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LUTTE CONTRE LA CORRUPTION, RÉGULATION DU MARCHÉ ET ENSEIGNEMENT
  Les solutions de Louisa Hanoune
 
11E CONGRÈS DE L’UNION DE WILAYA DE L’UGTA DE BÉJAÏA
  Des dossiers chauds au menu
 
BOUMERDÈS
  Les travailleurs de l’ex-EPLF en grève illimitée !
 
NOUVELLES MESURES RÉPRESSIVES DU CODE DE LA ROUTE
  Chauffards, gare à vous !
 
ACCIDENTS DE LA CIRCULATION
  La sensibilisation à elle seule, suffira-t-elle ?
 
SÛRETÉ NATIONALE
  V’là la police du Métro
 
SKIKDA
Acquittement en faveur de l’ex-recteur de l’université
 
DISTRIBUTION DE LOGEMENTS SOCIAUX
Les huissiers de justice impliqués
 
CNAPEST ET UNPEF
  Vers une grève commune
 
SIDI BEL-ABBÈS
  L’affaire de l’esplanade El Wiam devant la justice
 
PUBLICITÉ ET MÉDIAS
  Les chiffres de Sigma
 
CHU IBN ROCHD DE ANNABA
  La panne à tous les niveaux
 
BÉJAÏA : GESTION DE L’HYGIÈNE AU NIVEAU DE LA COMMUNE
  Une nette amélioration
 
AFFAIRE DE LA DIRECTION DE L’HYDRAULIQUE DE BÉCHAR
  Des peines de 10 ans de réclusion à 18 mois de prison avec sursis
 
MILA
  Découverte d’un cadavre d’un nouveau-né

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION, RÉGULATION DU MARCHÉ ET ENSEIGNEMENT
  Les solutions de Louisa Hanoune
Le dossier de la corruption qui a atteint les plus grandes entreprises de l’État ne cesse de susciter des réactions des personnalités politiques. «On ne peut pas combattre la corruption qui régnait en Algérie depuis l’Indépendance, avec les politiques et les institutions qui l’ont engendrée», a déclaré Louisa Hanoune, secrétaire générale du parti des Travailleurs, lors d’une conférence de presse qu’elle a animée, hier, au siège de son parti à Alger, qualifiant à l’occasion d’injuste le maintien du secrétaire général des travaux publics en détention préventive plus de 4 mois puisque, selon ses dires, son dossier est vide. «L’affaire de Sonatrach est une catastrophe et le marché du gré à gré est un danger pour les prérogatives de l’État », a-t-elle ajouté. Sur un autre plan, le Parti de Travailleurs (PT) a réitéré son soutien aux mouvements de grève mené par les travailleurs de la Fonction publique notamment la protestation du Syndicat national des praticiens de la santé publique. «Nous soutenons les mouvements de protestation, l’indépendance des organisations syndicales et le droit de grève», a soutenu la leader du PT. Elle a, par ailleurs, dénoncé le mutisme de la tutelle à l’égard des travailleurs de la santé considérant leurs revendications comme étant légitimes. Selon Louisa Hanoune ce mutisme ne peut être expliqué que par «des raisons politiciennes du gouvernement laissant une grève de deux mois dans l’impasse». Elle a en outre, interpellé le Premier ministre afin de mettre fin à la pagaille régnant dans le secteur de la santé en adoptant un dialogue sincère permettant de prendre en charge les doléances des grévistes. Elle a, en revanche, mis en garde les syndicalistes des éventuels désaccords qui pourraient survenir, s’appuyant sur le cas des syndicats de l’éducation qui ont connu des brouilles, et ce, bien que leurs revendications soient les mêmes. Abordant la politique nationale d’enseignement supérieur, la secrétaire générale du PT n’a pas omis de mettre en exergue les préjudices engendrés par l’application du système LMD soutenant de ce fait, le retour au système classique dans l’enseignement supérieur réclamé par les étudiants. Dans cette perspective «10 000 signatures contre le système LMD ont déjà été rassemblées », annonce t-elle. Mme Hanoune est revenue aussi sur les activités de son parti indiquant que la commission chargée de l’évaluation du travail des élus aura lieu samedi prochain tout en se montrant satisfaite des réactions des élus du PT sur le terrain. «Le PT est le seul parti qui investit le terrain, propose des solutions substitutives pour les problèmes qui surgissent notamment ceux qui relèvent de l’économie », a-t-elle estimé, plaidant en faveur de l’application de l’échelle mobile des salaires et des primes en fonction de la réalité des prix du marché. Afin de mettre fin aux souffrances de la population qui se plaint quotidiennement de la cherté de la vie, la secrétaire générale du PT suggère, en plus du plafonnement des produits à large consommation, l’ouverture des offices pouvant réguler le marché et mettre un terme à la spéculation dont les citoyens sont victimes. Elle a proposé, entre autres, le retour aux bons d’achats donnant la priorité aux produits nationaux pour instaurer réellement la politique de la mercuriale en Algérie. «L’État doit avoir le monopole sur le commerce intérieur», a-t-elle souligné. Concernant le commerce extérieur notamment les relations avec l’Union européenne, en plus de la réciprocité sur le plan sécuritaire, Louisa Hanoune a plaidé pour la réciprocité dans les relations commerciales.
 Djedjiga Rahmani 

