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LES PREMIERS RESPONSABLES DE L'ARPT ET D'ALGÉRIE TÉLÉCOM LIMOGÉS
Le coup de balai de Haïchour |
Les décisions, dont l'annonce
est attendue dans le
courant de cette semaine,
seraient motivées par une
série d'anomalies constatées
dans la gestion de ces
deux organismes. Le
ministre de la Poste et des
Technologies de l'information
semble bel et bien
résolu à prendre à bras-lecorps
ce secteur névralgique
pour toute la relance
du pays. A suivre…
C'est quasi officiel. Les premiers
responsables de
l'ARPT (Autorité de régulation
des postes et télécommunication) et
d'Algérie Télécom ont été relevés de
leurs fonctions dans le courant de cette
semaine. C'est ce que nous apprenons
de sources proches de ce secteur qui ont
requis l'anonymat. Celles-ci précisent en
outre que c'est le ministre de la Poste et
Technologies de la communication,
Boudjemaâ Haïchour, qui aurait pris
cette décision à la suite de « nombreuses
anomalies » constatées dans la gestion.
Le P-DG de l'ARPT, Belfodil, devrait
ainsi être remplacé par une dame. Il
s'agit de Mme Derdoura, une juriste de
formation Le P-DG d'Algérie Télécom,
Mouloud Djazaïri, lui, sera remplacé par
Moussa Benhamadi, ancien directeur du
centre de recherche sur l'information
scientifique (Cerist). Djazaïri aura ainsi
fait long feu à ce poste puisque cela fait
à peine quelques mois qu'il y a été
nommé. Il avait remplacé à ce poste M.
Kheïreddine. Son remplaçant, dont on
loue les « hautes compétences », a suivi
la même formation informatique que
l'actuelle directrice d'Algérie Poste.
Mme Ghania Houadria, à qui la poste
algérienne doit une bonne partie de ses
réformes et modernisations, y a également
moralisé la gestion. C'est ce qui
aurait empêché le ministre de tutelle
d'obtenir son limogeage, quoique
maintes fois demandé. Haïchour, nous
explique-t-on encore, « serait mal informé
à propos de ce qui se passe à Algérie
Poste par certains syndicalistes à qui
Mme Houadria a coupé les vannes ».
Nous reviendrons sur ce sujet avec plus
de détails dans nos prochaines éditions.
Notre journal, en outre, ne serait pas
tout à fait étranger à ces deux limogeages
spectaculaires dont l'annonce
devrait être faite par le ministre d'ici à
lundi prochain. Nous avions en effet
publié il y a de cela trois semaines une
enquête fracassante à propos de centaines
de milliards stockés dans des cartons
au niveau de l'Actel de Blida. Une
enquête a fini par être ordonnée à partir
de la tutelle d'Alger, ce qui a rendu
impossible toutes les tentatives visant à
étouffer ce scandale. Cela aurait motivé
le limogeage du PDG d'Algérie
Télécom, fraîchement installé à ce
poste. Algérie Télécom, toujours en zone
de turbulences, trouve du mal à sortir la
tête de l'eau avec tous ces changements
qui interviennent régulièrement à sa
tête.Toujours est-il que les observateurs
s'attendent à ce que les choses aillent
mieux grâce aux compétences avérées
du nouveau premier responsable de cet
important organisme. Quant à l'ARPT,
notre journal avait publié il y a de cela à
peine quelques jours, un article dans
lequel il était indiqué que des décisions
prises par cet organisme à l'encontre de
Djezzy n'ont pas été appliquées. Il
semble ainsi que l'ARPT n'ait pas mis en
branle les procédures d'usage en de
pareils cas de figure. On parle ainsi de «
laxisme » de la part de l'ARPT. Le changement
devant intervenir à la tête de
cette institution devrait avoir pour
conséquences de modifier sa politique
vis-à-vis des trop nombreuses incartades
commises par Djezzy. C'est, du moins,
ce que prévoient nos sources, lesquelles
s'attendent à ce qu'un peu d'ordre soit
mis dans le secteur si névralgique de la
téléphonie mobile en Algérie. Il est à
signaler, en outre, que ces limogeages
interviennent à quelques jours à peine
de la tenue d'une journée parlementaire
sur le secteur de la téléphonie en
Algérie. Y prendraient part, outre l'ensemble
des responsables du secteur, les
dirigeants des principales entreprises
qui activent dans le domaine, telles que
Mobilis, Nedjma, Djezzy, l'EEPAD…
etc. Les observateurs, qui s'attendent à
ce que les dirigeants du secteurs soient
interpellés par les députés à propos de
certaines « anomalies », se demandent
ainsi si le choix de la date de ces limogeages
ne serait pas lié à la tenue de
cette journée parlementaire…
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Wassim Benrabah |
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L'ANNONCE EN SERAIT
FAITE CE LUNDI
Vers un
remaniement
gouvernemental |
Yahia Guidoum ainsi que le wali
d'Oran devraient tous les deux
sceller leur entrée au gouvernement.
