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LUTTE CONTRE LA CORRUPTION, RÉGULATION DU MARCHÉ ET ENSEIGNEMENT
Les solutions de Louisa Hanoune |
Le dossier de la corruption qui a
atteint les plus grandes entreprises
de l’État ne cesse de susciter
des réactions des personnalités
politiques. «On ne peut pas
combattre la corruption qui
régnait en Algérie depuis
l’Indépendance, avec les politiques
et les institutions qui l’ont
engendrée», a déclaré Louisa
Hanoune, secrétaire générale du
parti des Travailleurs, lors d’une
conférence de presse qu’elle a
animée, hier, au siège de son
parti à Alger, qualifiant à l’occasion
d’injuste le maintien du
secrétaire général des travaux
publics en détention préventive
plus de 4 mois puisque, selon
ses dires, son dossier est vide.
«L’affaire de Sonatrach est
une catastrophe et le
marché du gré à gré est
un danger pour les prérogatives de l’État
», a-t-elle ajouté.
Sur un autre plan, le Parti de
Travailleurs (PT) a réitéré son soutien
aux mouvements de grève mené par les
travailleurs de la Fonction publique
notamment la protestation du Syndicat
national des praticiens de la santé
publique. «Nous soutenons les mouvements
de protestation, l’indépendance
des organisations syndicales et le droit
de grève», a soutenu la leader du PT.
Elle a, par ailleurs, dénoncé le mutisme
de la tutelle à l’égard des travailleurs de
la santé considérant leurs revendications
comme étant légitimes. Selon Louisa
Hanoune ce mutisme ne peut être expliqué
que par «des raisons politiciennes
du gouvernement laissant une grève de
deux mois dans l’impasse». Elle a en
outre, interpellé le Premier ministre afin
de mettre fin à la pagaille régnant dans
le secteur de la santé en adoptant un
dialogue sincère permettant de prendre
en charge les doléances des grévistes.
Elle a, en revanche, mis en garde les syndicalistes
des éventuels désaccords qui
pourraient survenir, s’appuyant sur le
cas des syndicats de l’éducation qui ont
connu des brouilles, et ce, bien que leurs
revendications soient les mêmes.
Abordant la politique nationale d’enseignement
supérieur, la secrétaire générale
du PT n’a pas omis de mettre en
exergue les préjudices engendrés par
l’application du système LMD soutenant
de ce fait, le retour au système classique
dans l’enseignement supérieur
réclamé par les étudiants. Dans cette
perspective «10 000 signatures contre
le système LMD ont déjà été rassemblées
», annonce t-elle.
Mme Hanoune est revenue aussi sur
les activités de son parti indiquant que
la commission chargée de l’évaluation
du travail des élus aura lieu samedi prochain
tout en se montrant satisfaite des
réactions des élus du PT sur le terrain.
«Le PT est le seul parti qui investit le
terrain, propose des solutions substitutives
pour les problèmes qui surgissent
notamment ceux qui relèvent de l’économie
», a-t-elle estimé, plaidant en
faveur de l’application de l’échelle mobile
des salaires et des primes en fonction
de la réalité des prix du marché. Afin de
mettre fin aux souffrances de la population
qui se plaint quotidiennement de la
cherté de la vie, la secrétaire générale du
PT suggère, en plus du plafonnement
des produits à large consommation,
l’ouverture des offices pouvant réguler
le marché et mettre un terme à la spéculation
dont les citoyens sont victimes.
Elle a proposé, entre autres, le retour
aux bons d’achats donnant la priorité
aux produits nationaux pour instaurer
réellement la politique de la mercuriale
en Algérie. «L’État doit avoir le monopole
sur le commerce intérieur», a-t-elle
souligné. Concernant le commerce extérieur
notamment les relations avec
l’Union européenne, en plus de la réciprocité
sur le plan sécuritaire, Louisa
Hanoune a plaidé pour la réciprocité
dans les relations commerciales.
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Djedjiga Rahmani
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11E CONGRÈS DE L’UNION DE WILAYA DE L’UGTA DE BÉJAÏA
Des dossiers chauds au menu |
C’est ce jeudi que se tiendra le
11e congrès de l’Union de
wilaya de l’UGTA avec la
participation de 120 congressistes élus
au prorata du nombre d’adhérents au
niveau des cinq unions locales.
Il est vrai que tous les secteurs seront
représentés durant ces assises wilayales
mais il n’en demeure pas moins que
c’est le secteur de l’éducation qui aura la
part du lion avec la participation de 44
délégués, soit un tiers du nombre des
congressistes.
Deux candidats sont en course pour
ce poste de secrétaire général de l’UW, il
s’agit du secrétaire général sortant,
Boubalou Fatah et de Louhab
Khoulalen membre de la Fédération
nationale de l’éducation (FNTE).
La commission exécutive sera composée
de 55 membres d’où seront issus
les cinq ou sept (la décision sera prise
lors du congrès, ndlr), qui dirigeront, à
partir de ce jeudi, le secrétariat de la
nouvelle Union de l’UGTA.
Ceci est le côté technique du déroulement
de ces assises de jeudi qui se
tiendront à la salle du complexe Jute de
Béjaïa.
Quant à l’autre côté d’aucuns qualifieront
de chaud, la nouvelle équipe,
qui sera connue, à coup sûr tard dans la
nuit de ce jeudi, sera appelée à gérer
plusieurs dossiers relatifs aux entreprises
publiques économiques qui sont depuis
des lustres en difficulté ainsi que l’épineux
problème lié aux suspensions dont
sont victimes des syndicalistes de
l’UGTA au sein de certains organismes
comme la Protection civile et l’ex-STVB
ainsi que ceux du complexe IFRI spécialisé
dans la fabrication de l’eau minérale
et différentes boissons non alcoolisées.