11E CONGRÈS DE L’UNION DE WILAYA DE L’UGTA DE BÉJAÏA
  Des dossiers chauds au menu
C’est ce jeudi que se tiendra le 11e congrès de l’Union de wilaya de l’UGTA avec la participation de 120 congressistes élus au prorata du nombre d’adhérents au niveau des cinq unions locales. Il est vrai que tous les secteurs seront représentés durant ces assises wilayales mais il n’en demeure pas moins que c’est le secteur de l’éducation qui aura la part du lion avec la participation de 44 délégués, soit un tiers du nombre des congressistes. Deux candidats sont en course pour ce poste de secrétaire général de l’UW, il s’agit du secrétaire général sortant, Boubalou Fatah et de Louhab Khoulalen membre de la Fédération nationale de l’éducation (FNTE). La commission exécutive sera composée de 55 membres d’où seront issus les cinq ou sept (la décision sera prise lors du congrès, ndlr), qui dirigeront, à partir de ce jeudi, le secrétariat de la nouvelle Union de l’UGTA. Ceci est le côté technique du déroulement de ces assises de jeudi qui se tiendront à la salle du complexe Jute de Béjaïa. Quant à l’autre côté d’aucuns qualifieront de chaud, la nouvelle équipe, qui sera connue, à coup sûr tard dans la nuit de ce jeudi, sera appelée à gérer plusieurs dossiers relatifs aux entreprises publiques économiques qui sont depuis des lustres en difficulté ainsi que l’épineux problème lié aux suspensions dont sont victimes des syndicalistes de l’UGTA au sein de certains organismes comme la Protection civile et l’ex-STVB ainsi que ceux du complexe IFRI spécialisé dans la fabrication de l’eau minérale et différentes boissons non alcoolisées. Toujours par rapport à ce dossier économique, le nouveau secrétariat sera aussi appelé à déterrer d’autres dossiers pratiquement mis aux oubliettes pendant plusieurs années pour des raisons qui demeurent floues. En effet, certaines entreprises publiques économiques ont subi une véritable mort programmée à cause de la mauvaise gestion décriée à maintes reprises par des syndicalistes aujourd’hui à la rue. C’est le cas de l’ex-entreprise des travaux de viabilisation (STVB) qui était victime, selon des sources bien au fait de cette affaire et preuves à l’appui, d’un véritable bradage sans que les autorités de l’époque ou celles d’aujourd’hui n’aillent jusqu’à déclencher une enquête pour tirer au clair une affaire considérée comme étant un crime économique. Le point lié au réel poids de l’UGTA au sein de la Fonction publique sera également débattu lors de cette rencontre de jeudi. Avec l’émergence des syndicats autonomes qui ont presque la mainmise sur ce secteur de la Fonction publique, les membres de l’UGTA au niveau local auront ainsi à faire le constat faisant état d’un tel recul et éventuellement proposer des solutions à même de s’y replacer. Un pari difficile à réaliser ? Les cinq années à venir nous le diront !
 Boubekeur Amrani 

BOUMERDÈS
  Les travailleurs de l’ex-EPLF en grève illimitée !
Les travailleurs de la filiale VRD PLUS ne décolèrent pas. Ils sont revenus, hier à la charge en déclenchant un mouvement de grève illimitée devant le siège de la direction. Ces derniers sont exacerbés par les responsables concernés lesquels n’ont daigné régler leur problème qui traîne depuis des mois. En effet, les centaines de travailleurs de cette unité ne savent plus à quel saint se vouer pour trouver une solution à leur calvaire qui dure depuis plusieurs mois. À ce jour, ces derniers sont sans salaire depuis plus de 4 mois. Ils sont logés à la même enseigne que leurs collègues de la filiale MCCES lesquels ne sont pas aussi payés depuis longtemps. Le dernier rassemblement remonte à moins d’un mois quand ils ont initié un mouvement de protestation pour exiger le payement de leurs arriérés de salaires. La direction générale qui s’est engagée à les aider en leur versant une partie des salaires n’a pas tenu ses promesse s’insurgent les protestataires. Il faut noter que plus de 700 travailleurs des deux filiales ne relèvent plus de l’entreprise EPLF, après la dissolution qui a été prononcée par les pouvoirs publics. Ils relèvent désormais de Sogecor, laquelle entreprise n’arrive pas à amorcer la rentabilité souhaitée et répondre ainsi à l’attente des centaines de travailleurs. Ces deux entreprises sensées prendre en charge les travailleurs des deux filiales se rejettent la balle. L’EPLF qui est l’entreprise mère dégage sa responsabilité suite à la dissolution, alors que Sogecor à laquelle devrait désormais dépendre ces deux filiales se trouve en phase de restructuration et d’établissement des statuts argumente-ton. Ainsi les travailleurs se trouvent ballottés et laissés pour compte. Cet état de fait a engendré beaucoup de difficultés aux centaines de salariés qui se trouvent réduit à la misère. «Nous ne pouvons plus subvenir aux besoins de nos enfants, le salaire est la seule source de nos revenus », se plaignent les protestataires. Les travailleurs de la filiale VRD PLUS n’ont pas trouvé d’échos à leur doléance pourtant exprimée depuis plusieurs mois. À chaque fois, c’est le même refrain qui est avancé par les responsables, lequel est fait de promesses non tenues, s’insurgent les manifestants. Hier, les centaines de travailleurs ont mis en exécution leur menace de grève illimitée en organisant un rassemblement devant le siège de la direction. Ils lancent un appel de détresse aux pouvoirs publics pour répondre favorablement à leur situation qui ne cesse de se détériorer. « Nous vivons dans la misère depuis la dissolution», s’inquiètent-ils. Toutefois les manifestants qui sont en grève illimitée menacent de poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’au payement de leurs arriérés de salaires.
 B. Khider 