Selon des sources généralement
bien informées, citant des cadres au
niveau de la présidence de la
République, nous apprenons que le
président Bouteflika devrait annoncer
ce lundi un assez important remaniement
gouvernemental. Nos sources,
qui ne disposent pas d'assez de détails,
nous indiquent quand même l'arrivée
de deux personnes au moins, il s'agit
de Yahia Guidoum ainsi que le wali
d'Oran. Nos sources ne précisent pas,
cependant, les portefeuilles ministériels
qui devraient leur être dévolus. Le secteur
des postes et de la technologie de
la communication devrait, quant à lui,
revenir à Abderrachid Boukerzaza.
Il semble que le président Bouteflika,
qui se prépare activement à annoncer
la révision de la constitution, doive
profiter de ce remaniement, tout aussi
technique que politique, pour y
prendre deux décisions de taille. La
première concernerait l'annonce du
départ de Boudjerra Soltani. Celui-ci a
en effet sauvé son poste de président
du MSP contre celui de ministre d'Etat
sans portefeuille. Il aurait carrément
déposé sa démission et attendait que le
président y accorde la suite favorable
devant être la sienne.
Ahmed Ouyahia, dont l'efficacité et les
capacités de travail ne font de doute
pour personne, devrait quant à lui
revenir au gouvernement afin d'occuper
le poste de ministre d'Etat. Celui-ci
devrait jouer un rôle nodal dans les
prochaines étapes qui attendent le président,
à savoir la révision de la constitution,
la présentation de ces dix
années de réformes et de redressement
national et, enfin, les préparatifs pour
la tenue des élections présidentielles.
Celles-ci doivent forcément avoir lieu
au mois d'avril prochain.
A peine quelques mois nous en séparent
déjà. Autant dire, dès lors, que les
préparatifs doivent battre leur plein.
Nous y reviendrons avec plus de détails
dans notre prochaine édition…
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Rafik Bakhtini |
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2 EME CONGRÈS ORDINAIRE DES ZAOUIAS D'ALGÉRIE
« Objectif : assainir les rangs » |
Aujourd'hui, samedi 10 mai,
s'ouvre à Tipasa le 2e congrès
ordinaire de l'UNZA (Union
nationale des zaouias d'Algérie) ; une
association qu'il ne faudrait pas
confondre avec l'ANZA, sa soeur siamoise,
sommes-nous tentés de dire, qui
connaît, depuis quelque temps, des problèmes
internes. Et ce, comme l'ont
attesté les faits qui se sont déroulés, précisément
à Tipasa, en mars dernier.
Pour rappel, une conférence, que
l'une des deux tendances en conflit
devait y organiser, n'a pu se tenir du fait
du refus des autorités de la wilaya d'accorder
aux organisateurs l'autorisation
nécessaire. Pour en revenir à l'UNZA,
son président, le docteur Mahmoud
Chaâllal, a animé, en prévision du
congrès susmentionné, une conférence
de presse. Une conférence dans laquelle
il s'est, pour l'essentiel, limité aux objectifs
assignés au congrès qui s'ouvre
aujourd'hui. Le principal (objectif),
selon ses propos, sera la discussion «
d'un projet de statut particulier des
talebs (étudiants) des zaouias… » ; un
statut, a-t-il tenu à déclarer, « dont l'élaboration
a nécessité un travail ardu de
quatre années ». Et à ce propos, il a
annoncé que les congressistes demanderont
à ce que la promulgation de ce texte
« se fasse par Ordonnance présidentielle…
» Pour le Dr Chaâllal, le choix
d'une telle procédure est motivé « par la
nécessité de remédier, au plus vite, a-t-il
insisté, aux conditions désastreuses -
proches de la mendicité, a-t-il déclaré -
dans lesquelles vivent (les concernés) ».
Et, par l'urgence « de combler le vide
juridique existant en ce qui concerne le
fonctionnement des zaouias et, partant,
le statut de ceux qui y étudient… »
Concernant le premier volet de cette
problématique, le président de l'UNZA
n'a pas manqué de souligner son désappointement
quant au fait que «l'Union
(qu'il préside) soit régie par le même
texte législatif qu'une association
de…quartier… » ; pour rappel, la Loi n°
30-90 sur les associations.
Les quelque 350 participants à ce 2e
congrès, représentant les principales
confréries connues (Tidjania, Allaouia,
Rahmania, Aissaouia et Kadaria) et
venus des 48 wilayas du pays, procèderont,
selon la copie du programme des
travaux qui nous a été remise en l'occasion,
« à l'amendement des statuts de
l'UNZA » et au « renouvellement de la
composante (de ses) instances dirigeantes
» ; le premier point, dans un sens
qui ne nous a pas été précisé : M.
Chaâllal, au prétexte que le temps
imparti à sa rencontre avec la presse s'est
écoulé, n'ayant pas voulu l'aborder.
