Campagne

On en est loin du brouhaha de 2012 : Une campagne électorale à huis clos ?

Rien n’augure, ou presque que le pays s’apprête à vivre au rythme d’un rendez-vous électoral, aussi «important» que l’on prétend qu’il soit, de par le peu de bruit qui l’entoure, en cette période «creuse» précisément. Du moins, à quelques encablures du lancement officiel de la campagne électorale, prévue dimanche prochain.

L’on s’interroge dès lors s’il s’agit tout juste d’un timing, préalablement réfléchi avant de se mettre dans le bain électoral, ou bien d’une conjoncture alambiquée obligeant les participants à manquer d’entrain pour prendre les devants de la scène, comme ce fut le cas lors des précédentes échéances. En effet, le constat qui s’observe à l’heure actuelle est tel que les partis politiques et autres indépendants en lice semblent moins offensifs que l’étaient leurs compères durant la période pré-législative de 2012. Autrement, il y a comme une sorte d’hésitation et d’incertitude chez les partis politiques qui ont investi leurs candidats aux législatives prochaines du 4 mai. S’il est vrai que le contexte d’il y’a cinq ans, à tous points de vue entendre, est loin d’être le même que celui prévalant aujourd’hui, il n’en demeure pas moins que les postulants à la huitième législature parlementaire se sont avérés moins visibles sur la tribune publique. Or, la tradition électorale voudrait qu’ils soient, normalement, plus présents sur le terrain à l’effet de mobiliser l’électorat à leurs côtés. La question est justement là. Comment pouvoir convaincre le citoyen d’aller voter au moment où l’indifférence gagne des couches entières de la population. Même si, chaque parti dispose de sa propre stratégie électorale et y va de son propre discours, aussi persuasif pourrait-il être, les candidats aussi bien que les pouvoirs publics d’ailleurs, appréhendent au plus haut point le spectre de l’abstention. Ce n’est pas tout, à cette problématique qui reste à confirmer dans les prochains jours, s’ajoute la difficulté de trouver une manière pour aborder le public, au moment où le citoyen est pris dans les entrailles de la crise financière. Enfin, et à défaut d’aller à la rencontre du public, ce qui n’est visiblement pas une tâche de tout repos, les partis politiques pourraient s’accommoder avec des nouvelles technologies à leur portée. Ils ne sont pas peu-nombreux en effet à fixer sur le choix de se mettre en mode E-campagne. Autant éviter des revers sur le terrain.
Farid Guellil