Toujours par rapport à ce dossier
économique, le nouveau secrétariat sera
aussi appelé à déterrer d’autres dossiers
pratiquement mis aux oubliettes pendant
plusieurs années pour des raisons
qui demeurent floues.
En effet, certaines entreprises
publiques économiques ont subi une
véritable mort programmée à cause de
la mauvaise gestion décriée à maintes
reprises par des syndicalistes aujourd’hui
à la rue. C’est le cas de l’ex-entreprise
des travaux de viabilisation
(STVB) qui était victime, selon des
sources bien au fait de cette affaire et
preuves à l’appui, d’un véritable bradage
sans que les autorités de l’époque ou
celles d’aujourd’hui n’aillent jusqu’à
déclencher une enquête pour tirer au
clair une affaire considérée comme étant
un crime économique.
Le point lié au réel poids de l’UGTA
au sein de la Fonction publique sera
également débattu lors de cette rencontre
de jeudi.
Avec l’émergence des syndicats autonomes
qui ont presque la mainmise sur
ce secteur de la Fonction publique, les
membres de l’UGTA au niveau local
auront ainsi à faire le constat faisant état
d’un tel recul et éventuellement proposer
des solutions à même de s’y replacer.
Un pari difficile à réaliser ? Les cinq
années à venir nous le diront !
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Boubekeur Amrani
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BOUMERDÈS
Les travailleurs
de l’ex-EPLF en
grève illimitée ! |
Les travailleurs de la
filiale VRD PLUS ne
décolèrent pas. Ils sont
revenus, hier à la charge en
déclenchant un mouvement de
grève illimitée devant le siège de
la direction. Ces derniers sont
exacerbés par les responsables
concernés lesquels n’ont daigné
régler leur problème qui
traîne depuis des mois. En effet,
les centaines de travailleurs de
cette unité ne savent plus à quel
saint se vouer pour trouver une
solution à leur calvaire qui dure
depuis plusieurs mois. À ce jour,
ces derniers sont sans salaire
depuis plus de 4 mois. Ils sont
logés à la même enseigne que
leurs collègues de la filiale
MCCES lesquels ne sont pas
aussi payés depuis longtemps.
Le dernier rassemblement
remonte à moins d’un mois
quand ils ont initié un mouvement
de protestation pour exiger
le payement de leurs arriérés
de salaires. La direction
générale qui s’est engagée à les
aider en leur versant une partie
des salaires n’a pas tenu ses promesse
s’insurgent les protestataires.
Il faut noter que plus
de 700 travailleurs des deux
filiales ne relèvent plus de
l’entreprise EPLF, après la dissolution
qui a été prononcée par
les pouvoirs publics. Ils relèvent
désormais de Sogecor, laquelle
entreprise n’arrive pas à amorcer
la rentabilité souhaitée et
répondre ainsi à l’attente des
centaines de travailleurs. Ces
deux entreprises sensées
prendre en charge les travailleurs
des deux filiales se
rejettent la balle. L’EPLF qui est
l’entreprise mère dégage sa responsabilité
suite à la dissolution,
alors que Sogecor à laquelle
devrait désormais dépendre ces
deux filiales se trouve en phase
de restructuration et d’établissement
des statuts argumente-ton.
Ainsi les travailleurs se trouvent
ballottés et laissés pour
compte. Cet état de fait a engendré
beaucoup de difficultés aux
centaines de salariés qui se trouvent
réduit à la misère. «Nous
ne pouvons plus subvenir aux
besoins de nos enfants, le salaire
est la seule source de nos revenus
», se plaignent les protestataires.
Les travailleurs de la
filiale VRD PLUS n’ont pas
trouvé d’échos à leur doléance
pourtant exprimée depuis plusieurs
mois. À chaque fois,
c’est le même refrain qui est
avancé par les responsables,
lequel est fait de promesses non
tenues, s’insurgent les manifestants.
Hier, les centaines de
travailleurs ont mis en exécution
leur menace de grève illimitée
en organisant un rassemblement
devant le siège de la direction.
Ils lancent un appel de détresse
aux pouvoirs publics pour
répondre favorablement à leur
situation qui ne cesse de se
détériorer. « Nous vivons dans
la misère depuis la dissolution»,
s’inquiètent-ils. Toutefois les
manifestants qui sont en grève
illimitée menacent de poursuivre
leur mouvement de protestation
jusqu’au payement
de leurs arriérés de salaires.
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B. Khider
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NOUVELLES MESURES RÉPRESSIVES DU CODE DE LA ROUTE
Chauffards, gare à vous ! |
Désormais, les amendes
coûteront bien plus cher
qu'avant. Pour un simple oubli
d'attacher sa ceinture de sécurité
ou l'usage de son téléphone
portable au volant,
l'automobiliste devra s'acquitter
d'une amende variant entre
2 000 et 4 000 DA. Les
infractions au Code de la route
sont réparties désormais en
quatre catégories avec le risque
d'une peine de prison allant
jusqu'à 10 ans et une amende
jusqu'à 100 millions de
centimes.
Plusieurs éléments sont pris en
considération. À signaler également
qu'en cas d'infraction, le
permis sera retiré pour une durée de dix
jours. Passé ce délai, si l'amende forfaitaire
n'est pas payée, elle sera surélevée
et le permis suspendu pour deux mois.