NOUVELLES MESURES RÉPRESSIVES DU CODE DE LA ROUTE
  Chauffards, gare à vous !
Désormais, les amendes coûteront bien plus cher qu'avant. Pour un simple oubli d'attacher sa ceinture de sécurité ou l'usage de son téléphone portable au volant, l'automobiliste devra s'acquitter d'une amende variant entre 2 000 et 4 000 DA. Les infractions au Code de la route sont réparties désormais en quatre catégories avec le risque d'une peine de prison allant jusqu'à 10 ans et une amende jusqu'à 100 millions de centimes. Plusieurs éléments sont pris en considération. À signaler également qu'en cas d'infraction, le permis sera retiré pour une durée de dix jours. Passé ce délai, si l'amende forfaitaire n'est pas payée, elle sera surélevée et le permis suspendu pour deux mois. De ce fait, les contraventions classées au 1er degré coûteront de 2 000 à 2 500 DA aux automobilistes. Ces infractions concernent le défaut d'éclairage, de signalisation et de freinage des cycles, l'usage d'un dispositif ou d'un équipement de véhicule non conforme ou une non-présentation des documents de bord du véhicule ainsi que le permis de conduire et ou le brevet professionnel. Quant aux contraventions du 2ème degré, soumises à des amendes forfaitaires de 2 000 à 3 000 DA, elles portent sur la réduction anormale de la vitesse, sans raison impérieuse, de nature à diminuer la fluidité du trafic, le non-respect des règles de l'emploi des dispositifs sonores, le non-respect des règles relatives aux plaques d'immatriculation, des équipements et de la signalisation des transports exceptionnels, ainsi que les indicateurs de vitesse. Le non-respect des règles de circulation sur les chaussées, voies, pistes, bandes, trottoirs ou accotement réservés à la circulation des véhicules de transport en commun et autres véhicules spécialement autorisés et à la circulation des piétons ou l'empiètement d'une ligne continue sont également épinglés. Les contraventions du 3ème degré, amendes forfaitaires de 2 000 à 4 000 DA, coûtent à l'automobiliste, quant à elles, un retrait du permis de conduire. Elles s'appliquent en cas d'arrêt ou stationnement dangereux, circulation sur les voies ouvertes à la circulation d'un véhicule à moteur ou remorqué sans que ce véhicule soit muni des plaques d'immatriculation, non-respect de la distance légale entre les véhicules en mouvement, l'émission de fumées, de gaz toxiques et de bruits au-delà des seuils fixés, transport des enfants ayant moins de dix ans aux places avant, véhicule en défaut d'équipements permettant un champ de visibilité. L'automobiliste risque aussi d'écoper d'une suspension du permis de conduire pour une durée de trois mois s'il ne respecte pas les règles de limitations de vitesse des véhicules à moteur avec ou sans remorque ou semi-remorque, se rapportant à certaines sections de routes et à chaque catégorie de véhicule ou s'il viole l'interdiction relatives à la traversée des voies ferrées établies sur une route. Par ailleurs, l'usage manuel du téléphone portable ou l'écoute par les deux oreilles par apposition du casque d'écoute radiophonique durant la conduite lui fera suspendre son permis. Une suspension qui passe pour une durée de six mois lorsque l'automobiliste s'avère coupable de conduite en sens opposé à la circulation ou de non-respect des règles relatives aux poids des véhicules, à la nature, la forme, l'état des pneumatiques des véhicules à moteur. La même sanction est appliquée en cas de non-respect des dispositions relatives aux intersections de routes et à la priorité de passage, non-respect des règles relatives aux freins des véhicules à moteur et à l'attelage des remorques et des semi-remorques ou lors de manoeuvres interdites sur autoroutes et routes express. La circulation ou le stationnement sur la chaussée, la nuit ou par temps de brouillard, en un lieu dépourvu d'éclairage public, d'un véhicule sans éclairage ni signalisation et le franchissement d'une ligne continue sont passibles aussi d'une suspension de six mois du permis de conduire. Enfin, concernant les nouveaux conducteurs, ils seront sous contrôle pendant 24 mois avant l'obtention du permis de conduire définitif. À la moindre infraction au Code de la route pendant cette période, dite décisive, le permis sera simplement annulé. L'alerte est donc donnée et gare à celui ou, celle qui tombe entre les filets des services de sécurité. Espérons seulement que tout cet arsenal juridique pourrait enfin mettre un terme au terrorisme routier.
 Farid Houali 

ACCIDENTS DE LA CIRCULATION
  La sensibilisation à elle seule, suffira-t-elle ?

