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 LES PREMIERS RESPONSABLES DE L'ARPT ET D'ALGÉRIE TÉLÉCOM LIMOGÉS
Le coup de balai de Haïchour  
 L'ANNONCE EN SERAIT FAITE CE LUNDI
Vers un remaniement gouvernemental  
 2 EME CONGRÈS ORDINAIRE DES ZAOUIAS D'ALGÉRIE
« Objectif : assainir les rangs »  
 EN DÉPIT D'UN MATELAS FINANCIER
«DOUILLET» Le programme de relance économique patine  
 NOUVELLE ENVOLÉE DU PRIX DU PÉTROLE
La barre des 125 dollars franchie  
 PRIVATISATION DES ENTREPRISES PUBLIQUES
Plus de 18 000 emplois seront créés, selon Temmar  
 INVESTISSEMENTS ARABES
De grands projets attendus  
 CHAKIB KHELIL À WASHINGTON
Appel aux hommes d’affaires américains  
 SYNDICAT ALGÉRIEN DES PSYCHOLOGUES
Sit-in hebdomadaire à partir du 20 mai  
 Près de 1 500 décès par an  
 PARAMÉDICAUX Enfin un statut particulier  
 SAIDA
Une école pour jeunes non-voyants  
LES PREMIERS RESPONSABLES DE L'ARPT ET D'ALGÉRIE TÉLÉCOM LIMOGÉS
Le coup de balai de Haïchour

Les tensions qui ont vu le jour au sein du secteur de Boudjemaâ Haichour risquent de faire des vagues.  Les décisions, dont l'annonce est attendue dans le courant de cette semaine, seraient motivées par une série d'anomalies constatées dans la gestion de ces deux organismes. Le ministre de la Poste et des Technologies de l'information semble bel et bien résolu à prendre à bras-lecorps ce secteur névralgique pour toute la relance du pays. A suivre… C'est quasi officiel. Les premiers responsables de l'ARPT (Autorité de régulation des postes et télécommunication) et d'Algérie Télécom ont été relevés de leurs fonctions dans le courant de cette semaine. C'est ce que nous apprenons de sources proches de ce secteur qui ont requis l'anonymat. Celles-ci précisent en outre que c'est le ministre de la Poste et Technologies de la communication, Boudjemaâ Haïchour, qui aurait pris cette décision à la suite de « nombreuses anomalies » constatées dans la gestion. Le P-DG de l'ARPT, Belfodil, devrait ainsi être remplacé par une dame. Il s'agit de Mme Derdoura, une juriste de formation Le P-DG d'Algérie Télécom, Mouloud Djazaïri, lui, sera remplacé par Moussa Benhamadi, ancien directeur du centre de recherche sur l'information scientifique (Cerist). Djazaïri aura ainsi fait long feu à ce poste puisque cela fait à peine quelques mois qu'il y a été nommé. Il avait remplacé à ce poste M. Kheïreddine. Son remplaçant, dont on loue les « hautes compétences », a suivi la même formation informatique que l'actuelle directrice d'Algérie Poste. Mme Ghania Houadria, à qui la poste algérienne doit une bonne partie de ses réformes et modernisations, y a également moralisé la gestion. C'est ce qui aurait empêché le ministre de tutelle d'obtenir son limogeage, quoique maintes fois demandé. Haïchour, nous explique-t-on encore, « serait mal informé à propos de ce qui se passe à Algérie Poste par certains syndicalistes à qui Mme Houadria a coupé les vannes ». Nous reviendrons sur ce sujet avec plus de détails dans nos prochaines éditions. Notre journal, en outre, ne serait pas tout à fait étranger à ces deux limogeages spectaculaires dont l'annonce devrait être faite par le ministre d'ici à lundi prochain. Nous avions en effet publié il y a de cela trois semaines une enquête fracassante à propos de centaines de milliards stockés dans des cartons au niveau de l'Actel de Blida. Une enquête a fini par être ordonnée à partir de la tutelle d'Alger, ce qui a rendu impossible toutes les tentatives visant à étouffer ce scandale. Cela aurait motivé le limogeage du PDG d'Algérie Télécom, fraîchement installé à ce poste. Algérie Télécom, toujours en zone de turbulences, trouve du mal à sortir la tête de l'eau avec tous ces changements qui interviennent régulièrement à sa tête.Toujours est-il que les observateurs s'attendent à ce que les choses aillent mieux grâce aux compétences avérées du nouveau premier responsable de cet important organisme. Quant à l'ARPT, notre journal avait publié il y a de cela à peine quelques jours, un article dans lequel il était indiqué que des décisions prises par cet organisme à l'encontre de Djezzy n'ont pas été appliquées. Il semble ainsi que l'ARPT n'ait pas mis en branle les procédures d'usage en de pareils cas de figure. On parle ainsi de « laxisme » de la part de l'ARPT. Le changement devant intervenir à la tête de cette institution devrait avoir pour conséquences de modifier sa politique vis-à-vis des trop nombreuses incartades commises par Djezzy. C'est, du moins, ce que prévoient nos sources, lesquelles s'attendent à ce qu'un peu d'ordre soit mis dans le secteur si névralgique de la téléphonie mobile en Algérie. Il est à signaler, en outre, que ces limogeages interviennent à quelques jours à peine de la tenue d'une journée parlementaire sur le secteur de la téléphonie en Algérie. Y prendraient part, outre l'ensemble des responsables du secteur, les dirigeants des principales entreprises qui activent dans le domaine, telles que Mobilis, Nedjma, Djezzy, l'EEPAD… etc. Les observateurs, qui s'attendent à ce que les dirigeants du secteurs soient interpellés par les députés à propos de certaines « anomalies », se demandent ainsi si le choix de la date de ces limogeages ne serait pas lié à la tenue de cette journée parlementaire…