Dans une déclaration préliminaire, à
ladite rencontre, il s'est quelque peu
attardé sur les objectifs pour lesquels
l'UNZA, « cet espace de concertation »,
pour reprendre les propos de l'un de ses
membres présent à la conférence de
presse, a été créée : « Par notre action,
nous voulons ouvrir de nouvelles voies
de prévention contre toute forme de violence,
d'où que vienne cette dernière, et
renforcer, chez l'Algérien, l'esprit de
réconciliation ; avec soi- même et avec
les autres… » Pour ce faire, l'UNZA a, at-
il dit, « tracé un programme d'action
qui prévoit, entre autres, le développement
d'une stratégie commune à toutes
les zaouias membres, le renforcement
des relations entre celles-ci et l'administration,
la prise en charge efficiente des
volets information, communication,
éducation, et formation dans l'action des
zaouias » ; une action, a-t-il encore précisé,
qui s'articulera « sur deux axes
importants que sont le social et la solidarité
».
Interrogé sur « le tourisme cultuel »,
dont il a été le premier à lancer l'idée, il
y a de cela quatre années, de Tipasa, précisément,
où l'UNZA avait, alors, organisé
une rencontre nationale des
zaouias, le Dr Chaâllal nous a déclaré
que « celle-ci (l'idée) a été reprise par
diverses autres parties » mais qu'elle
attend toujours « un début de concrétisation…
» Pour en revenir à la participation
à cette rencontre, mais étrangère,
cette fois-ci, il nous a informé de la présence
à Tipasa, de Cheikh Ibrahim Salah
El Husseini, président du Haut Conseil
Islamique nigérian et membre de la
confrérie Tidjania.
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Riad Anis |
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EN DÉPIT D'UN MATELAS FINANCIER «DOUILLET»
Le programme de relance économique patine |
Si la tension sur le front
social s'est quelque peu
apaisée, cela ne permet
pas pour autant aux
pouvoirs publics un
relâchement de la vigilance
surtout que cela n'aura pas
été le résultat de réponses
convaincantes que ceux-ci
auraient apportées aux
préoccupations citoyennes,
reportées à des échéances
ultérieures, l'urgence étant,
consacrée au volet
enseignement, avec ses
divers cycles et dont
l'exercice touche à sa fin.
En effet, l'enthousiasme qui aura
accompagné, des années durant,
les populations, à la faveur de la
démarche du président Bouteflika destinée
à relancer le processus de développement
dans le pays et partant à juguler
les effets d'une crise multidimensionnelle
dont l'aspect le plus dramatique a été
le phénomène terroriste, donne l'impression
de s'être, quelque peu, estompé
pour laisser place à un sentiment de
malvie, de marasme, parfois d'angoisse…
D'ailleurs, ce n'est pas tant la stratégie
adoptée par le chef de l'Etat tendant
à redynamiser l'activité économique
ou encore, à titre d'exemple, à
résorber la crise du chômage ou celle du
logement ainsi que les réformes engagées
dans divers secteurs, notamment
l'enseignement, la justice et la santé qui
serait dénoncée par les citoyens mais
c'est plutôt l'absence de netteté dans
l'image du lendemain que l'on projette,
qui plus est, «floutée» par une importante
érosion du pouvoir d'achat que les
dernières augmentations de salaires, rattrapées
d'une part par la flambée, localement,
des produits de large consommation
et d'autre part, par l'envolée des
denrées alimentaires à l'échelle mondiale.
Dans un tout autre registre, et en
dépit de ses appels incessants, mais que
certains membres du gouvernement et
autres cadres supérieurs de l'Etat ont
tendance à confondre avec des «suppliques
», l'Algérie qui dispose d'énormes
liquidités constituant autant de gages
sur sa solvabilité, ne parvient pas à drainer
d'investisseurs « consistants », si l'on
exceptait les importateurs du « prêt à
consommer » ou les quelques entreprises
étrangères impliquées dans les
travaux publics ou encore le bâtiment et
dont la présence dans le pays est limitée
dans le temps tout autant que les
emplois qu'elles… offrent.
D'ailleurs, de l'avis d'analystes et
commentateurs politiques, le dernier
mouvement dans le corps des walis,
décidé par le président Bouteflika même
s'il annonce un large remaniement du
gouvernement se veut surtout une tentative
de redynamisation des projets soit
en « dormance» soit à lancer et à achever
dans les plus brefs délais. En tout état
de cause dans moins d'une année. Ceci
permettra au président de la République
, pas seulement dans un souci électoraliste,
bien que celui-ci ne doit pas être
négligé, d'être au rendez-vous de ses
engagements avec les citoyens auxquels
il demeure lié par un contrat moral qu'il
tient à honorer, en dépit des blocages et
autres « fuites en avant» de certains gestionnaires
que la réussite du plan de
relance économique semble gêner au
plus haut point…
Certaines sources qui ont eu à commenter
la mesure portant mouvement
dans le corps des walis n'ont pas manqué
de s'interroger sur les circonstances
dans lesquelles s'est faite l'affectation,
notamment, du wali de Chlef à la tête de
la wilaya de Annaba que l'on a assimilée
à une promotion, même si elle aurait été
décidée pour contribuer à apaiser les
esprits en ménageant «le chou et la
chèvre », surtout que Ghazi, désormais
ex-wali de Chlef a été concerné par une
mesure « de fin de fonction», voilà
quelques années déjà, exactement en
août 1999, lorsqu'il était wali de
Constantine, prise, à l'endroit de nombreux
walis à l'époque, par le président
Bouteflika, au tout début de son premier
mandat pour des raisons, disait-on alors,
liées à l'inconséquence et l'absence de
maîtrise dans la gestion…
«J'ai été élu sur la base d'un programme
de transformation d'une vaste portée
qui touche aux aspects institutionnels,
aux méthodes de gestion, à la libération
des énergies et des initiatives», a régulièrement
tenu à souligner le Président
Bouteflika dans ses interviews et entretiens
accordés à la presse, mais à une
année d'une nouvelle mandature, le prébilan
que s'exercent à établir soutiens et
opposants, bien que précoce, cultive les
divergences et attise les contradictions.