En dépit du durcissement des sanctions à l'encontre des chauffards, les statistiques demeurent inquiétantes, et même effrayantes. D'année en année, le bilan des morts s'alourdit. 11 personnes meurent en moyenne par jour dans des accidents de la circulation. Selon un bilan rendu public par le département des transports récemment, seulement pour les onze mois de l'année écoulée 4 282 personnes sont mortes sur nos routes, soit une augmentation de plus 200 morts par rapport à la même période de l'année 2008, sans parler du nombre de blessés qui pour la plupart finissent ce qui leur reste à vivre sur un fauteuil roulant. Ces données, qui font froid dans le dos, placent l'Algérie en tête des pays maghrébins et du monde arabe en termes de mortalité routière. Ces données également interpellent au plus haut niveau les services concernés qui doivent impérativement asseoir une stratégie nationale allant du moins dans le sens de la réduction du nombre d'accidents. Cette question épineuse du terrorisme routier était pour une énième fois en débat, hier, au Centre de presse du quotidien El Moudjahid. Une rencontre ayant regroupé des acteurs étant connus pour leur combat contre les accidents de la circulation. L'on citerait, entre autres, la Gendarmerie nationale et la DGSN. Quant au ministère des Transports il y était en force puisque le directeur du Centre national de la prévention et de la sécurité routière (CNPSR), le Centre national des permis de conduire et enfin le directeur de la prévention routière au ministère des Transports étaient également de la partie. Dans son intervention, Tahar Messaoud Nacer, directeur de la prévention routière au ministère des Transports dans son intervention, reconnaissant pour la énième fois la gravité de la situation, dira que les causes de l'hécatombe se résument en trois facteurs essentiels. Le premier à citer, selon ses dires, serait l'état des routes qui ne facilite pas trop la tâche à leurs usagers. Le deuxième point évoqué par l'orateur est relatif au fait que la plupart des chauffeurs n'accordent pas trop d'importance aux conditions climatiques particulièrement en période hivernale. Ainsi, la responsabilité humaine a été mise à l'index. Car à lui seul (l'humain) est responsable à 90 % dans les accidents de circulation. Pour sa part Hachémi Talbi, a insisté sur le fait que les efforts de tout un chacun dans la lutte contre le fléau des accidents de la circulation devraient redoubler.

LA LUTTE CONTRE LE FLÉAU DES ACCIDENTS DE LA CIRCULATION EST L'AFFAIRE DE TOUS
Tahar Messaoud Nacer, directeur de la prévention routière au ministère des Transports n'a pas cessé durant son intervention d'interpeller tous les autres secteurs à prêter main-forte à son département dans cette lutte acharnée contre les délinquants de la route (un qualificatif qu'ils n'ont pas usurpé). « Au sein de notre ministère, l'on est conscient de la question, seulement tous les autres départements sont appelés, chacun à son niveau, à prendre les choses d'un autre angle car le fléau des accidents de la circulation est l'affaire de tous », a-t-il indiqué. Avant de conclure, l'orateur dira qu'il est désormais temps de prendre les choses au sérieux et de frapper d'une main de fer car, a-t-il souligné, le caractère du chauffeur algérien est pour beaucoup dans ce qui se passe sur nos routes. De ce fait on est appelés à nous montrer plus sévères avec ceux qui pour une raison ou pour une autre ne respectent pas le Code de la route.

 H. F. 

SÛRETÉ NATIONALE
  V’là la police du Métro
La Sûreté nationale en général et celle de la wilaya d’Alger veillent sur la sécurité du citoyen et s’adaptent à la réalité du terrain et sont prêtes à répondre à toute urgence et à assurer toute nouveauté. C’est du moins ce qui ressort de la conférence de presse animée, hier, par Benini Mustapha, Commissaire divisionnaire à la Sûreté de la wilaya d’Alger, qui confirme cette tendance à l’adaptation avec la société en annonçant que « 400 policiers ont achevé leur formation spécialisée de police de métro. Une formation faite en collaboration avec le Métro d’Alger et la Protection civile ». Ces policiers, dont dix femmes, veilleront sur la sécurité des citoyens dans les stations de métro. «Ce nombre sera renforcé par 200 nouveaux policiers de métro qui seront formés prochainement» a ajouté l’intervenant soulignant que «le premier noyau d’une police de transport a été constitué en attendant le lancement de la formation ». Ces nouvelles spécialités dans le secteur de la police s’inscrivent dans le cadre de la modernisation de ce secteur sensible qui compte beaucoup plus se spécialiser afin d’assurer la sécurité des citoyens n’importe où et à n’importe quel moment. «On a essayé même de sensibiliser la population sur différents sujets à travers des portes ouvertes et l’organisation de cinquante deux journées d’information durant l’année 2009», poursuit l’intervenant. Le commissaire divisionnaire à la Sûreté de la wilaya d’Alger a précisé dans ce sens que «164 conférences ont été organisées et plusieurs campagnes de sensibilisation ont touché les différents quartiers de la Capitale». Présentant le bilan annuel de la Sûreté nationale de la wilaya d’Alger, Benini Mustapha a évoqué l’ouverture de sept nouveaux commissariats. Ces derniers ont été ouverts suite à la demande des citoyens d’un côté et sur la base d’une étude approfondie du terrain». L’intervenant a évoqué aussi la modernisation du secteur et l’amélioration des moyens, de la formation continue des agents de la sûreté nationale et la spécialisation des formations. S’agissant des accidents de la route, le conférencier a déclaré que 1 725 accidents corporels ont fait plus de 1 500 victimes dont 52 décès. Concernant les affaires de vol, notre interlocuteur a souligné que 4 934 plaintes, dont 188 vols par effraction ont été enregistrées par la sûreté de la wilaya d’Alger. Il a cité aussi le vol de voitures affirmant à l’occasion que les services de la police de la wilaya d’Alger ont pu récupérer 427 véhicules sur les 799 véhicules volés.
 Abla Selles 