Wassim Benrabah
L'ANNONCE EN SERAIT FAITE CE LUNDI
Vers un remaniement gouvernemental
Yahia Guidoum ainsi que le wali d'Oran devraient tous les deux sceller leur entrée au gouvernement. Selon des sources généralement bien informées, citant des cadres au niveau de la présidence de la République, nous apprenons que le président Bouteflika devrait annoncer ce lundi un assez important remaniement gouvernemental. Nos sources, qui ne disposent pas d'assez de détails, nous indiquent quand même l'arrivée de deux personnes au moins, il s'agit de Yahia Guidoum ainsi que le wali d'Oran. Nos sources ne précisent pas, cependant, les portefeuilles ministériels qui devraient leur être dévolus. Le secteur des postes et de la technologie de la communication devrait, quant à lui, revenir à Abderrachid Boukerzaza. Il semble que le président Bouteflika, qui se prépare activement à annoncer la révision de la constitution, doive profiter de ce remaniement, tout aussi technique que politique, pour y prendre deux décisions de taille. La première concernerait l'annonce du départ de Boudjerra Soltani. Celui-ci a en effet sauvé son poste de président du MSP contre celui de ministre d'Etat sans portefeuille. Il aurait carrément déposé sa démission et attendait que le président y accorde la suite favorable devant être la sienne. Ahmed Ouyahia, dont l'efficacité et les capacités de travail ne font de doute pour personne, devrait quant à lui revenir au gouvernement afin d'occuper le poste de ministre d'Etat. Celui-ci devrait jouer un rôle nodal dans les prochaines étapes qui attendent le président, à savoir la révision de la constitution, la présentation de ces dix années de réformes et de redressement national et, enfin, les préparatifs pour la tenue des élections présidentielles. Celles-ci doivent forcément avoir lieu au mois d'avril prochain. A peine quelques mois nous en séparent déjà. Autant dire, dès lors, que les préparatifs doivent battre leur plein. Nous y reviendrons avec plus de détails dans notre prochaine édition…
Rafik Bakhtini 
2 EME CONGRÈS ORDINAIRE DES ZAOUIAS D'ALGÉRIE
« Objectif : assainir les rangs »
Aujourd'hui, samedi 10 mai, s'ouvre à Tipasa le 2e congrès ordinaire de l'UNZA (Union nationale des zaouias d'Algérie) ; une association qu'il ne faudrait pas confondre avec l'ANZA, sa soeur siamoise, sommes-nous tentés de dire, qui connaît, depuis quelque temps, des problèmes internes. Et ce, comme l'ont attesté les faits qui se sont déroulés, précisément à Tipasa, en mars dernier. Pour rappel, une conférence, que l'une des deux tendances en conflit devait y organiser, n'a pu se tenir du fait du refus des autorités de la wilaya d'accorder aux organisateurs l'autorisation nécessaire. Pour en revenir à l'UNZA, son président, le docteur Mahmoud Chaâllal, a animé, en prévision du congrès susmentionné, une conférence de presse. Une conférence dans laquelle il s'est, pour l'essentiel, limité aux objectifs assignés au congrès qui s'ouvre aujourd'hui. Le principal (objectif), selon ses propos, sera la discussion « d'un projet de statut particulier des talebs (étudiants) des zaouias… » ; un statut, a-t-il tenu à déclarer, « dont l'élaboration a nécessité un travail ardu de quatre années ». Et à ce propos, il a annoncé que les congressistes demanderont à ce que la promulgation de ce texte « se fasse par Ordonnance présidentielle… » Pour le Dr Chaâllal, le choix d'une telle procédure est motivé « par la nécessité de remédier, au plus vite, a-t-il insisté, aux conditions désastreuses - proches de la mendicité, a-t-il déclaré - dans lesquelles vivent (les concernés) ». Et, par l'urgence « de combler le vide juridique existant en ce qui concerne le fonctionnement des zaouias et, partant, le statut de ceux qui y étudient… » Concernant le premier volet de cette problématique, le président de l'UNZA n'a pas manqué de souligner son désappointement quant au fait que «l'Union (qu'il préside) soit régie par le même texte législatif qu'une association de…quartier… » ; pour rappel, la Loi n° 30-90 sur les associations. Les quelque 350 participants à ce 