daïras de la wilaya de Khenchela avancent à un rythme soutenu et les structures seront réceptionnées avant fin 2008, apprend-on samedi auprès de la direction de la Culture. Les bibliothèques prévues dans les chefs-lieux de daïras ainsi que le projet en voie de lancement d'une annexe de la Bibliothèque nationale sont financés par le programme des Hauts-Plateaux, alors que le fonds commun des collectivités locales finance les projets de 15 salles de lecture en milieu suburbain, précise-t-on. D'un coût de 100 millions DA, l'annexe de la BN sera réalisée sur un terrain de 1000 m2 alors que chacune des bibliothèques urbaines occupera 500 m2 et mobilisera 60 millions DA, selon les études techniques. Parallèlement à ces équipements culturels de proximité, le secteur a bénéficié d'un théâtre de plein air en voie de construction à la cité Chabor de Khenchela et d’un centre de tapis dont la pierre angulaire a été posée en avril passé à Babar par la ministre de la Culture.
APS 
IL A ÉTÉ RECOMMANDÉ À LA CLÔTURE JEUDI DERNIER DES 1ÈRES JOURNÉES DU THÉÂTRE UNIVERSITAIRE DE TLEMCEN
"Pour un festival national du théâtre universitaire "
Le rideau est tombé jeudi dernier sur les premières journées nationales du théâtre universitaire qu’a abritées la wilaya de Tlemcen depuis le 2 du mois courant. Et les délibérations du jury composé à l’occasion d’enseignants de l'institut des arts dramatiques d'Oran ont vu la distribution des six prix mis en jeu. Ainsi le prix des meilleures interprétations masculine et féminine ont été respectivement attribués au comédien Said Djennat pour son rôle joué dans la pièce intitulée " mariage .com» et à sa camarade Nawel Benaissa de la troupe universitaire de Biskra. Le prix de la scénographie est revenu à Hichem Fellah dans la pièce "Boualem au hammam", celui de la réalisation à Zouaoui Djawad dans la pièce ‘’La dernière rencontre’’ alors que celui du texte a souri à Ferhane Boulboul, docteur enseignant à l’université d’Es-Sénia d’Oran. La troupe théâtrale de la cité universitaire de la résidence des 100 lits d’Es-Sénia s’est adjugée le prix du meilleur spectacle. Cette cérémonie à laquelle ont assisté beaucoup de membres de la famille universitaire entre étudiants, enseignants et responsables, a été l’occasion pour bien des participants parmi les dix troupes ayant concouru à exprimer le souhait de voir institué un festival national de théâtre universitaire à l’instar des autres manifestations du genre organisées aux quatre coins du pays. Ils justifient cette revendication par le grand potentiel que recèlent les enceintes universitaires du pays en matière de création artistique et culturelle en général et théâtrale particulièrement et ce, en sus de leurs potentialités scientifiques.
Talsa M. 
 
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