SKIKDA
  Acquittement en faveur de l’ex-recteur de l’université
Le tribunal correctionnel de Skikda a prononcé l’acquittement en faveur de l’ex-recteur de l’Université de Skikda poursuivi dans une affaire de dilapidation de deniers publics. Deux cadres de la même université poursuivis pour les mêmes chefs d’inculpation ont été à leur tour innocentés par le tribunal. L’affaire en question a éclaté lorsque les services de la police judiciaire ont ouvert une enquête suite à des malversations qui auraient été constatées lors de la passation de certains marchés notamment en ce qui concerne la réalisation d’espaces verts et l’acquisition de matériels informatique. Dans son réquisitoire, le procureur de la République avait requis pour les trois prévenus trois années de prison ferme.
 Rebhi Benali 

DISTRIBUTION DE LOGEMENTS SOCIAUX
  Les huissiers de justice impliqués
Les huissiers de justice se trouvent au coeur de la lutte menée actuellement contre la corruption en Algérie dans plusieurs secteurs. L’habitat n’étant pas épargné par ce fléau, vient d’impliquer les huissiers. La loi rend désormais obligatoire la présence de ces auxiliaires de la justice lors des séances de tirage au sort des bénéficiaires de logements sociaux. Une recommandation allant dans le même objectif de lutte efficiente contre la corruption, vise à rendre aussi obligatoire la présence de l’huissier aux séances d’ouvertures de plis dans le cadre de la passation de marchés publics, a indiqué récemment Cherif Mohamed, président de la Chambre nationale des huissiers de justice algériens (CNHJ) lors d’un Forum tenu à Oran dont les thèmes touchent à l’actualité brûlante . «L’huissier de justice est une soupape de sécurité pour l’économie nationale, et doit de ce fait jouer son rôle en tant qu’élément clé, en tant que garant de la sécurité juridique au profit des opérateurs économiques en général et des investisseurs étrangers en particulier», a estimé Cherif. «Nous voulons rassurer les investisseurs et leur dire que l’Algérie est en avance dans ce domaine par rapport à de nombreux pays», a-t-il souligné en rappelant que les progrès enregistrés s’expliquent par la réforme du secteur avant laquelle le taux d’exécution des décisions de justice n’excédait pas 26%, alors qu’aujourd’hui il s’élève à plus de 93 %. Ce taux pourrait être porté à 100 %, a affirmé le responsable en suggérant à cet égard le renforcement de l’arsenal juridique à l’encontre des responsables de l’administration et d’entreprises publiques qui demeurent réfractaires à l’application des décisions de justice. Environ 10 % des jugements rendus (réintégration, dommages, dettes, réparations de dégâts...) contre l’administration ou les entreprises publiques ne sont pas exécutés ou prennent énormément de temps à être appliqués, parfois de six mois à un an, alors que le délai légal est de 15 jours selon le Code de procédure civile et administrative, a-t-il précisé. Il a rappelé, dans ce contexte, que la loi «ne permet pas la saisie de biens comme mesure coercitive» à l’encontre de l’administration publique, autorisant seulement la procédure d’astreinte pécuniaire qui, elle, «ne semble pas suffire». Les huissiers de justice se félicitent également de voir, grâce à la réforme, leurs attributions étendues de la notification et exécution à la médiation entre parties en conflit (créancier et débiteur) pour encourager l’arrangement à l’amiable par l’entente sur un échéancier de recouvrement des dettes. Ces nouvelles prérogatives de l’huissier, pour le recouvrement à l’amiable ou la notification pénale, allègent de manière significative la pression exercée jusque-là sur les tribunaux, a fait savoir Cherif. Par ailleurs, le directeur régional de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA) a souligné que «l’huissier peut contribuer efficacement à la lutte contre la contrefaçon qui porte atteinte à notre patrimoine culturel et à la créativité».
 Rebiha Akriche 

CNAPEST ET UNPEF
  Vers une grève commune
Boycotter les compositions, cesser toute communication avec l’administration, en attendant la date fatidique du 24 février ce sont pour l’heure les premières décisions nées du dernier conseil du CNAPEST tenu les 5 et 6 février à Alger. C’est ce qu’indique du moins Zoubir Messaoudi, coordinateur du CNAPEST à Bouira et membre du conseil national de ce syndicat autonome avant d’ajouter que des consultations avec l’UNPEF aux fins d’enclencher une grève simultanée éventuellement à partir du 24 février prochain. Selon certaines indiscrétions, il n’est pas exclu d’entamer un mouvement de grève dés le 24. D’autres sources syndicales bien informées trouvent plutôt la date fort symbolique pour revenir à la charge et carburer une protesta, laquelle est considérée à tort ou à raison comme éludée ou en tout cas peu fructueuse. Enfin, selon le coordinateur du syndicat autonome à Bouira, on tient à rallier l’UNPEF et enclencher un nouveau débrayage sine die. La date sera, dit notre interlocuteur, débattue de concert avec l’UNPEF lequel tient en principe et sauf imprévu, son conseil vers le 13 février prochain. Après quoi, CNAPEST et UNPEF conviendront d’une rencontre pour chercher ensemble les voies et les moyens d’une stratégie de lutte commune pour faire aboutir les revendications exprimées. «Il est question d’unifier la lutte et de la coordonner entre les cycles primaire, moyen et secondaire» précise Messaoudi. Ceci à l’heure où dans les lycées de la région plane plus que jamais le spectre d’une nouvelle grève, laquelle fait craindre un dialogue de sourd, entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics et risque de peser lourdement sur le cursus des élèves. Selon une élève de terminale à Boudjellil, il est convenu que les professeurs des classes d’examens, n’adhérent pas à la grève, même si elle touche leur établissement. Une manière de limiter les dégâts alors que ces futurs candidats au Bac accusent déjà un retard, autant dans la progression des programmes en vigueur que dans le niveau d’instruction en général. Tout ce qui est sûr, c’est que parents et apprenants retiennent leur souffle, appréhendant un nouveau round de grève dont les syndicats continuent d’agiter la menace.
 Nassim Naâli 