2e congrès, représentant les principales confréries connues (Tidjania, Allaouia, Rahmania, Aissaouia et Kadaria) et venus des 48 wilayas du pays, procèderont, selon la copie du programme des travaux qui nous a été remise en l'occasion, « à l'amendement des statuts de l'UNZA » et au « renouvellement de la composante (de ses) instances dirigeantes » ; le premier point, dans un sens qui ne nous a pas été précisé : M. Chaâllal, au prétexte que le temps imparti à sa rencontre avec la presse s'est écoulé, n'ayant pas voulu l'aborder. Dans une déclaration préliminaire, à ladite rencontre, il s'est quelque peu attardé sur les objectifs pour lesquels l'UNZA, « cet espace de concertation », pour reprendre les propos de l'un de ses membres présent à la conférence de presse, a été créée : « Par notre action, nous voulons ouvrir de nouvelles voies de prévention contre toute forme de violence, d'où que vienne cette dernière, et renforcer, chez l'Algérien, l'esprit de réconciliation ; avec soi- même et avec les autres… » Pour ce faire, l'UNZA a, at- il dit, « tracé un programme d'action qui prévoit, entre autres, le développement d'une stratégie commune à toutes les zaouias membres, le renforcement des relations entre celles-ci et l'administration, la prise en charge efficiente des volets information, communication, éducation, et formation dans l'action des zaouias » ; une action, a-t-il encore précisé, qui s'articulera « sur deux axes importants que sont le social et la solidarité ». Interrogé sur « le tourisme cultuel », dont il a été le premier à lancer l'idée, il y a de cela quatre années, de Tipasa, précisément, où l'UNZA avait, alors, organisé une rencontre nationale des zaouias, le Dr Chaâllal nous a déclaré que « celle-ci (l'idée) a été reprise par diverses autres parties » mais qu'elle attend toujours « un début de concrétisation… » Pour en revenir à la participation à cette rencontre, mais étrangère, cette fois-ci, il nous a informé de la présence à Tipasa, de Cheikh Ibrahim Salah El Husseini, président du Haut Conseil Islamique nigérian et membre de la confrérie Tidjania.
Riad Anis 
EN DÉPIT D'UN MATELAS FINANCIER
«DOUILLET» Le programme de relance économique patine

Entre ambitions économiques et pouvoir d’achat des Algériens, les problèmes persistent.  Si la tension sur le front social s'est quelque peu apaisée, cela ne permet pas pour autant aux pouvoirs publics un relâchement de la vigilance surtout que cela n'aura pas été le résultat de réponses convaincantes que ceux-ci auraient apportées aux préoccupations citoyennes, reportées à des échéances ultérieures, l'urgence étant, consacrée au volet enseignement, avec ses divers cycles et dont l'exercice touche à sa fin. En effet, l'enthousiasme qui aura accompagné, des années durant, les populations, à la faveur de la démarche du président Bouteflika destinée à relancer le processus de développement dans le pays et partant à juguler les effets d'une crise multidimensionnelle dont l'aspect le plus dramatique a été le phénomène terroriste, donne l'impression de s'être, quelque peu, estompé pour laisser place à un sentiment de malvie, de marasme, parfois d'angoisse… D'ailleurs, ce n'est pas tant la stratégie adoptée par le chef de l'Etat tendant à redynamiser l'activité économique ou encore, à titre d'exemple, à résorber la crise du chômage ou celle du logement ainsi que les réformes engagées dans divers secteurs, notamment l'enseignement, la justice et la santé qui serait dénoncée par les citoyens mais c'est plutôt l'absence de netteté dans l'image du lendemain que l'on projette, qui plus est, «floutée» par une importante érosion du pouvoir d'achat que les dernières augmentations de salaires, rattrapées d'une part par la flambée, localement, des produits de large consommation et d'autre part, par l'envolée des denrées alimentaires à l'échelle mondiale. Dans un tout autre registre, et en dépit de ses appels incessants, mais que certains membres du gouvernement et autres cadres supérieurs de l'Etat ont tendance à confondre avec des «suppliques », l'Algérie qui dispose d'énormes liquidités constituant autant de gages sur sa solvabilité, ne parvient pas à drainer d'investisseurs « consistants », si l'on exceptait les importateurs du « prêt à consommer » ou les quelques entreprises étrangères impliquées dans les travaux publics ou encore le bâtiment et dont la présence dans le pays est limitée dans le temps tout autant que les emplois qu'elles… offrent. D'ailleurs, de l'avis d'analystes et commentateurs politiques, le dernier mouvement dans le corps des walis, décidé par le président Bouteflika même s'il annonce un large remaniement du gouvernement se veut