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K. Naceur |
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NOUVELLE ENVOLÉE DU PRIX DU PÉTROLE
La barre des 125 dollars franchie |
Le pétrole a franchi hier, à New
York, la barre des 125 dollars le
baril battant un nouveau record.
Les pays consommateurs accusent
l'Opep de ne pas «sérieusement se préoccuper
de la situation». La veille, les
médias occidentaux citaient le secrétaire
général de l'organisation, Abdullah
Badri qui affirmait que «les marchés
mondiaux étaient suffisamment approvisionnés
». Il a ajouté que «la position de
l'Opep selon laquelle la volatilité des
cours du baril est uniquement due à des
facteurs propres aux marchés financiers
et à l'arrivée en masse de fonds spéculatifs
sur les marchés pétroliers». Une
autre source au sein de l'organisation
estimait que « l'Opep pourrait procéder
à des consultations avant la réunion du
9 septembre prochain à Vienne sur une
éventuelle hausse de la production si les
cours continuaient de monter». «De mon
point de vue, une hausse devrait dépasser
les 500.000 barils par jour pour avoir
un impact sur le prix», a dit le responsable.
Un expert britannique relevait pour
sa part, que «les exportations de l'Opep,
hors Angola et Equateur, augmenteront
de 220.000 barils par jour sur la période
de quatre semaines au 24 mai en raison
de la demande asiatique et d'une reprise
des exportations nigérianes après une
grève qui a sévèrement immobilisé la
production ». Le Brent livrable en juin a
monté à 124,36 dollars après un pic de
124,44, rapportaient les médias pour
qui « cette nouvelle poussée des cours
du brut s'explique généralement par une
forte demande, notamment de pays
émergents comme la Chine, et par un
dollar faible». Selon l'agence internationale
de l'énergie, «le brut ajusté de l'inflation,
dépasse maintenant son pic de
101,70 dollars atteint en avril 1980, un
an après la Révolution iranienne».
La spéculation intense est à l'origine
de la flambée. «Les fonds investissent en
masse le marché des matières premières
pour y réaliser de juteux bénéfices en
cette période de flambée inflationniste
des prix de l'énergie et des produits alimentaires
», estiment les experts. «La
hausse du brut américain s'est accélérée
à la suite de la baisse des stocks de distillats
aux USA», qui « ont diminué de
100.000 barils la semaine passée alors
que l'on attendait au contraire une hausse
de 800.000 barils ». Selon un consultant
en énergie à Singapour, «le marché
du pétrole est actuellement ouvertement
orienté à la hausse, et la prochaine cible
est le seuil des 125 dollars ».
Ce qui est déjà arrivé. Des experts
occidentaux n'écartent pas que le pétrole
franchisse le seuil jamais pensé des
200 dollars. Différents facteurs laissent à
penser que cette barre va être atteinte
dans les prochains mois, notamment si
le dollar poursuit son déclin face à la
monnaie européenne.
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Adel H. |
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PRIVATISATION DES ENTREPRISES PUBLIQUES
Plus de 18 000 emplois seront créés, selon Temmar |
« Le préservation des emplois
dans les entreprises concernées
par la privatisation constitue
«une condition sine qua non
pour la privatisation », a
affirmé Hamid Temmar…
Tout baigne dans l’huile. Le processus
de privatisation mené
tambour battant par les pouvoirs
publics va bien. Tout marche normalement.
Le ministre de l’Industrie et de la
Promotion des investissements, Hamid
Temmar, est plus que confiant. Il n’a
pas omis de le souligner, jeudi, à l’APN,
devant les élus du peuple. Pour lui, il
n’est pas question de faire marche arrière.
Les résultats sont encourageants.
Chiffres à l’appui, l’orateur fera savoir,
en matière d’emploi, que les programmes
présentés par les nouveaux
acquéreurs d’entreprises publiques privatisées
permettront prochainement la
création de 18 300 nouveaux emplois.
Et ce n’est pas tout, le ministre a indiqué
que le processus a permis le maintien
de
36 500 postes et l’octroi d’indemnisations
à 2 475 employés dans le cadre du
départ volontaire. Dans ce sens, Hamid
Temmar est catégorique en réaffirmant
que le maintien des travailleurs au sein
des entreprises concernées par la privatisation
constitue «une condition sine
qua non pour la privatisation». La «campagne
» de sensibilisation du ministre de
l’Industrie ne s’est pas limitée uniquement
à ces arguments. L’intervenant a
mis l’accent, également, pour
convaincre les députés à l’Assemblée
populaire nationale du bien-fondé de la
politique de privatisation initiée par
l’Etat, entre autres, le taux des investissements
engagés par les opérateurs.