De ce fait, les contraventions classées au
1er degré coûteront de 2 000 à 2 500
DA aux automobilistes. Ces infractions
concernent le défaut d'éclairage, de
signalisation et de freinage des cycles,
l'usage d'un dispositif ou d'un équipement
de véhicule non conforme ou une
non-présentation des documents de
bord du véhicule ainsi que le permis de
conduire et ou le brevet professionnel.
Quant aux contraventions du 2ème
degré, soumises à des amendes forfaitaires
de 2 000 à 3 000 DA, elles portent
sur la réduction anormale de la vitesse,
sans raison impérieuse, de nature à
diminuer la fluidité du trafic, le non-respect
des règles de l'emploi des dispositifs
sonores, le non-respect des règles relatives
aux plaques d'immatriculation, des
équipements et de la signalisation des
transports exceptionnels, ainsi que les
indicateurs de vitesse. Le non-respect
des règles de circulation sur les chaussées,
voies, pistes, bandes, trottoirs ou
accotement réservés à la circulation des
véhicules de transport en commun et
autres véhicules spécialement autorisés
et à la circulation des piétons ou l'empiètement
d'une ligne continue sont également
épinglés. Les contraventions du
3ème degré, amendes forfaitaires de
2 000 à 4 000 DA, coûtent à l'automobiliste,
quant à elles, un retrait du permis
de conduire. Elles s'appliquent en cas
d'arrêt ou stationnement dangereux, circulation
sur les voies ouvertes à la circulation
d'un véhicule à moteur ou remorqué
sans que ce véhicule soit muni des
plaques d'immatriculation, non-respect
de la distance légale entre les véhicules
en mouvement, l'émission de fumées, de
gaz toxiques et de bruits au-delà des
seuils fixés, transport des enfants ayant
moins de dix ans aux places avant, véhicule
en défaut d'équipements permettant
un champ de visibilité.
L'automobiliste risque aussi d'écoper
d'une suspension du permis de conduire
pour une durée de trois mois s'il ne respecte
pas les règles de limitations de
vitesse des véhicules à moteur avec ou
sans remorque ou semi-remorque, se
rapportant à certaines sections de routes
et à chaque catégorie de véhicule ou s'il
viole l'interdiction relatives à la traversée
des voies ferrées établies sur une route.
Par ailleurs, l'usage manuel du téléphone
portable ou l'écoute par les deux
oreilles par apposition du casque
d'écoute radiophonique durant la
conduite lui fera suspendre son permis.
Une suspension qui passe pour une
durée de six mois lorsque l'automobiliste
s'avère coupable de conduite en sens
opposé à la circulation ou de non-respect
des règles relatives aux poids des
véhicules, à la nature, la forme, l'état des
pneumatiques des véhicules à moteur.
La même sanction est appliquée en cas
de non-respect des dispositions relatives
aux intersections de routes et à la priorité
de passage, non-respect des règles
relatives aux freins des véhicules à
moteur et à l'attelage des remorques et
des semi-remorques ou lors de
manoeuvres interdites sur autoroutes et
routes express.
La circulation ou le stationnement
sur la chaussée, la nuit ou par temps de
brouillard, en un lieu dépourvu d'éclairage
public, d'un véhicule sans éclairage
ni signalisation et le franchissement
d'une ligne continue sont passibles aussi
d'une suspension de six mois du permis
de conduire. Enfin, concernant les nouveaux
conducteurs, ils seront sous
contrôle pendant 24 mois avant l'obtention
du permis de conduire définitif. À
la moindre infraction au Code de la
route pendant cette période, dite décisive,
le permis sera simplement annulé.
L'alerte est donc donnée et gare à celui
ou, celle qui tombe entre les filets des
services de sécurité. Espérons seulement
que tout cet arsenal juridique pourrait
enfin mettre un terme au terrorisme
routier.
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Farid Houali
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ACCIDENTS DE LA CIRCULATION
La sensibilisation à elle seule, suffira-t-elle ? |
En dépit du durcissement des
sanctions à l'encontre des chauffards,
les statistiques demeurent
inquiétantes, et même effrayantes.
D'année en année, le bilan des morts
s'alourdit. 11 personnes meurent en
moyenne par jour dans des accidents de
la circulation. Selon un bilan rendu
public par le département des transports
récemment, seulement pour les onze
mois de l'année écoulée 4 282 personnes
sont mortes sur nos routes, soit une augmentation
de plus 200 morts par rapport
à la même période de l'année 2008,
sans parler du nombre de blessés qui
pour la plupart finissent ce qui leur reste
à vivre sur un fauteuil roulant.
Ces données, qui font froid dans le
dos, placent l'Algérie en tête des pays
maghrébins et du monde arabe en
termes de mortalité routière. Ces données
également interpellent au plus haut
niveau les services concernés qui doivent
impérativement asseoir une stratégie
nationale allant du moins dans le
sens de la réduction du nombre d'accidents.
Cette question épineuse du terrorisme
routier était pour une énième fois
en débat, hier, au Centre de presse du
quotidien El Moudjahid. Une rencontre
ayant regroupé des acteurs étant connus
pour leur combat contre les accidents de
la circulation. L'on citerait, entre autres,
la Gendarmerie nationale et la DGSN.
Quant au ministère des Transports il y
était en force puisque le directeur du
Centre national de la prévention et de la
sécurité routière (CNPSR), le Centre
national des permis de conduire et enfin
le directeur de la prévention routière au
ministère des Transports étaient également
de la partie.
Dans son intervention, Tahar
Messaoud Nacer, directeur de la prévention
routière au ministère des
Transports dans son intervention,
reconnaissant pour la énième fois la gravité
de la situation, dira que les causes
de l'hécatombe se résument en trois facteurs
essentiels.