surtout une tentative de redynamisation des projets soit en « dormance» soit à lancer et à achever dans les plus brefs délais. En tout état de cause dans moins d'une année. Ceci permettra au président de la République , pas seulement dans un souci électoraliste, bien que celui-ci ne doit pas être négligé, d'être au rendez-vous de ses engagements avec les citoyens auxquels il demeure lié par un contrat moral qu'il tient à honorer, en dépit des blocages et autres « fuites en avant» de certains gestionnaires que la réussite du plan de relance économique semble gêner au plus haut point… Certaines sources qui ont eu à commenter la mesure portant mouvement dans le corps des walis n'ont pas manqué de s'interroger sur les circonstances dans lesquelles s'est faite l'affectation, notamment, du wali de Chlef à la tête de la wilaya de Annaba que l'on a assimilée à une promotion, même si elle aurait été décidée pour contribuer à apaiser les esprits en ménageant «le chou et la chèvre », surtout que Ghazi, désormais ex-wali de Chlef a été concerné par une mesure « de fin de fonction», voilà quelques années déjà, exactement en août 1999, lorsqu'il était wali de Constantine, prise, à l'endroit de nombreux walis à l'époque, par le président Bouteflika, au tout début de son premier mandat pour des raisons, disait-on alors, liées à l'inconséquence et l'absence de maîtrise dans la gestion… «J'ai été élu sur la base d'un programme de transformation d'une vaste portée qui touche aux aspects institutionnels, aux méthodes de gestion, à la libération des énergies et des initiatives», a régulièrement tenu à souligner le Président Bouteflika dans ses interviews et entretiens accordés à la presse, mais à une année d'une nouvelle mandature, le prébilan que s'exercent à établir soutiens et opposants, bien que précoce, cultive les divergences et attise les contradictions.

K. Naceur
NOUVELLE ENVOLÉE DU PRIX DU PÉTROLE
La barre des 125 dollars franchie
Le pétrole a franchi hier, à New York, la barre des 125 dollars le baril battant un nouveau record. Les pays consommateurs accusent l'Opep de ne pas «sérieusement se préoccuper de la situation». La veille, les médias occidentaux citaient le secrétaire général de l'organisation, Abdullah Badri qui affirmait que «les marchés mondiaux étaient suffisamment approvisionnés ». Il a ajouté que «la position de l'Opep selon laquelle la volatilité des cours du baril est uniquement due à des facteurs propres aux marchés financiers et à l'arrivée en masse de fonds spéculatifs sur les marchés pétroliers». Une autre source au sein de l'organisation estimait que « l'Opep pourrait procéder à des consultations avant la réunion du 9 septembre prochain à Vienne sur une éventuelle hausse de la production si les cours continuaient de monter». «De mon point de vue, une hausse devrait dépasser les 500.000 barils par jour pour avoir un impact sur le prix», a dit le responsable. Un expert britannique relevait pour sa part, que «les exportations de l'Opep, hors Angola et Equateur, augmenteront de 220.000 barils par jour sur la période de quatre semaines au 24 mai en raison de la demande asiatique et d'une reprise des exportations nigérianes après une grève qui a sévèrement immobilisé la production ». Le Brent livrable en juin a monté à 124,36 dollars après un pic de 124,44, rapportaient les médias pour qui « cette nouvelle poussée des cours du brut s'explique généralement par une forte demande, notamment de pays émergents comme la Chine, et par un dollar faible». Selon l'agence internationale de l'énergie, «le brut ajusté de l'inflation, dépasse maintenant son pic de 101,70 dollars atteint en avril 1980, un an après la Révolution iranienne». La spéculation intense est à l'origine de la flambée. «Les fonds investissent en masse le marché des matières premières pour y réaliser de juteux bénéfices en cette période de flambée inflationniste des prix de l'énergie et des produits alimentaires », estiment les experts. «La hausse du brut américain s'est accélérée à la suite de la baisse des stocks de distillats aux USA», qui « ont diminué de 100.000 barils la semaine passée alors que l'on attendait au contraire une hausse de 800.000 barils ». Selon un consultant en énergie à Singapour, «le marché du pétrole est actuellement ouvertement orienté à la hausse, et la prochaine cible est le seuil des 125 dollars ». Ce qui est déjà arrivé. Des experts occidentaux n'écartent pas que le pétrole franchisse le seuil jamais pensé des 200 dollars. Différents facteurs laissent à penser que cette barre va être atteinte dans les prochains mois, notamment si le dollar poursuit son déclin face à la monnaie européenne.
Adel H. 