Celui-ci s’élève, selon lui, à 871 milliards
de dinars. En revanche, 44 milliards
de dinars de dettes, contractées
par des entreprises publiques, entre
2003 et fin 2007, ont été remboursées
par les acquéreurs de ces entreprises
dans le cadre de la privatisation. Cette
opération a également permis, dira-t-il,
le transfert de 176 281 m2 des excédents
des actifs immobiliers des entreprises
concernées par la privatisation,
dont la gestion a été confiée, par le
conseil des participations de l’Etat
(CPE), à l’Agence nationale de l’intermédiation
et de régulation immobilière,
qui les a proposés aux investisseurs intéressés,
dans le cadre de ventes aux
enchères. Selon le précurseur des privatisations
algériennes, les entreprises privatisées,
soit un taux de17%, sont celles
ayant connu des difficultés dans l’application
des résolutions et des cahiers des
charges du CPE.
Temmar a, en outre, affirmé que
«toutes les entreprises ont réussi à préserver
leurs activités après leur privatisation.
Convié, enfin, à présenter le bilan
des privatisations durant la période
allant de 2003 à 2007, le représentant
du gouvernement indiquera que 417
entreprises publiques ont été privatisées,
dont 192 l’ont été à 100% et 33 à plus
de 50 % de leur capital. Quant aux 11
autres, leur capital a été privatisé à
moins de 50%.
Le même bilan souligne que les
employés de 69 entreprises, à travers
tout le territoire national, ont bénéficié
de la cession de leurs entreprises qui ont
été proposées à la privatisation et que 29
entreprises s’inscrivent dans le cadre
d’une joint-venture et que les actifs de
83 autres entreprises ont été vendus. En
2007, le conseil des participations de
l’Etat (CPE) a approuvé la dissolution
de 4 entreprises publiques et le transfert
de leurs actifs aux sociétés de gestion
des participations (SGP) concernées,
dira le ministre, en précisant que les
entreprises dissoutes étaient toutes à
caractère commercial.
|
Amokrane Hamiche |
|
INVESTISSEMENTS ARABES
De grands projets attendus |
Les investissements arabes en
Algérie, s’avèrent être un objectif
stratégique de l’Etat algérien qui
semble décidé à mettre les bouchées
doubles pour enlever toutes les
contraintes liées aux difficultés rencontrées
par ces derniers sur le terrain. Le
récent périple de Bouteflika dans les
pays du Golfe a-t-il pour effet de se
tourner vers « ces pays frères » autrefois
marginalisés ? Avant de s’étaler, chiffres
à l’appui sur le volume des investissements
directs (IDE) arabes en Algérie
qui ont atteint 524 milliards de dinars
pour la période 2001-2007 pour un total
de 264 projets, le ministre de l’Industrie
et de la Promotion des investissements
Hamid Temmar, a tenu à démentir l’affirmation
selon laquelle il existe des obstacles
entravant ces derniers de s’établir
dans le pays contrairement aux investissements
occidentaux pour lesquels on «
déroule le tapis rouge ». Chose qui,
selon les craintes d’un député, pourrait
pousser de potentiels investisseurs
arabes à transférer leurs investissements
dans les pays voisins. « Il y a un retard
et non des obstacles », a affirmé le
représentant du gouvernement. Un
retard dû, notamment à l’absence d’un
marché financier et la complexité du
système bancaire local. « La loi sur l’investissement
en vigueur est unique et
applicable à tous les opérateurs économiques,
elle consacre le principe de
non- distinction entre les investisseurs
», a-t-il poursuivi. Pour le ministre, ils
sont au contraire les bienvenus surtout
ceux entrant dans le cadre de la stratégie
nationale. Pour preuve, un nombre
important d’investissements arabes font
actuellement l’objet de négociations
notamment avec le groupe émirati «
Emmar » qui envisage de réaliser plusieurs
projets dont l’aménagement de la
baie d’Alger ou encore « la cité de la
santé » à Staouéli en partenariat avec
l’Algérie conformément au mémorandum
signé en mars dernier entre le
groupe et le ministère de l’Industrie et
de la Promotion des investissements.