Le premier à citer, selon ses dires,
serait l'état des routes qui ne facilite pas
trop la tâche à leurs usagers. Le deuxième
point évoqué par l'orateur est relatif
au fait que la plupart des chauffeurs
n'accordent pas trop d'importance aux
conditions climatiques particulièrement
en période hivernale. Ainsi, la responsabilité
humaine a été mise à l'index.
Car à lui seul (l'humain) est responsable
à 90 % dans les accidents de circulation.
Pour sa part Hachémi Talbi, a
insisté sur le fait que les efforts de tout
un chacun dans la lutte contre le fléau
des accidents de la circulation devraient
redoubler.
LA LUTTE CONTRE LE FLÉAU
DES ACCIDENTS DE LA
CIRCULATION EST L'AFFAIRE
DE TOUS
Tahar Messaoud Nacer, directeur de
la prévention routière au ministère des
Transports n'a pas cessé durant son
intervention d'interpeller tous les autres
secteurs à prêter main-forte à son département
dans cette lutte acharnée contre
les délinquants de la route (un qualificatif
qu'ils n'ont pas usurpé). « Au sein de
notre ministère, l'on est conscient de la
question, seulement tous les autres
départements sont appelés, chacun à
son niveau, à prendre les choses d'un
autre angle car le fléau des accidents de
la circulation est l'affaire de tous », a-t-il
indiqué. Avant de conclure, l'orateur
dira qu'il est désormais temps de
prendre les choses au sérieux et de frapper
d'une main de fer car, a-t-il souligné,
le caractère du chauffeur algérien est
pour beaucoup dans ce qui se passe sur
nos routes. De ce fait on est appelés à
nous montrer plus sévères avec ceux qui
pour une raison ou pour une autre ne
respectent pas le Code de la route.
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H. F.
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SÛRETÉ NATIONALE
V’là la police
du Métro |
La Sûreté nationale en général et
celle de la wilaya d’Alger veillent sur la
sécurité du citoyen et s’adaptent à la réalité
du terrain et sont prêtes à répondre à
toute urgence et à assurer toute nouveauté.
C’est du moins ce qui ressort de la
conférence de presse animée, hier, par
Benini Mustapha, Commissaire divisionnaire
à la Sûreté de la wilaya d’Alger, qui
confirme cette tendance à l’adaptation
avec la société en annonçant que « 400
policiers ont achevé leur formation spécialisée
de police de métro. Une formation
faite en collaboration avec le Métro
d’Alger et la Protection civile ». Ces policiers,
dont dix femmes, veilleront sur la
sécurité des citoyens dans les stations
de métro.
«Ce nombre sera renforcé par 200
nouveaux policiers de métro qui seront
formés prochainement» a ajouté l’intervenant
soulignant que «le premier noyau
d’une police de transport a été constitué
en attendant le lancement de la formation
».
Ces nouvelles spécialités dans le secteur
de la police s’inscrivent dans le
cadre de la modernisation de ce secteur
sensible qui compte beaucoup plus se
spécialiser afin d’assurer la sécurité des
citoyens n’importe où et à n’importe quel
moment. «On a essayé même de sensibiliser
la population sur différents sujets
à travers des portes ouvertes et l’organisation
de cinquante deux journées d’information
durant l’année 2009», poursuit
l’intervenant.
Le commissaire divisionnaire à la
Sûreté de la wilaya d’Alger a précisé
dans ce sens que «164 conférences ont
été organisées et plusieurs campagnes
de sensibilisation ont touché les différents
quartiers de la Capitale».
Présentant le bilan annuel de la
Sûreté nationale de la wilaya d’Alger,
Benini Mustapha a évoqué l’ouverture de
sept nouveaux commissariats. Ces derniers
ont été ouverts suite à la demande
des citoyens d’un côté et sur la base
d’une étude approfondie du terrain».
L’intervenant a évoqué aussi la modernisation
du secteur et l’amélioration des
moyens, de la formation continue des
agents de la sûreté nationale et la spécialisation
des formations.
S’agissant des accidents de la route,
le conférencier a déclaré que 1 725 accidents
corporels ont fait plus de 1 500 victimes
dont 52 décès. Concernant les
affaires de vol, notre interlocuteur a souligné
que 4 934 plaintes, dont 188 vols
par effraction ont été enregistrées par la
sûreté de la wilaya d’Alger. Il a cité aussi
le vol de voitures affirmant à l’occasion
que les services de la police de la wilaya
d’Alger ont pu récupérer 427 véhicules
sur les 799 véhicules volés.
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Abla Selles
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SKIKDA
Acquittement
en faveur
de l’ex-recteur
de l’université |
Le tribunal correctionnel de Skikda a
prononcé l’acquittement en faveur de
l’ex-recteur de l’Université de Skikda
poursuivi dans une affaire de dilapidation
de deniers publics.
Deux cadres de la même université
poursuivis pour les mêmes chefs d’inculpation
ont été à leur tour innocentés par
le tribunal. L’affaire en question a éclaté
lorsque les services de la police judiciaire
ont ouvert une enquête suite à des
malversations qui auraient été constatées
lors de la passation de certains marchés
notamment en ce qui concerne la
réalisation d’espaces verts et l’acquisition
de matériels informatique.
Dans son réquisitoire, le procureur de
la République avait requis pour les trois
prévenus trois années de prison ferme.