PRIVATISATION DES ENTREPRISES PUBLIQUES
Plus de 18 000 emplois seront créés, selon Temmar

Se fiant au bienfondé des actions de privatisation, Temmar assure que tout est au point comme dans le meilleur des mondes...  « Le préservation des emplois dans les entreprises concernées par la privatisation constitue «une condition sine qua non pour la privatisation », a affirmé Hamid Temmar… Tout baigne dans l’huile. Le processus de privatisation mené tambour battant par les pouvoirs publics va bien. Tout marche normalement. Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Hamid Temmar, est plus que confiant. Il n’a pas omis de le souligner, jeudi, à l’APN, devant les élus du peuple. Pour lui, il n’est pas question de faire marche arrière. Les résultats sont encourageants. Chiffres à l’appui, l’orateur fera savoir, en matière d’emploi, que les programmes présentés par les nouveaux acquéreurs d’entreprises publiques privatisées permettront prochainement la création de 18 300 nouveaux emplois. Et ce n’est pas tout, le ministre a indiqué que le processus a permis le maintien de 36 500 postes et l’octroi d’indemnisations à 2 475 employés dans le cadre du départ volontaire. Dans ce sens, Hamid Temmar est catégorique en réaffirmant que le maintien des travailleurs au sein des entreprises concernées par la privatisation constitue «une condition sine qua non pour la privatisation». La «campagne » de sensibilisation du ministre de l’Industrie ne s’est pas limitée uniquement à ces arguments. L’intervenant a mis l’accent, également, pour convaincre les députés à l’Assemblée populaire nationale du bien-fondé de la politique de privatisation initiée par l’Etat, entre autres, le taux des investissements engagés par les opérateurs. Celui-ci s’élève, selon lui, à 871 milliards de dinars. En revanche, 44 milliards de dinars de dettes, contractées par des entreprises publiques, entre 2003 et fin 2007, ont été remboursées par les acquéreurs de ces entreprises dans le cadre de la privatisation. Cette opération a également permis, dira-t-il, le transfert de 176 281 m2 des excédents des actifs immobiliers des entreprises concernées par la privatisation, dont la gestion a été confiée, par le conseil des participations de l’Etat (CPE), à l’Agence nationale de l’intermédiation et de régulation immobilière, qui les a proposés aux investisseurs intéressés, dans le cadre de ventes aux enchères. Selon le précurseur des privatisations algériennes, les entreprises privatisées, soit un taux de17%, sont celles ayant connu des difficultés dans l’application des résolutions et des cahiers des charges du CPE. Temmar a, en outre, affirmé que «toutes les entreprises ont réussi à préserver leurs activités après leur privatisation. Convié, enfin, à présenter le bilan des privatisations durant la période allant de 2003 à 2007, le représentant du gouvernement indiquera que 417 entreprises publiques ont été privatisées, dont 192 l’ont été à 100% et 33 à plus de 50 % de leur capital. Quant aux 11 autres, leur capital a été privatisé à moins de 50%. Le même bilan souligne que les employés de 69 entreprises, à travers tout le territoire national, ont bénéficié de la cession de leurs entreprises qui ont été proposées à la privatisation et que 29 entreprises s’inscrivent dans le cadre d’une joint-venture et que les actifs de 83 autres entreprises ont été vendus. En 2007, le conseil des participations de l’Etat (CPE) a approuvé la dissolution de 4 entreprises publiques et le transfert de leurs actifs aux sociétés de gestion des participations (SGP) concernées, dira le ministre, en précisant que les entreprises dissoutes étaient toutes à caractère commercial.

Amokrane Hamiche
INVESTISSEMENTS ARABES
De grands projets attendus
Les investissements arabes en Algérie, s’avèrent être un objectif stratégique de l’Etat algérien qui semble décidé à mettre les bouchées doubles pour enlever toutes les contraintes liées aux difficultés rencontrées par ces derniers sur le terrain. Le récent périple de Bouteflika dans les pays du Golfe a-t-il pour effet de se tourner vers « ces pays frères » autrefois marginalisés ? Avant de s’étaler, chiffres à l’appui sur le volume des investissements directs (IDE) arabes en Algérie qui ont atteint 524 milliards de dinars pour la période 2001-2007 pour un total de 264 projets, le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements Hamid Temmar, a tenu à démentir l’affirmation selon laquelle il existe des obstacles entravant ces derniers de s’établir dans le pays contrairement aux investissements occidentaux pour lesquels on « déroule le tapis rouge ». Chose qui, selon les craintes d’un député, pourrait pousser de potentiels investisseurs arabes à transférer leurs investissements dans les pays voisins. « Il y a un retard et non des obstacles », a affirmé le représentant du gouvernement. Un retard dû, notamment à l’absence d’un marché financier et la complexité du système bancaire local. « La loi sur l’investissement en vigueur est unique et applicable à tous les opérateurs économiques, elle consacre le principe de non- distinction entre les investisseurs », a-t-il poursuivi. Pour le ministre, ils sont au contraire les bienvenus surtout ceux entrant dans le cadre de la stratégie nationale. Pour preuve, un nombre important d’investissements arabes font actuellement l’objet de négociations notamment avec le groupe émirati « Emmar » qui envisage de réaliser plusieurs projets dont l’aménagement de la baie d’Alger ou encore « la cité de la santé » à Staouéli