Hamid Temmar, tout en rappelant la
détermination des pouvoirs publics à
poursuivre les efforts visant à asseoir un
climat favorable en vue d’attirer davantage
d’IDE, souhaite voir les investissements
arabes s’orienter à court terme
vers le secteur de l’industrie et de la
pétrochimie, alors qu’ils étaient basés
essentiellement sur la téléphonie mobile,
les médicaments et les matériaux de
construction. Il est d’ailleurs prévu selon
l’ANDI (Agence nationale de développement
et de l’investissement) une
hausse des investissements arabes pour
les années à venir qui pourraient
atteindre 19 milliards de dinars pour la
seule année 2008. L’Egypte vient en tête
des investissements arabes avec 136 milliards
de dinars pour 27 projets, suivie
du Koweït avec 98 milliards (2 projets)
et des Emirats arabes unis avec 76 milliards
(5 projets). Ce volume ne comprend
pas, selon le représentant du gouvernement,
les grands projets en cours
de préparation (communications, tourisme,
habitat…). Quant aux IDE non
arabes, ils s’élèvent pour la même période,
selon Temmar, à 342 milliards de
dinars pour 367 projets. L’Etat est allé à
travers d’autres « mesures incitatives »,
jusqu’à l’augmentation de la durée de
concession de 20 ans à 99 ans renouvelables
sur les terrains destinés à l’investissement
qui contribueront, selon le
texte de loi, « à alléger les charges financières
des investisseurs et à garantir
davantage de stabilité aux projets d’investissement
»
|
Saïd Mekla |
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CHAKIB KHELIL À WASHINGTON
Appel aux hommes
d’affaires américains |
Le ministre de l'Energie et des
Mines, Chakib Khelil, qui participe
depuis mercredi dernier aux travaux
du 3e Forum économique arabo-américain
à Washington, a appelé les hommes
d'affaires américains à saisir les opportunités
d’investissement qui leur sont offertes
par l'Algérie. Ce forum économique écvonomique
de Washington a pour objectif de
promouvoir la coopération économique
entre les pays arabes et les Etats-Unis, en
consolidant les relations de partenariat déjà
existantes.
«L'économie algérienne est, aujourd'hui, en
plein renouveau avec un énorme potentiel
de croissance, notamment dans le secteur
de l'industrie », a rassuré encore Chakib
Khelil lors du discours qu’il a prononcé
jeudi au 3e Forum économique dont les
travaux se sont clôturés hier, à
Washignoton.
Ce Forum se veut d’ailleurs une rencontre
permettant de « resserrer » les liens économiques
entre les Etats-Unis et le monde
arabe. Aussi, il a été question, indique-ton,
des moyens de développement des
échanges économiques entre les deux parties,
compte tenu des potentialités et « performances
» économiques et financières de
l’Algérie.
Les performances réalisées par l'Algérie sur
le plan des indicateurs macro-économiques
et financiers qui, selon le ministre, sont au
vert, se traduisent par une dette extérieure
extrêmement réduite, une inflation faible et
un niveau confortable des réserves de
change, confortant ainsi les perspectives
d'une croissance soutenue à moyen terme.
« L'Algérie a retrouvé sa stabilité et s'est
ancrée désormais dans le cycle de croissance
», a expliqué Chakib Khelil aux investisseurs
américains non sans «flatter» les
compagnies américaines qui sont dans une
« position favorable pour investir en
Algérie, où elles ont déjà une expérience.
L'expérience des sociétés américaines dans
notre pays Algérie s’illustre, d’autre part,
non seulement dans le domaine des hydrocarbures
mais également dans d'autres secteurs
d'activité comme le dessalement
d'eau de mer. Le ministre de l’Energie a
également mis en évidence les avantages
comparatifs offerts par l'économie nationale
aux investisseurs étrangers en citant,
entre autres, la disponibilité des hydrocarbures
ainsi que la main- d’oeuvre jeune et
qualifiée. Rien que pour la croissance économique,
le ministre a fait aussi part du «
vaste programme » engagé par le gouvernement
algérien en vue d'accélérer la cadence
de la croissance économique et le développement,
expliquant que ce plan repose
sur l'amélioration de la législation, condition
sine qua non pour consolider l'économie
de marché et promouvoir les investissements
publics.
Au-delà des objectifs assignés à ce Forum,
Chakib Khelil a brossé un tableau de l’état
de l'économie algérienne en mettant particulièrement
l'accent sur l'investissement
dans le secteur de l'énergie et des mines.
Outre les questions économiques, le
Forum a été également une tribune pour
soulever les problématiques ayant trait à la
politique, à la culture et à la société.
Ce Forum oeuvre à promouvoir la coopération
économique entre les pays arabes et
les Etats-Unis, en se donnant comme
objectif de renforcer les relations de partenariat
déjà existantes, et d'établir de nouveaux
accords et conventions.
Mis sous l’égide du comité américain des
affaires économiques (Ameeac), avec le
concours de la Ligue arabe, le Forum a
regroupé, en plus des hommes d'affaires
arabes et américains,de hauts responsables
politiques des deux parties.
En Algérie, force est de constater que la
corruption qui gangrène presque tous les
secteurs d’activité, constitue la pierre
d’achoppement qui ralentit le décollage de
l’économie nationale.
Sujet tabou pour certains, question épineuse
pour d’autres, la corruption et le pourrissement
qui en résultent, se présentent
souvent comme un repoussoir devant les
investisseurs étrangers.
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Yazid Madi |
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SYNDICAT ALGÉRIEN DES PSYCHOLOGUES
Sit-in hebdomadaire à partir du 20 mai |
Le Syndicat national
algérien des psychologues
(Snapsy) a décidé
d’organiser des sit-in
hebdomadaires, à partir
du 20 mai prochain,
devant la direction
générale de la Fonction
publique.
Cette décision a été adoptée à
l’issue d’une assemblée générale
extraordinaire des psychologues
praticiens relevant des différents
secteurs de la fonction publique, tenue
jeudi dernier à l’hôpital Mustapha
Pacha d’Alger.