SIDI BEL-ABBÈS
  L’affaire de l’esplanade El Wiam devant la justice
Les scandales se suivent et se ressemblent à Sidi Bel-Abbès. En effet après le manège et l’informatisation des états civils dont la presse a fait largement écho, c’est au tour de l’esplanade El wiam de défrayer ces derniers jours la chronique locale. L’affaire de ce qu’il convient d’appeler ici de l’esplanade d’El wiam sise au quartier de Sidi Djillali dans laquelle seraient impliqués 12 élus et autres agents de l’administration de la commune a défilé avant-hier devant le tribunal de Sidi Bel-Abbès. Les 12 accusés se sont relayés l’un après l’autre devant le procureur pour répondre de leurs chefs d’inculpation à savoir surfacturation, faux et usage de faux et détournement de biens publics. Ce scandale sur lequel a coulé en son temps, soit l’année dernière, beaucoup d’ encre et de salive a été découvert par la brigade économique et financière relevant des services de police suite à une profonde enquête à l’issue de laquelle des dépassements graves auraient été relevés. Selon une source proche du dossier, l’esplanade aurait englouti, pour sa prétendu mise à niveau une somme conséquente de 16 milliards sur les papiers mais sur le terrain une minime partie de la somme globale injectée y figure. Plus grave encore, les élus incriminés auraient utilisé les moyens de la commune dont des engins tels que les grues pour l’opération de terrassement à dessein de gagner encore plus d’argent à l’entreprise choisie dans des conditions, des plus opaques. Enfin, il est utile de signaler que cette affaire vers laquelle tous les regards sont braqués risque d’éclabousser beaucoup de personnes. Affaire à suivre
 B. Farid 

PUBLICITÉ ET MÉDIAS
  Les chiffres de Sigma

Sigma Algérie, bureau d’étude spécialisé dans le marketing et les médias, a organisé, hier, à Alger son traditionnel événement annuel «l’Open Sigma». Lors de cette rencontre, il a été procédé à la présentation des performances publicitaires des annonceurs et des agences par grands médias (TV, presse, affichage, Internet) en termes d’investissement et d’efficacité publicitaire en 2009. Concernant le marché publicitaire en Algérie celui-ci est estimé à près de 12,5 milliards de dinars. Soit plus de 5 milliards de dinars pour les investissements publicitaires de la télévision, plus de 4 milliards pour la presse écrite et près de 9 millions de dinars pour la Radio. Sans oublier bien sûr l’affichage dont le taux avoisine les 2 milliards de dinars. Sigma a par ailleurs, fait une étude du taux d’audience en Algérie des principales chaînes nationales comparativement à la chaîne tunisienne Nessma TV. Il en ressort, concernant le taux d’audience TV hors Ramadhan que l’ENTV occupe la première place avec 16.3%, puis avec 10.3% l’A3 vient en deuxième position suivie en troisième position par Canal Algérie (2.2%) et enfin Nessma TV (1.7%). Pour ce qui est de l’audience au cours du Ramadhan, l’ENTV occupe toujours la première place avec un taux de pénétration de 33.2% suivie par l’A3 (14%). Nessma TV occupe la troisième place (9.6%) et enfin Canal Algérie avec un taux de pénétration ne dépassant pas les 1.8%. Quels sont maintenant les principaux annonceurs en Algérie ? L’opérateur Wataniya Telecom Algérie, le groupe Cevital figurent parmi le top dix des annonceurs.

 NESSMA TV SORT SES GRIFFES
Le directeur général de Sigma Groupe, Hassen Zergouni s’est longuement attardé sur les performances de la nouvelle chaîne Nessma TV. Une chaîne qui se veut maghrébine, de part ses programmes. Pour lui, en l’espace de peu de temps cette chaîne a fait parler d’elle. Et de quelle manière : Rien qu’en Algérie, «elle occupe la deuxième place» dernière l’ENTV. Ces performances ne sont pas dues au hasard mais bel et bien à une stratégie fiable bien réfléchie de ses responsables. Celle-ci, se base essentiellement sur une large diffusion et une meilleure qualité d’image avec une grille de programmes étoffée, privilégiant ainsi la qualité au dépens de la quantité. Quant à la catégorie d’âge de ses téléspectateurs, la Chaîne cible essentiellement un public jeune. Sa stratégie consiste également à frapper fort dans des occasions comme çà été le cas de la toute dernière coupe d’Afrique des nations mais aussi durant le Ramadhan. En effet, Nessma TV s’est distinguée durant la CAN par ses émissions entre autres «Ness El CAN» non sans drainer un large public. Le Ramadhan était, aussi une période où cette chaîne avait réalisé un taux de pénétration remarquable de l’ordre de pas moins de 9.6%. Une chose est sûre, soutient le conférencier, la progression en terme d’audience de cette chaîne est notable durant le dernier trimestre 2009. Pour lui, Nessma TV présente une opportunité pour les annonceurs afin de faire passer leurs produits. Et ce n’est pas sans raison : d’abord la qualité des images diffusées mais aussi, sa large diffusion à travers au moins trois pays du Maghreb : l’Algérie, la Tunisie et le Maroc. Il convient de souligner ici que les chiffres communiqués par le directeur général de Sigma, notamment ceux concernant la Radio, n’ont pas pu convaincre pour autant certains présents à cette rencontre. D’ailleurs l’un des intervenants n’a pas omis de qualifier les chiffres communiqués par le conférencier d’erronés qui ne reflètent point, selon lui, la réalité du terrain. Ce dernier n’a pas manqué de s’interroger sur la méthodologie suivie dans l’établissement de ce bilan.