en partenariat avec l’Algérie conformément au mémorandum signé en mars dernier entre le groupe et le ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements. Hamid Temmar, tout en rappelant la détermination des pouvoirs publics à poursuivre les efforts visant à asseoir un climat favorable en vue d’attirer davantage d’IDE, souhaite voir les investissements arabes s’orienter à court terme vers le secteur de l’industrie et de la pétrochimie, alors qu’ils étaient basés essentiellement sur la téléphonie mobile, les médicaments et les matériaux de construction. Il est d’ailleurs prévu selon l’ANDI (Agence nationale de développement et de l’investissement) une hausse des investissements arabes pour les années à venir qui pourraient atteindre 19 milliards de dinars pour la seule année 2008. L’Egypte vient en tête des investissements arabes avec 136 milliards de dinars pour 27 projets, suivie du Koweït avec 98 milliards (2 projets) et des Emirats arabes unis avec 76 milliards (5 projets). Ce volume ne comprend pas, selon le représentant du gouvernement, les grands projets en cours de préparation (communications, tourisme, habitat…). Quant aux IDE non arabes, ils s’élèvent pour la même période, selon Temmar, à 342 milliards de dinars pour 367 projets. L’Etat est allé à travers d’autres « mesures incitatives », jusqu’à l’augmentation de la durée de concession de 20 ans à 99 ans renouvelables sur les terrains destinés à l’investissement qui contribueront, selon le texte de loi, « à alléger les charges financières des investisseurs et à garantir davantage de stabilité aux projets d’investissement »
Saïd Mekla 
CHAKIB KHELIL À WASHINGTON
Appel aux hommes d’affaires américains
Le ministre de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil, qui participe depuis mercredi dernier aux travaux du 3e Forum économique arabo-américain à Washington, a appelé les hommes d'affaires américains à saisir les opportunités d’investissement qui leur sont offertes par l'Algérie. Ce forum économique écvonomique de Washington a pour objectif de promouvoir la coopération économique entre les pays arabes et les Etats-Unis, en consolidant les relations de partenariat déjà existantes. «L'économie algérienne est, aujourd'hui, en plein renouveau avec un énorme potentiel de croissance, notamment dans le secteur de l'industrie », a rassuré encore Chakib Khelil lors du discours qu’il a prononcé jeudi au 3e Forum économique dont les travaux se sont clôturés hier, à Washignoton. Ce Forum se veut d’ailleurs une rencontre permettant de « resserrer » les liens économiques entre les Etats-Unis et le monde arabe. Aussi, il a été question, indique-ton, des moyens de développement des échanges économiques entre les deux parties, compte tenu des potentialités et « performances » économiques et financières de l’Algérie. Les performances réalisées par l'Algérie sur le plan des indicateurs macro-économiques et financiers qui, selon le ministre, sont au vert, se traduisent par une dette extérieure extrêmement réduite, une inflation faible et un niveau confortable des réserves de change, confortant ainsi les perspectives d'une croissance soutenue à moyen terme. « L'Algérie a retrouvé sa stabilité et s'est ancrée désormais dans le cycle de croissance », a expliqué Chakib Khelil aux investisseurs américains non sans «flatter» les compagnies américaines qui sont dans une « position favorable pour investir en Algérie, où elles ont déjà une expérience. L'expérience des sociétés américaines dans notre pays Algérie s’illustre, d’autre part, non seulement dans le domaine des hydrocarbures mais également dans d'autres secteurs d'activité comme le dessalement d'eau de mer. Le ministre de l’Energie a également mis en évidence les avantages comparatifs offerts par l'économie nationale aux investisseurs étrangers en citant, entre autres, la disponibilité des hydrocarbures ainsi que la main- d’oeuvre jeune et qualifiée. Rien que pour la croissance économique, le ministre a fait aussi part du « vaste programme » engagé par le gouvernement algérien en vue d'accélérer la cadence de la croissance économique et le développement, expliquant que ce plan repose sur l'amélioration de la législation, condition sine qua non pour consolider l'économie de marché et promouvoir les investissements publics. Au-delà des objectifs assignés à ce Forum, Chakib Khelil a brossé un tableau de l’état de l'économie algérienne en mettant particulièrement l'accent sur l'investissement dans le secteur de l'énergie et des mines. Outre les questions économiques, le Forum a été également une tribune pour soulever les problématiques ayant trait à la politique, à la culture et à la société. Ce Forum oeuvre à promouvoir la coopération économique entre les pays arabes et les Etats-Unis, en se donnant comme objectif de renforcer les relations de partenariat déjà existantes, et d'établir de nouveaux accords et conventions. Mis sous l’égide du comité américain des affaires économiques (Ameeac), avec le concours de la Ligue arabe, le Forum a regroupé, en plus des hommes d'affaires arabes et américains,de hauts responsables politiques des deux parties. En Algérie, force est de constater que la corruption qui gangrène presque tous les secteurs d’activité, constitue la pierre d’achoppement qui ralentit le décollage de l’économie nationale. Sujet tabou pour certains, question épineuse pour d’autres, la corruption et le pourrissement qui en résultent, se présentent souvent comme un repoussoir devant les investisseurs étrangers.