A travers cette «décision souveraine»,
dont l’application est « conforme à la loi
en vigueur », les psychologues praticiens
dénoncent «la violation par les pouvoirs
publics du principe d’égalité dans le
classement des qualifications et des
diplômes nationaux». Il s’agit essentiellement,
explique-t-il, «des différences
inacceptables dans le classement catégoriel
des fonctionnaires ayant le même
diplôme national de licence (bac +4)».
Ainsi, le syndicat des psychologues, qui
considère que ses revendications «pressantes
et légitimes», appelle les pouvoirs
publics à se conformer au standard
international en matière de bonnes pratiques
psychologiques qui stipule que «
dans le cadre de la mise en place du système
LMD dans la nouvelle grille des
salaires, l’usage de titre de psychologue
avec une licence Bac+3 constitue une
usurpation du titre de psychologue et
que seul le diplôme de Master (Bac+5)
et le doctorat (Bac+8) permet l’usage de
ce titre afin d’assurer une qualité de
soins psychologiques et garantir la protection
de l’usager». Toujours dans le
même contexte, les psychologues praticiens
réaffirment leur attachement à la
classification à partir de la catégorie 13
en assurant une évolution de carrière
jusqu’au doctorat de la 1ère subdivision
hors catégorie.
Enfin, le Snapsy, qui privilègie le dialogue,
s’élève contre «les menaces qui
planent sur l’exercice de la profession et
sur la formation et signale aux pouvoirs
publics sa volonté d’être réellement
associés aux décisions concernant les
psychologues praticiens».
L’assemblée générale des psychologues
a regroupé les psychologues praticiens
au niveau de la santé publique,
solidarité nationale, jeunesse et sports,
éducation nationale… Cette réunion
intervient, souligne le Snapsy, suite à
l’examen des décisions de la commission
ad hoc constituée des représentants
de la fonction publique, du ministère
des Finances et des départements d’activités,
et qui a statué sur la question du
statut particulier des psychologues.
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Fatiha Arab |
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| Près de 1 500 décès par an |
Suite de la page Une
Selon les spécialistes, si le cancer
est dépisté à temps, la femme
peut être sauvée. Alors que dans
les pays industrialisés le taux de mortalité
a été réduit de 70% , notamment par
le fréquent recours au frottis, l’Algérie
est encore à la traîne, estiment les spécialistes.
Dans cette optique, un gynécologue
voulant garder l’anonymat a affirmé que
« plus de 90% des décès liés au cancer
du col de l’utérus pourraient être évités
grâce à un meilleur dépistage. »
Le constat n’est pas reluisant et,
hélas, inquiétant. Les spécialistes n’approuvent
plus cette méfiance de la part
des femmes qui n’arrivent plus à se
prendre en main. Il est l’heure de faire
des campagnes de sensibilisation aux
quatre coins du pays. Des morts qui
pouvaient bien avoir une meilleure vie,
mais hélas, qui n’est plus possible et un
destin pas facile pour ces milliers de
femmes. Cette maladie cause de grands
ravages dans les régions isolées, estime
le gynécologue. Malgré l’avancée de la
science et les résultats satisfaisants qui
ont été enregistrés dans la prévention et
la lutte contre cette maladie, le nombre
de décès n’arrive toujours pas à diminuer.
«Aujourd’hui, certaines femmes
viennent effectuer des frottis dans notre
service mais ce n’est toujours pas suffisant.
Sachant que cette pratique peut
bien se faire chez un gynécologue à tout
âge», a indiqué le gynécologue.
Les spécialistes distinguent aujourd'hui
deux types de prévention du cancer
du col de l'utérus : une prévention
primaire par la vaccination qui permet
de protéger les femmes des papillomavirus
les plus oncogènes (responsable de
près de 75% des cancers du col de l'utérus);
une prévention secondaire qui permet
de détecter grâce à des frottis de
dépistage la présence de cellules anormales
dues aux papillomavirus humains.
Il faut savoir que les vaccins sont efficaces,
seulement il est nécessaire de
continuer à pratiquer des frottis de
dépistage, car les femmes peuvent avoir
été infectées avant la vaccination et
parce que les vaccins ne protègent pas
contre tous les cancers du col. Le vaccin
ne doit pas se substituer au dépistage
par frottis.
Qu’en est-il du cancer
du col de l’utérus ?
Ce cancer se forme dans les cellules
du col de l’utérus, la partie étroite et
inférieure de l’utérus. Il s’agit du passage
reliant l’utérus au vagin. Le col de
l’utérus fait partie de l’appareil reproducteur
féminin. Il produit le mucus
qui, à certains moments, peut faciliter le
déplacement des spermatozoïdes entre
le vagin et l’utérus, et à d’autres, les
empêcher d’entrer dans l’utérus. Avant
de devenir cancéreuses, les cellules du
col de l’utérus subissent des changements
et deviennent anormales. Il s’agit
d’un état cancéreux, appelé dysplasie du
col de l’utérus. La dysplasie du col de
l’utérus n’est pas un cancer. Cet état
précancéreux, qui n’est pas rare, peut
toutefois évoluer vers un cancer en l’absence
de traitement. Il faut savoir que la
plupart des femmes qui présentent une
dysplasie ne développeront pas un cancer
du col de l’utérus.