 Amokrane Hamiche

CHU IBN ROCHD DE ANNABA
  La panne à tous les niveaux
Les prestations médicales ‘’dispensées’’ par le Centre hospitalouniversitaire (CHU) Ibn Rochd de Annaba, laissent à désirer : la plupart des services sont sales alors que les équipements et matériels médicaux, acquis à des prix exorbitants, sont soit en panne ou dans un état piteux et peu sont encore exploités. I l s’agit là d’un constat amer dénoncé à longueur de journée, depuis quelques années, par les patients et visiteurs qui ont eu à s’y rendre dans ce centre en quête de soins divers ou pour toute autre raison. Cette structure, legs de l’époque coloniale qui l’a exploitée pour les besoins de la santé militaire, ne répond plus, aujourd’hui, aux attentes des citoyens. Cette structure sanitaire, exiguë et n’arrivant plus à contenir les nombreux malades qui la sollicitent, semble souffrir, depuis sa date de création en 1986, en silence, en l’absence d’une réelle prise en charge de ses maux multiples : insalubrité des lieux et des équipements exploités pour la prise de nombreux malades y affluant des wilayas limitrophes, ‘’indisponibilité’’ des moindres équipements pour un simple diagnostic font partie du décor désolant imposé aux patients. Le scanner pour ne citer que cet équipement indispensable est en panne depuis plusieurs mois, nous a confié un malade orienté vers cette structure. C’est inconcevable que l’on fasse payer l’indifférence des gestionnaires de cet établissement au pauvre malade qui se retrouve obligé de faire face à d’interminables dépenses pour soulager sa douleur. Les traces de sang et de produits médicaux divers ainsi que des odeurs nauséabondes repoussantes et agressant les narines du visiteur ‘’hantent’’ ces lieux sanitaires faisant fuir plus d’un, notamment ceux qui ont la possibilité d’aller se soigner ailleurs de peur de mourir non de leurs pathologies mais de… cette crasse, nous a déclaré ce vieil homme accompagnant un proche. Certains ont, à cette occasion, manifesté leur crainte de se faire contaminer par des virus, contractés lors de leur séjour dans ces hôpitaux, à cause d’une mauvaise stérilisation des instruments médicaux ou tout autre facteur. Plusieurs citoyens, qui ont déploré les mauvaises conditions d’accueil des malades, particulièrement ceux venant de régions lointaines et qui se retrouvent à ‘’courir’’ dans tous les sens pour être pris en charge et enfin quitter immédiatement ces lieux lamentables et «déguelasses ». Les médecins, toutes spécialités confondues, n’ont cessé de critiquer les difficultés auxquelles ils sont confrontés et sont ainsi contraints d’exercer leur noble mission au sein de ce CHU, en attendant que ses responsables se réveillent de leur longue léthargie pour contribuer à l’amélioration de cet état de fait. Rappelons que le CHU de Annaba qui rayonne sur de nombreuses régions du pays, compte trois unités hospitalières, à savoir Ibn Rochd, Ibn Sina et Durban en sus des cliniques d’ophtalmologie, de pédiatrie et de chirurgie dentaire et autres structures en cours de réalisation à l’exemple de celle ayant trait à la lutte contre le cancer (CRAC) dont la livraison tarde à venir.
 Chams Amar 

