Peine de mort

Objet d’un séminaire à la cour de Boumerdès : Plaidoyer pour l’abolition de la Peine de mort

«La Peine de mort» est le thème d’un Séminaire international organisé, depuis jeudi dernier, au niveau de la Cour de Boumerdès. Il est à l’initiative du Comité national des avocats algériens, membres de l’Union des avocats internationale (UIA), et en collaboration avec le Barreau de Boumerdès.
Pas moins de neuf pays y prennent part à cette rencontre juridique, dont le sujet est sensible en soulevant un débat riche allant dans le sens de l’abolition de la Peine de mort. «l’Algérie porte un intérêt primordial à la question des droits de l’Homme et surtout à la question sur la Peine de mort», a déclaré le représentant du ministre de la Justice et garde des Sceaux, Lakhdari, DG des affaires judiciaires et juridiques et garde des sceaux, lors de son allocution d’ouverture en affirmant que l’Algérie porte un intérêt primordial à la question des droits de l’Homme et surtout à la question sur la Peine de mort qui relève beaucoup plus des perspectives socioculturelles d’une nation, d’où il est indispensable de tenir compte de tous les contours de la question de la Peine de mort pour enregistrer des avancées.
La réforme de la Justice n’a pas omis la Peine de mort, a précisé l’intervenant, en citant la loi du 26 juillet 2001 et celle du 20 décembre 2006 rectificatif à la loi juridique et criminelle annulant graduellement la Peine de mort pour certains crimes». «Le débat sur la peine de mort reste un débat ouvert et continu, malgré ce qui a été dit à ce sujet par les hommes politiques, les hommes du Savoir, de l’idiologie et de la religion», dira Ahmed Benantar, bâtonnier de Boumerdès, et non moins initiateur de ce séminaire. Il a ajouté que cette peine a suscité une controverse entre les nations, et l’appel à son application surgit à chaque fois qu’il y eut kidnapping d’enfants. «Il faut que les hommes de la justice soient vigilants, et c’est pour cette raison qu’on a organisé cette rencontre internationale», précisera-t-il. L’ancien ministre délégué des droits de l’Homme, Ali Haroune en l’occurrence, a indiqué qu’il est contre la Peine de mort.
«Nous avons demandé, depuis les années 1960, l’arrêt des condamnations à la peine de mort. Mais, pour des raisons politiques, on n’a pas réussi, surtout que cette peine est liée à des idéologies», a-t-il expliqué. Le professeur tunisien Abdenour Mourro, vice-président de l’Association des députés du peuple tunisien, a mis l’accent sur l’importance de la tenue de ce séminaire, consacré à la Peine de mort, en précisant que «les hommes de la justice s’intéressent à sensibiliser l’opinion publique sur cette question sans la lier à des idéologies et que la Peine de mort devra être appliquée pour seulement des crimes de grandes dimensions». Cette rencontre devant s’étaler sur deux jours va permettre aux intervenants, entre autres les avocats-chercheurs, et acteurs des droits de l’Homme, à laquelle participent des délégations étrangères, venues de Belgique, d’Allemagne, de France, d’Espagne, du Maroc, de Mauritanie, du Liban et Burkina-Faso, d’enrichir le débat sur cette question lancinante.
B. Khider