Contrairement à la plupart des autres
cancers, le cancer du col de l'utérus est
dû à un virus. Ce cancer gynécologique
est dû exclusivement à l'infection par le
papillomavirus humain. Actuellement,
la prévention du cancer du col de l'utérus
passe essentiellement par la prévention
des infections sexuellement transmissibles
(préservatifs, examens pour le
partenaire) et surtout par le frottis cervical
chez la femme. Dans ce contexte, la
vaccination, des jeunes notamment, fait
encore l’objet d’un grand débat parmi
les différentes tranches spécialisées et
sociales.
Par ailleurs, il ne faut pas occulter les
différentes maladies et autres infections
sexuellement transmissibles, elles aussi
sont de plus en plus présentes dans
notre pays et engendrent des milliers de
morts chaque année, estiment les spécialistes.
Selon les dernières statistiques,
plusieurs infections sont répandues,
notamment la syphilis, qui fait des
ravages ces derniers temps en Algérie.
Actuellement, les spécialistes affirment
que toutes les femmes doivent être vaccinées,
notamment les jeunes filles, et ce
sujet engendre un débat sans précédant
dans plusieurs couches sociales algériennes.
Enfin, des campagnes de sensibilisation
de la population, notamment
auprès des jeunes, doivent se faire sans
tabou ni complexe en milieu scolaire et
hospitalier en opposition à cette situation
plus qu’inquiétante.
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Hakima Smail |
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PARAMÉDICAUX
Enfin un statut
particulier |
«Le projet du statut particulier des
paramédicaux est enfin finalisé, selon
une architecture du système LMD et
déposé auprès de la direction générale
de la fonction publique.» C’est ce qu’a
déclaré le syndicat algérien des paramédicaux
(SAP) dans un communiqué,
rendu public, hier, pour informer
l’ensemble du personnel de cette corporation.
Cette mouture, selon le communiqué,
a pris en charge les propositions
émises par le SAP, a été sanctionnée
par un PV et signée conjointement
par les représentants du syndicat et le
ministère de la Santé. Ainsi, ce document
stipule que les paramédicaux
appartenant aux corps et grades prévus
par le décret 91-107, sont intégrés et
reclassés à la catégorie 11 à la date
d’effet du projet du statut particulier,
les paramédicaux principaux seront
intégrés dans le corps paramédical spécialisé
selon les conditions définies
dans le projet particulier et bénéficieront
de la catégorie 12. Ce statut permettra
l’évolution de carrière des paramédicaux
dans le système LMD. Par
ailleurs, le SAP, qui appelle à l’application
du statut particulier dans des
délais fixés, se déclare satisfait de la
finalisation de ce projet et souhaite que
cet acquis historique renforce plus que
jamais les rangs des paramédicaux
pour aller de l’avant et rester mobilisés
de façon permanente.
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F. A. |
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SAIDA
Une école pour
jeunes non-voyants |
Une école spécialisée pour jeunes nonvoyants
a été inaugurée dans la commune
de Aïn Lahdjar, située à sept km
de Saïda, à l'occasion de la visite dans
la wilaya du ministre de la Solidarité
nationale, Djamel Ould Abbès. Cet établissement,
réalisé dans le cadre du
programme des Hauts Plateaux pour
un montant de 44 millions de DA, est
appelé à accueillir 80 jeunes nonvoyants
qui disposeront, sur place, de
toutes les commodités nécessaires et
adaptées. Ould Abbès a affirmé à cette
occasion, que l'Etat algérien "accorde
une grande importance à la prise en
charge des handicapés et inadaptés",
signalant que l'Algérie "est le seul pays
arabe à disposer de 18 centres spéciaux
pour jeunes non-voyants comprenant
des bibliothèques en braille et
l'Internet en braille". Le ministre a présidé
une cérémonie de distribution de
15 locaux professionnels au profit de
jeunes des communes de Aïn Lahdjar,
Sidi Ahmed et Dhoui Thabet. Il a suivi
dans ce contexte un compte-rendu de
la directrice de l'emploi sur la situation
du " programme des 100 locaux par
commune de la wilaya de Saïda" qui a
bénéficié d'une enveloppe de 870 millions
de DA pour la construction de
1600 locaux. 522 locaux ont été achevés
au niveau des 16 communes de la
wilaya, alors que les travaux se déroulent
à "un bon rythme " pour les 1078
restants.
Ould Abbès a assisté, par ailleurs, à
une partie des cérémonies commémoratives
du 63ème anniversaire des massacres
du 8 mai 1945 et rendu visite au
moudjahid Othmani Hamadouche, l'un
des six condamnés à mort par les autorités
coloniales. Au complexe sportif du
"13 Avril 1958" le ministre de la
Solidarité nationale a procédé à la distribution
de trois minibus au profit des
communes de Tircine, El Maâmoura et
de l'équipe " Hawaâ " de handball qui
a réalisé de bons résultats durant la saison
écoulée. |
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