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Rebhi Benali
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DISTRIBUTION DE LOGEMENTS SOCIAUX
Les huissiers de justice impliqués |
Les huissiers de justice se trouvent
au coeur de la lutte menée
actuellement contre la corruption
en Algérie dans plusieurs
secteurs. L’habitat n’étant pas
épargné par ce fléau, vient
d’impliquer les huissiers. La loi
rend désormais obligatoire la
présence de ces auxiliaires de la
justice lors des séances de tirage
au sort des bénéficiaires de
logements sociaux.
Une recommandation allant dans
le même objectif de lutte efficiente
contre la corruption, vise
à rendre aussi obligatoire la présence de
l’huissier aux séances d’ouvertures de
plis dans le cadre de la passation de
marchés publics, a indiqué récemment
Cherif Mohamed, président de la
Chambre nationale des huissiers de justice
algériens (CNHJ) lors d’un Forum
tenu à Oran dont les thèmes touchent à
l’actualité brûlante .
«L’huissier de justice est une soupape
de sécurité pour l’économie nationale,
et doit de ce fait jouer son rôle en tant
qu’élément clé, en tant que garant de la
sécurité juridique au profit des opérateurs
économiques en général et des
investisseurs étrangers en particulier», a
estimé Cherif. «Nous voulons rassurer
les investisseurs et leur dire que l’Algérie
est en avance dans ce domaine par rapport
à de nombreux pays», a-t-il souligné
en rappelant que les progrès enregistrés
s’expliquent par la réforme du secteur
avant laquelle le taux d’exécution des
décisions de justice n’excédait pas 26%,
alors qu’aujourd’hui il s’élève à plus de
93 %. Ce taux pourrait être porté à 100
%, a affirmé le responsable en suggérant
à cet égard le renforcement de l’arsenal
juridique à l’encontre des responsables
de l’administration et d’entreprises
publiques qui demeurent réfractaires à
l’application des décisions de justice.
Environ 10 % des jugements rendus
(réintégration, dommages, dettes, réparations
de dégâts...) contre l’administration
ou les entreprises publiques ne sont
pas exécutés ou prennent énormément
de temps à être appliqués, parfois de six
mois à un an, alors que le délai légal est
de 15 jours selon le Code de procédure
civile et administrative, a-t-il précisé. Il
a rappelé, dans ce contexte, que la loi
«ne permet pas la saisie de biens comme
mesure coercitive» à l’encontre de l’administration
publique, autorisant seulement
la procédure d’astreinte pécuniaire
qui, elle, «ne semble pas suffire». Les
huissiers de justice se félicitent également
de voir, grâce à la réforme, leurs
attributions étendues de la notification
et exécution à la médiation entre parties
en conflit (créancier et débiteur) pour
encourager l’arrangement à l’amiable
par l’entente sur un échéancier de
recouvrement des dettes. Ces nouvelles
prérogatives de l’huissier, pour le recouvrement
à l’amiable ou la notification
pénale, allègent de manière significative
la pression exercée jusque-là sur les tribunaux,
a fait savoir Cherif. Par ailleurs,
le directeur régional de l’Office national
des droits d’auteur et droits voisins
(ONDA) a souligné que «l’huissier peut
contribuer efficacement à la lutte contre
la contrefaçon qui porte atteinte à notre
patrimoine culturel et à la créativité».
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Rebiha Akriche
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CNAPEST ET UNPEF
Vers une grève commune |
Boycotter les compositions, cesser
toute communication avec
l’administration, en attendant la
date fatidique du 24 février ce sont pour
l’heure les premières décisions nées du
dernier conseil du CNAPEST tenu les 5
et 6 février à Alger.
C’est ce qu’indique du moins Zoubir
Messaoudi, coordinateur du CNAPEST
à Bouira et membre du conseil national
de ce syndicat autonome avant d’ajouter
que des consultations avec l’UNPEF
aux fins d’enclencher une grève simultanée
éventuellement à partir du 24 février
prochain. Selon certaines indiscrétions,
il n’est pas exclu d’entamer un mouvement
de grève dés le 24.
D’autres sources syndicales bien
informées trouvent plutôt la date fort
symbolique pour revenir à la charge et
carburer une protesta, laquelle est considérée
à tort ou à raison comme éludée
ou en tout cas peu fructueuse. Enfin,
selon le coordinateur du syndicat autonome
à Bouira, on tient à rallier
l’UNPEF et enclencher un nouveau
débrayage sine die.
La date sera, dit notre interlocuteur,
débattue de concert avec l’UNPEF
lequel tient en principe et sauf imprévu,
son conseil vers le 13 février prochain.
Après quoi, CNAPEST et UNPEF
conviendront d’une rencontre pour
chercher ensemble les voies et les
moyens d’une stratégie de lutte commune
pour faire aboutir les revendications
exprimées.
«Il est question d’unifier la lutte et de
la coordonner entre les cycles primaire,
moyen et secondaire» précise
Messaoudi. Ceci à l’heure où dans les
lycées de la région plane plus que jamais
le spectre d’une nouvelle grève, laquelle
fait craindre un dialogue de sourd,
entre les partenaires sociaux et les pouvoirs
publics et risque de peser lourdement
sur le cursus des élèves. Selon une
élève de terminale à Boudjellil, il est
convenu que les professeurs des classes
d’examens, n’adhérent pas à la grève,
même si elle touche leur établissement.
Une manière de limiter les dégâts
alors que ces futurs candidats au Bac
accusent déjà un retard, autant dans la
progression des programmes en vigueur
que dans le niveau d’instruction en
général.
Tout ce qui est sûr, c’est que parents
et apprenants retiennent leur souffle,
appréhendant un nouveau round de
grève dont les syndicats continuent
d’agiter la menace.