Yazid Madi 
SYNDICAT ALGÉRIEN DES PSYCHOLOGUES
Sit-in hebdomadaire à partir du 20 mai

Les psychologues revendiquent un système de classification en fonction du niveau d’études.  Le Syndicat national algérien des psychologues (Snapsy) a décidé d’organiser des sit-in hebdomadaires, à partir du 20 mai prochain, devant la direction générale de la Fonction publique. Cette décision a été adoptée à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire des psychologues praticiens relevant des différents secteurs de la fonction publique, tenue jeudi dernier à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger. A travers cette «décision souveraine», dont l’application est « conforme à la loi en vigueur », les psychologues praticiens dénoncent «la violation par les pouvoirs publics du principe d’égalité dans le classement des qualifications et des diplômes nationaux». Il s’agit essentiellement, explique-t-il, «des différences inacceptables dans le classement catégoriel des fonctionnaires ayant le même diplôme national de licence (bac +4)». Ainsi, le syndicat des psychologues, qui considère que ses revendications «pressantes et légitimes», appelle les pouvoirs publics à se conformer au standard international en matière de bonnes pratiques psychologiques qui stipule que « dans le cadre de la mise en place du système LMD dans la nouvelle grille des salaires, l’usage de titre de psychologue avec une licence Bac+3 constitue une usurpation du titre de psychologue et que seul le diplôme de Master (Bac+5) et le doctorat (Bac+8) permet l’usage de ce titre afin d’assurer une qualité de soins psychologiques et garantir la protection de l’usager». Toujours dans le même contexte, les psychologues praticiens réaffirment leur attachement à la classification à partir de la catégorie 13 en assurant une évolution de carrière jusqu’au doctorat de la 1ère subdivision hors catégorie. Enfin, le Snapsy, qui privilègie le dialogue, s’élève contre «les menaces qui planent sur l’exercice de la profession et sur la formation et signale aux pouvoirs publics sa volonté d’être réellement associés aux décisions concernant les psychologues praticiens». L’assemblée générale des psychologues a regroupé les psychologues praticiens au niveau de la santé publique, solidarité nationale, jeunesse et sports, éducation nationale… Cette réunion intervient, souligne le Snapsy, suite à l’examen des décisions de la commission ad hoc constituée des représentants de la fonction publique, du ministère des Finances et des départements d’activités, et qui a statué sur la question du statut particulier des psychologues.

Fatiha Arab
Près de 1 500 décès par an

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Selon les spécialistes, si le cancer est dépisté à temps, la femme peut être sauvée. Alors que dans les pays industrialisés le taux de mortalité a été réduit de 70% , notamment par le fréquent recours au frottis, l’Algérie est encore à la traîne, estiment les spécialistes. Dans cette optique, un gynécologue voulant garder l’anonymat a affirmé que « plus de 90% des décès liés au cancer du col de l’utérus pourraient être évités grâce à un meilleur dépistage. » Le constat n’est pas reluisant et, hélas, inquiétant. Les spécialistes n’approuvent plus cette méfiance de la part des femmes qui n’arrivent plus à se prendre en main. Il est l’heure de faire des campagnes de sensibilisation aux quatre coins du pays. Des morts qui pouvaient bien avoir une meilleure vie, mais hélas, qui n’est plus possible et un destin pas facile pour ces milliers de femmes. Cette maladie cause de grands ravages dans les régions isolées, estime le gynécologue. Malgré l’avancée de la science et les résultats satisfaisants qui ont été enregistrés dans la prévention et la lutte contre cette maladie, le nombre de décès n’arrive toujours pas à diminuer. «Aujourd’hui, certaines femmes viennent effectuer des frottis dans notre service mais ce n’est toujours pas suffisant. Sachant que cette pratique peut bien se faire chez un gynécologue à tout âge», a indiqué le gynécologue. Les spécialistes distinguent aujourd'hui deux types de prévention du cancer du col de l'utérus : une prévention primaire par la vaccination qui permet de protéger les femmes des papillomavirus les plus oncogènes (responsable de près de 75% des cancers du col de l'utérus); une prévention secondaire qui permet de détecter grâce à des frottis de dépistage la présence de cellules anormales dues aux papillomavirus humains. Il faut savoir que les vaccins sont efficaces, seulement il est nécessaire de continuer à pratiquer des frottis de dépistage, car les femmes peuvent avoir été infectées avant la vaccination et parce que les vaccins ne protègent pas contre tous les cancers du col. Le vaccin ne doit pas se substituer au dépistage par frottis.

 Qu’en est-il du cancer du col de l’utérus ?
