Ouargla : L’impératif de promouvoir l’activité agricole

Les intervenants à un workshop sur l’agriculture saharienne, tenu mercredi à Ouargla, ont plaidé pour la promotion de l’activité agricole selon une vision de développement économique durable et respectueuse de l’environnement.
L’importance de promouvoir l’activité agricole, notamment en zones arides et semi-arides, doit s’intégrer dans une vision de développement économique durable et respectueuse de l’environnement, ont souligné ces intervenants, des chercheurs et universitaires issus de différentes wilayas du pays, lors du 7ème workshop sur l’agriculture saharienne. Ils ont insisté, en outre, sur la gestion rationnelle des ressources hydriques (souterraines, usées et de drainage) afin de garantir l’équilibre hydrique entre les besoins agricoles et la fluctuation des nappes superficielles.
Ce regroupement scientifique, auquel ont pris part quelques agriculteurs locaux ainsi que des étudiants, dont des doctorants, a été aussi une occasion de souligner l’importance de multiplier les recherches scientifiques en rapport avec les procédés de conservation et de valorisation des potentialités agrobiologiques des sols, dans le but de contribuer au développement de l’agriculture en régions sahariennes, caractérisées par ses spécificités naturelles, dont la salinité du sol et un climat sec et des moins pluvieux.
Dans un exposé sur les bases méthodologiques et de surveillance de la qualité des sols, Mohamed Benkhelifa (Université de Mostaganem) a mis l’accent sur la nécessité de développer des méthodologies fiables, rapides et économiquement viables pour l’indication spécifique de la qualité des sols, tout en insistant sur l’importance d’impliquer les agriculteurs eux même dans les recherches menées, en vue de maintenir les difficultés observées et les besoins des cultures.
De son côté, Mokthar Karabi (université d’Ouargla), a évoqué la nécessité de penser à cultiver les micro-organismes du sol pour avoir un système agricole stable et durable, dans ces régions où la phoeniciculture reste l’activité agricole la plus pratiquée par la population, vu sa place dans le système oasien et son rôle socio-économique, sans oublier l’introduction de nouvelles cultures stratégiques, à l’instar de la céréaliculture et l’oléiculture. Initié par la Faculté des sciences de la nature et de la vie à l’Université Kasdi-Merbah d’Ouargla, ce wokshop intitulé ‘’Potentialités agrobiologiques des sols : Problèmes posés et valorisation (Agro-Bio-Sol 2018), a pour objectif de mettre en exergue les caractéristiques, le fonctionnement, la gestion et la valorisation des sols sahariens, selon les organisateurs. Il s’est articulé autour de trois de thèmes principaux : ‘’Ressources et potentialités agrobiologiques des sols sahariens’’, ‘’Gestion des sols et problèmes posés’’, ‘’Potentialités agrobiologiques des sols’’.