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Nassim Naâli
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SIDI BEL-ABBÈS
L’affaire de l’esplanade El Wiam
devant la justice |
Les scandales se suivent et se ressemblent
à Sidi Bel-Abbès. En
effet après le manège et l’informatisation
des états civils dont la presse
a fait largement écho, c’est au tour de
l’esplanade El wiam de défrayer ces derniers
jours la chronique locale.
L’affaire de ce qu’il convient d’appeler
ici de l’esplanade d’El wiam sise au
quartier de Sidi Djillali dans laquelle
seraient impliqués 12 élus et autres
agents de l’administration de la commune
a défilé avant-hier devant le tribunal
de Sidi Bel-Abbès. Les 12 accusés se
sont relayés l’un après l’autre devant le
procureur pour répondre de leurs chefs
d’inculpation à savoir surfacturation,
faux et usage de faux et détournement
de biens publics.
Ce scandale sur lequel a coulé en son
temps, soit l’année dernière, beaucoup
d’ encre et de salive a été découvert par
la brigade économique et financière
relevant des services de police suite à
une profonde enquête à l’issue de
laquelle des dépassements graves
auraient été relevés. Selon une source
proche du dossier, l’esplanade aurait
englouti, pour sa prétendu mise à niveau
une somme conséquente de 16 milliards
sur les papiers mais sur le terrain une
minime partie de la somme globale
injectée y figure.
Plus grave encore, les élus incriminés
auraient utilisé les moyens de la commune
dont des engins tels que les grues
pour l’opération de terrassement à dessein
de gagner encore plus d’argent à
l’entreprise choisie dans des conditions,
des plus opaques. Enfin, il est utile de
signaler que cette affaire vers laquelle
tous les regards sont braqués risque
d’éclabousser beaucoup de personnes.
Affaire à suivre
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B. Farid
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PUBLICITÉ ET MÉDIAS
Les chiffres de Sigma |
Sigma Algérie, bureau d’étude spécialisé
dans le marketing et les
médias, a organisé, hier, à Alger
son traditionnel événement annuel
«l’Open Sigma». Lors de cette rencontre,
il a été procédé à la présentation des performances
publicitaires des annonceurs
et des agences par grands médias (TV,
presse, affichage, Internet) en termes
d’investissement et d’efficacité publicitaire
en 2009. Concernant le marché publicitaire
en Algérie celui-ci est estimé à
près de 12,5 milliards de dinars. Soit plus
de 5 milliards de dinars pour les investissements
publicitaires de la télévision,
plus de 4 milliards pour la presse écrite et
près de 9 millions de dinars pour la
Radio. Sans oublier bien sûr l’affichage
dont le taux avoisine les 2 milliards de
dinars. Sigma a par ailleurs, fait une
étude du taux d’audience en Algérie des
principales chaînes nationales comparativement
à la chaîne tunisienne Nessma
TV. Il en ressort, concernant le taux
d’audience TV hors Ramadhan que
l’ENTV occupe la première place avec
16.3%, puis avec 10.3% l’A3 vient en
deuxième position suivie en troisième
position par Canal Algérie (2.2%) et
enfin Nessma TV (1.7%). Pour ce qui est
de l’audience au cours du Ramadhan,
l’ENTV occupe toujours la première
place avec un taux de pénétration de
33.2% suivie par l’A3 (14%). Nessma
TV occupe la troisième place (9.6%) et
enfin Canal Algérie avec un taux de
pénétration ne dépassant pas les 1.8%.
Quels sont maintenant les principaux
annonceurs en Algérie ? L’opérateur
Wataniya Telecom Algérie, le groupe
Cevital figurent parmi le top dix des
annonceurs.
NESSMA TV SORT SES GRIFFES
Le directeur général de Sigma
Groupe, Hassen Zergouni s’est longuement
attardé sur les performances de la
nouvelle chaîne Nessma TV. Une chaîne
qui se veut maghrébine, de part ses programmes.
Pour lui, en l’espace de peu de
temps cette chaîne a fait parler d’elle. Et
de quelle manière : Rien qu’en Algérie,
«elle occupe la deuxième place» dernière
l’ENTV. Ces performances ne sont pas
dues au hasard mais bel et bien à une
stratégie fiable bien réfléchie de ses responsables.
Celle-ci, se base essentiellement
sur une large diffusion et une
meilleure qualité d’image avec une grille
de programmes étoffée, privilégiant ainsi
la qualité au dépens de la quantité.
Quant à la catégorie d’âge de ses téléspectateurs,
la Chaîne cible essentiellement
un public jeune. Sa stratégie
consiste également à frapper fort dans
des occasions comme çà été le cas de la
toute dernière coupe d’Afrique des
nations mais aussi durant le Ramadhan.
En effet, Nessma TV s’est distinguée
durant la CAN par ses émissions entre
autres «Ness El CAN» non sans drainer
un large public. Le Ramadhan était, aussi
une période où cette chaîne avait réalisé
un taux de pénétration remarquable de
l’ordre de pas moins de 9.6%. Une chose
est sûre, soutient le conférencier, la progression
en terme d’audience de cette
chaîne est notable durant le dernier trimestre
2009. Pour lui, Nessma TV présente
une opportunité pour les annonceurs
afin de faire passer leurs produits.