Ce cancer se forme dans les cellules du col de l’utérus, la partie étroite et inférieure de l’utérus. Il s’agit du passage reliant l’utérus au vagin. Le col de l’utérus fait partie de l’appareil reproducteur féminin. Il produit le mucus qui, à certains moments, peut faciliter le déplacement des spermatozoïdes entre le vagin et l’utérus, et à d’autres, les empêcher d’entrer dans l’utérus. Avant de devenir cancéreuses, les cellules du col de l’utérus subissent des changements et deviennent anormales. Il s’agit d’un état cancéreux, appelé dysplasie du col de l’utérus. La dysplasie du col de l’utérus n’est pas un cancer. Cet état précancéreux, qui n’est pas rare, peut toutefois évoluer vers un cancer en l’absence de traitement. Il faut savoir que la plupart des femmes qui présentent une dysplasie ne développeront pas un cancer du col de l’utérus. Contrairement à la plupart des autres cancers, le cancer du col de l'utérus est dû à un virus. Ce cancer gynécologique est dû exclusivement à l'infection par le papillomavirus humain. Actuellement, la prévention du cancer du col de l'utérus passe essentiellement par la prévention des infections sexuellement transmissibles (préservatifs, examens pour le partenaire) et surtout par le frottis cervical chez la femme. Dans ce contexte, la vaccination, des jeunes notamment, fait encore l’objet d’un grand débat parmi les différentes tranches spécialisées et sociales. Par ailleurs, il ne faut pas occulter les différentes maladies et autres infections sexuellement transmissibles, elles aussi sont de plus en plus présentes dans notre pays et engendrent des milliers de morts chaque année, estiment les spécialistes. Selon les dernières statistiques, plusieurs infections sont répandues, notamment la syphilis, qui fait des ravages ces derniers temps en Algérie. Actuellement, les spécialistes affirment que toutes les femmes doivent être vaccinées, notamment les jeunes filles, et ce sujet engendre un débat sans précédant dans plusieurs couches sociales algériennes. Enfin, des campagnes de sensibilisation de la population, notamment auprès des jeunes, doivent se faire sans tabou ni complexe en milieu scolaire et hospitalier en opposition à cette situation plus qu’inquiétante.

Hakima Smail
PARAMÉDICAUX
Enfin un statut particulier
«Le projet du statut particulier des paramédicaux est enfin finalisé, selon une architecture du système LMD et déposé auprès de la direction générale de la fonction publique.» C’est ce qu’a déclaré le syndicat algérien des paramédicaux (SAP) dans un communiqué, rendu public, hier, pour informer l’ensemble du personnel de cette corporation. Cette mouture, selon le communiqué, a pris en charge les propositions émises par le SAP, a été sanctionnée par un PV et signée conjointement par les représentants du syndicat et le ministère de la Santé. Ainsi, ce document stipule que les paramédicaux appartenant aux corps et grades prévus par le décret 91-107, sont intégrés et reclassés à la catégorie 11 à la date d’effet du projet du statut particulier, les paramédicaux principaux seront intégrés dans le corps paramédical spécialisé selon les conditions définies dans le projet particulier et bénéficieront de la catégorie 12. Ce statut permettra l’évolution de carrière des paramédicaux dans le système LMD. Par ailleurs, le SAP, qui appelle à l’application du statut particulier dans des délais fixés, se déclare satisfait de la finalisation de ce projet et souhaite que cet acquis historique renforce plus que jamais les rangs des paramédicaux pour aller de l’avant et rester mobilisés de façon permanente.
F. A. 
SAIDA
Une école pour jeunes non-voyants
Une école spécialisée pour jeunes nonvoyants a été inaugurée dans la commune de Aïn Lahdjar, située à sept km de Saïda, à l'occasion de la visite dans la wilaya du ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès. Cet établissement, réalisé dans le cadre du programme des Hauts Plateaux pour un montant de 44 millions de DA, est appelé à accueillir 80 jeunes nonvoyants qui disposeront, sur place, de toutes les commodités nécessaires et adaptées. Ould Abbès a affirmé à cette occasion, que l'Etat algérien "accorde une grande importance à la prise en charge des handicapés et inadaptés", signalant que l'Algérie "est le seul pays arabe à disposer de 18 centres spéciaux pour jeunes non-voyants comprenant des bibliothèques en braille et l'Internet en braille". Le ministre a présidé une cérémonie de distribution de 15 locaux professionnels au profit de jeunes des communes de Aïn Lahdjar, Sidi Ahmed et Dhoui Thabet. Il a suivi dans ce contexte un compte-rendu de la directrice de l'emploi sur la situation du " programme des 100 locaux par commune de la wilaya de Saïda" qui a bénéficié d'une enveloppe de 870 millions de DA pour la construction de 1600 locaux. 522 locaux ont été achevés au niveau des 16 communes de la wilaya, alors que les travaux se déroulent à "un bon rythme " pour les 1078 restants. Ould Abbès a assisté, par ailleurs, à une partie des cérémonies commémoratives du 63ème anniversaire des massacres du 8 mai 1945 et rendu visite au moudjahid Othmani Hamadouche, l'un des six condamnés à mort par les autorités coloniales. Au complexe sportif du "13 Avril 1958" le ministre de la Solidarité nationale a procédé à la distribution de trois minibus au profit des communes de Tircine, El Maâmoura et de l'équipe " Hawaâ " de handball qui a réalisé de bons résultats durant la saison écoulée. 
 
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