BÉJAÏA : GESTION DE L’HYGIÈNE AU NIVEAU DE LA COMMUNE
  Une nette amélioration
La gestion de l’hygiène au niveau de la commune de Béjaïa qui est la vitrine de toute la région, était sujette à beaucoup de critiques juste au lendemain des élections de novembre 2007, connaît une nette amélioration ces derniers mois, comme le constate chaque jour que Dieu fait, le citoyen de la ville souhaitant tout de même qu’une telle amélioration s’inscrive dans la durée. Avant ce coup de fouet tant attendu, il était presque impossible de circuler en ville sans tomber nez à nez avec des monticules de déchets à telle enseigne qu’il était presque honteux de parler de l’ancienne capitale des Hammadites comme étant une ville citadine. Durant des années, les élus et les citoyens s’accusaient mutuellement. Les premiers imputaient le manque de propreté aux citoyens accusés de manque de civisme et les seconds pointaient un doigt accusateur en direction de leurs représentants au niveau de l’Assemblée populaire communale, les rendant responsables d’une telle situation «honteuse» pour une ville connue, surtout dans les années précédentes, pour sa propreté. Ainsi, la solution était faut-il le signaler de dépasser cette polémique stérile et de passer aux actions, porteuses de résultats probants. En effet, à l’exception de quelques quartiers de la ville qui demeurent encore sous les détritus notamment au niveau des ruelles difficiles d’accès, le reste de la cité connaît enfin une prise en charge sérieuse en matière de ramassage des ordures et de la gestion de l’hygiène en général. Le projet d’un Centre d’enfouissement technique, sujet lui aussi à polémique, avant qu’un terrain d’entente ne soit trouvé entre le mouvement associatif de la zone rurale et les élus locaux, ce premier étant au début opposé à un tel projet, est inscrit selon des spécialistes en environnement pour régler définitivement le sempiternel problème de le gestion des déchets et notamment celui relatif à la délocalisation de la décharge publique de Boulimat considérée à juste titre comme étant le point noir de la commune tant que celle-ci est située dans une zone touristique, plus précisément sur la côte ouest de Béjaïa. Pour rappel, ce projet de Centre d’enfouissement technique avait soulevé l’ire des citoyens de la zone rurale qui craignaient des répercussions sur l’environnement donc sur leur santé. C’était suite à des garanties données par les élus et le chef de daïra de Béjaïa que tout est aujourd’hui rentré dans l’ordre. Il reste à entamer les travaux nécessaires comme l’ouverture d’une route qui reliera ce centre d’enfouissement à la RN12, prévue dans ce projet, pour que ce problème lié à la délocalisation de la décharge de Boulimat soit définitivement conjugué au passé. La ville de Béjaïa sera-t-elle un exemple en matière de propreté au niveau de cette région où bon nombre de communes, si ce n’est la majorité, demeurent envahies par les décharges sauvages comme c’est le cas à Sidi Aïch ou le dépotoir communal sert de site d’accueil à ses visiteurs tant que cette plaie est située sur le bas-côté de la route nationale, au vu et au su de tous ? L’espoir est permis !
 Boubekeur Amrani 

AFFAIRE DE LA DIRECTION DE L’HYDRAULIQUE DE BÉCHAR
  Des peines de 10 ans de réclusion à 18 mois de prison avec sursis
Après délibération, des peines de 10 ans de prison ferme à 18 mois de prison avec sursis ont été prononcées, hier, par arrêt de la Cour de justice de Béchar dans le procès en appel de l’affaire de la direction de l’hydraulique de Béchar. Les chefs d’accusation retenus contre la cinquantaine de personnes impliquées dans cette affaire portent sur la violation des dispositions du Code des marchés publics, le faux et usage de faux, l’abus de pouvoir, le détournement de deniers publics, la concussion et l’usage abusif de fonction. C’est ainsi que l’ex-directeur de l’hydraulique de la wilaya de Béchar, le directeur intérimaire lui ayant succédé, l’ingénieur chargé du suivi des projets du secteur ont écopé de la peine de10 ans de prison ferme, deux cadres et un responsable de bureau d’étude se sont vu condamner à 4 ans de prison ferme et deux entrepreneurs à la peine de 5 ans de prison ferme. La confirmation de la peine de 4 ans de prison ferme a été prononcée à l’encontre du secrétaire général de la wilaya, un allègement de peine de 4 à 2 ans de prison ferme au profit de 4 membres du comité de marchés de la wilaya, les 3 membres restants dudit comité ont écopé de 18 mois de prison ferme. La subdivisionnaire du secteur de l’hydraulique dans la daïra de Lahmar a écopé de 18 mois de prison avec sursis. Les 18 entrepreneurs impliqués dans cette affaire ont été condamnés à 18 mois de prison avec sursis. Un entrepreneur acquitté par le tribunal de première instance et comparaissant devant la Cour en tant que témoin a été relaxé par la Cour de justice. Toutes ces peines prononcées étaient assorties d’amendes de 1 million de DA à l’encontre de chaque personne condamnée. Cette affaire a brillé par le retrait du collectif d’avocats de la défense, le sixième jour du jugement en appel, en signe de protestation contre ce qu’ils ont qualifié de non-respect des procédures légales par la Chambre correctionnelle de la Cour de justice de Béchar et ont demandé la délocalisation du procès vers une autre juridiction. Les personnes inculpées dans cette affaire avaient eu le courage de poursuivre le jugement de cette affaire en l’absence de la défense. Pour rappel, le tribunal de première instance avait condamné l’ex-directeur de l’hydraulique, le directeur intérimaire, l’ingénieur chargé du suivi des projets du secteur, deux cadres, un responsable de bureau d’études et deux entrepreneurs à des peines de 8 ans de prison ferme assorties de 1 million de DA, les membres du comité de marchés publics de la wilaya à 4 ans de prison ferme, la subdivisionnaire du secteur de l’hydraulique dans la daïra de Lahmar à 5 ans de prison ferme, les 18 entrepreneurs à 2 ans de prison ferme et acquitté 1 entrepreneur.
 Messaoud Ahmed 

MILA
  Découverte d’un cadavre d’un nouveau-né
Le corps sans vie d’un nouveau-né de sexe féminin, qui portait encore le cordon ombilical, selon nos sources, a été trouvé, vendredi matin, par des citoyens dans la localité de Lâyadi Barbès dans la wilaya de Mila. Agissant sur des renseignements fournis par ces derniers, les éléments de la brigade locale de la Gendarmerie nationale se sont déplacés sur les lieux pour effectuer des relevés et diligenter une enquête susceptible de déterminer les circonstances de cet évènement. La dépouille a été évacuée par les éléments de la Protection civile à la morgue de l’hôpital de Ferdjioua.
 Abdelouahab Ferkhi 

 
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