Et ce n’est pas sans raison : d’abord la
qualité des images diffusées mais aussi, sa
large diffusion à travers au moins trois
pays du Maghreb : l’Algérie, la Tunisie
et le Maroc. Il convient de souligner ici
que les chiffres communiqués par le
directeur général de Sigma, notamment
ceux concernant la Radio, n’ont pas pu
convaincre pour autant certains présents
à cette rencontre. D’ailleurs l’un des
intervenants n’a pas omis de qualifier les
chiffres communiqués par le conférencier
d’erronés qui ne reflètent point, selon lui,
la réalité du terrain. Ce dernier n’a pas
manqué de s’interroger sur la méthodologie
suivie dans l’établissement de ce bilan.
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Amokrane Hamiche
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CHU IBN ROCHD DE ANNABA
La panne à tous les niveaux |
Les prestations médicales ‘’dispensées’’
par le Centre hospitalouniversitaire
(CHU) Ibn Rochd de
Annaba, laissent à désirer : la
plupart des services sont sales
alors que les équipements et
matériels médicaux, acquis à des
prix exorbitants, sont soit en
panne ou dans un état piteux et
peu sont encore exploités.
I l s’agit là d’un constat amer dénoncé
à longueur de journée, depuis
quelques années, par les patients et
visiteurs qui ont eu à s’y rendre dans ce
centre en quête de soins divers ou pour
toute autre raison. Cette structure, legs
de l’époque coloniale qui l’a exploitée
pour les besoins de la santé militaire, ne
répond plus, aujourd’hui, aux attentes
des citoyens. Cette structure sanitaire,
exiguë et n’arrivant plus à contenir les
nombreux malades qui la sollicitent,
semble souffrir, depuis sa date de création
en 1986, en silence, en l’absence
d’une réelle prise en charge de ses maux
multiples : insalubrité des lieux et des
équipements exploités pour la prise de
nombreux malades y affluant des
wilayas limitrophes, ‘’indisponibilité’’
des moindres équipements pour un
simple diagnostic font partie du décor
désolant imposé aux patients. Le scanner
pour ne citer que cet équipement
indispensable est en panne depuis plusieurs
mois, nous a confié un malade
orienté vers cette structure. C’est inconcevable
que l’on fasse payer l’indifférence
des gestionnaires de cet établissement
au pauvre malade qui se retrouve obligé
de faire face à d’interminables dépenses
pour soulager sa douleur. Les traces de
sang et de produits médicaux divers
ainsi que des odeurs nauséabondes
repoussantes et agressant les narines du
visiteur ‘’hantent’’ ces lieux sanitaires
faisant fuir plus d’un, notamment ceux
qui ont la possibilité d’aller se soigner
ailleurs de peur de mourir non de leurs
pathologies mais de… cette crasse, nous
a déclaré ce vieil homme accompagnant
un proche.
Certains ont, à cette occasion, manifesté
leur crainte de se faire contaminer
par des virus, contractés lors de leur
séjour dans ces hôpitaux, à cause d’une
mauvaise stérilisation des instruments
médicaux ou tout autre facteur.
Plusieurs citoyens, qui ont déploré les
mauvaises conditions d’accueil des
malades, particulièrement ceux venant
de régions lointaines et qui se retrouvent
à ‘’courir’’ dans tous les sens pour être
pris en charge et enfin quitter immédiatement
ces lieux lamentables et «déguelasses
».
Les médecins, toutes spécialités
confondues, n’ont cessé de critiquer les
difficultés auxquelles ils sont confrontés
et sont ainsi contraints d’exercer leur
noble mission au sein de ce CHU, en
attendant que ses responsables se
réveillent de leur longue léthargie pour
contribuer à l’amélioration de cet état de
fait. Rappelons que le CHU de Annaba
qui rayonne sur de nombreuses régions
du pays, compte trois unités hospitalières,
à savoir Ibn Rochd, Ibn Sina et
Durban en sus des cliniques d’ophtalmologie,
de pédiatrie et de chirurgie
dentaire et autres structures en cours de
réalisation à l’exemple de celle ayant
trait à la lutte contre le cancer (CRAC)
dont la livraison tarde à venir.
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Chams Amar
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BÉJAÏA : GESTION DE L’HYGIÈNE AU NIVEAU DE LA COMMUNE
Une nette amélioration |
La gestion de l’hygiène au niveau
de la commune de Béjaïa qui est
la vitrine de toute la région, était
sujette à beaucoup de critiques juste au
lendemain des élections de novembre
2007, connaît une nette amélioration
ces derniers mois, comme le constate
chaque jour que Dieu fait, le citoyen de
la ville souhaitant tout de même qu’une
telle amélioration s’inscrive dans la
durée.
Avant ce coup de fouet tant attendu,
il était presque impossible de circuler en
ville sans tomber nez à nez avec des
monticules de déchets à telle enseigne
qu’il était presque honteux de parler de
l’ancienne capitale des Hammadites
comme étant une ville citadine. Durant
des années, les élus et les citoyens s’accusaient
mutuellement. Les premiers
imputaient le manque de propreté aux
citoyens accusés de manque de civisme
et les seconds pointaient un doigt accusateur
en direction de leurs représentants
au niveau de l’Assemblée populaire
communale, les rendant responsables
d’une telle situation «honteuse» pour
une ville connue, surtout dans les
années précédentes, pour sa propreté.
Ainsi, la solution était faut-il le signaler
de dépasser cette polémique stérile et de
passer aux actions, porteuses de résultats
probants. En effet, à l’exception de
quelques quartiers de la ville qui demeurent
encore sous les détritus notamment
au niveau des ruelles difficiles d’accès, le
reste de la cité connaît enfin une prise
en charge sérieuse en matière de ramassage
des ordures et de la gestion de l’hygiène
en général.
Le projet d’un Centre d’enfouissement
technique, sujet lui aussi à polémique,
avant qu’un terrain d’entente ne
soit trouvé entre le mouvement associatif
de la zone rurale et les élus locaux, ce
premier étant au début opposé à un tel
projet, est inscrit selon des spécialistes
en environnement pour régler définitivement
le sempiternel problème de le gestion
des déchets et notamment celui
relatif à la délocalisation de la décharge
publique de Boulimat considérée à juste
titre comme étant le point noir de la
commune tant que celle-ci est située
dans une zone touristique, plus précisément
sur la côte ouest de Béjaïa.
Pour rappel, ce projet de Centre
d’enfouissement technique avait soulevé
l’ire des citoyens de la zone rurale qui
craignaient des répercussions sur l’environnement
donc sur leur santé.
C’était suite à des garanties données
par les élus et le chef de daïra de Béjaïa
que tout est aujourd’hui rentré dans
l’ordre.
Il reste à entamer les travaux nécessaires
comme l’ouverture d’une route
qui reliera ce centre d’enfouissement à
la RN12, prévue dans ce projet, pour
que ce problème lié à la délocalisation
de la décharge de Boulimat soit définitivement
conjugué au passé.
La ville de Béjaïa sera-t-elle un
exemple en matière de propreté au
niveau de cette région où bon nombre
de communes, si ce n’est la majorité,
demeurent envahies par les décharges
sauvages comme c’est le cas à Sidi Aïch
ou le dépotoir communal sert de site
d’accueil à ses visiteurs tant que cette
plaie est située sur le bas-côté de la route
nationale, au vu et au su de tous ?
L’espoir est permis !
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Boubekeur Amrani
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AFFAIRE DE LA DIRECTION
DE L’HYDRAULIQUE DE BÉCHAR
Des peines de 10 ans
de réclusion à 18 mois
de prison avec sursis |
Après délibération, des peines de 10
ans de prison ferme à 18 mois de prison
avec sursis ont été prononcées,
hier, par arrêt de la Cour de justice de
Béchar dans le procès en appel de
l’affaire de la direction de l’hydraulique
de Béchar. Les chefs d’accusation
retenus contre la cinquantaine de personnes
impliquées dans cette affaire
portent sur la violation des dispositions
du Code des marchés publics, le faux
et usage de faux, l’abus de pouvoir, le
détournement de deniers publics, la
concussion et l’usage abusif de fonction.
C’est ainsi que l’ex-directeur de
l’hydraulique de la wilaya de Béchar, le
directeur intérimaire lui ayant succédé,
l’ingénieur chargé du suivi des projets
du secteur ont écopé de la peine de10
ans de prison ferme, deux cadres et un
responsable de bureau d’étude se sont
vu condamner à 4 ans de prison ferme
et deux entrepreneurs à la peine de 5
ans de prison ferme. La confirmation
de la peine de 4 ans de prison ferme
a été prononcée à l’encontre du secrétaire
général de la wilaya, un allègement
de peine de 4 à 2 ans de prison
ferme au profit de 4 membres du comité
de marchés de la wilaya, les 3
membres restants dudit comité ont
écopé de 18 mois de prison ferme. La
subdivisionnaire du secteur de l’hydraulique
dans la daïra de Lahmar a
écopé de 18 mois de prison avec sursis.
Les 18 entrepreneurs impliqués
dans cette affaire ont été condamnés à
18 mois de prison avec sursis. Un
entrepreneur acquitté par le tribunal de
première instance et comparaissant
devant la Cour en tant que témoin a
été relaxé par la Cour de justice.
Toutes ces peines prononcées étaient
assorties d’amendes de 1 million de
DA à l’encontre de chaque personne
condamnée. Cette affaire a brillé par le
retrait du collectif d’avocats de la
défense, le sixième jour du jugement
en appel, en signe de protestation
contre ce qu’ils ont qualifié de non-respect
des procédures légales par la
Chambre correctionnelle de la Cour de
justice de Béchar et ont demandé la
délocalisation du procès vers une
autre juridiction. Les personnes inculpées
dans cette affaire avaient eu le
courage de poursuivre le jugement de
cette affaire en l’absence de la défense.
Pour rappel, le tribunal de première
instance avait condamné l’ex-directeur
de l’hydraulique, le directeur intérimaire,
l’ingénieur chargé du suivi des
projets du secteur, deux cadres, un
responsable de bureau d’études et
deux entrepreneurs à des peines de 8
ans de prison ferme assorties de 1 million
de DA, les membres du comité de
marchés publics de la wilaya à 4 ans
de prison ferme, la subdivisionnaire du
secteur de l’hydraulique dans la daïra
de Lahmar à 5 ans de prison ferme, les
18 entrepreneurs à 2 ans de prison
ferme et acquitté 1 entrepreneur.
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Messaoud Ahmed
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MILA
Découverte
d’un cadavre
d’un nouveau-né |
Le corps sans vie d’un nouveau-né de
sexe féminin, qui portait encore le cordon
ombilical, selon nos sources, a été
trouvé, vendredi matin, par des
citoyens dans la localité de Lâyadi
Barbès dans la wilaya de Mila.
Agissant sur des renseignements fournis
par ces derniers, les éléments de la
brigade locale de la Gendarmerie
nationale se sont déplacés sur les
lieux pour effectuer des relevés et diligenter
une enquête susceptible de
déterminer les circonstances de cet
évènement. La dépouille a été évacuée
par les éléments de la Protection
civile à la morgue de l’hôpital de
Ferdjioua.
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Abdelouahab Ferkhi
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