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Marché pétrolier mondial : Hausse record du prix du baril

Franchissant le seuil des 70 dollars, jeudi dernier, sur l’intercontinental Exchange Futures (ICE) de Londres, c’est pour la première fois, depuis décembre 2014, que le prix du baril de pétrole franchit cette barre. Pour les experts, la cause principale de cette hausse du prix du baril de l’or noir est la diminution des réserves pétrolières américaines outre la baisse imprévue, la semaine dernière, de la production de brut aux États Unis ainsi que des tensions géopolitiques, dont celles entre Téhéran et Ryadh. À ces raisons avancées par des experts du marché pétrolier mondial, à l’origine de la hausse du prix du baril pétrolier, s’ajoute notamment la demande soutenue avec la vague de froid qui touche l’Amérique du Nord, sans perdre de vue les retombées de l’accord de réduction du niveau de la production pétrolière, toujours en cours, des pays membre et non membres de l’Opep. Après avoir franchit, mardi dernier, la barre des 69 dollars le baril, battant ainsi le record enregistré mai 2015, deux jours après, le prix du baril de l’or noir enregistre un second record, en franchissant, pour la première fois, depuis décembre 2014, le seuil de 70 dollars. La hausse du prix du baril, enregistrée pour la première fois, depuis mai 2015, a été juste après la publication par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA), indiquant que le prix moyen du baril de pétrole de Brent, durant l’année en cours «devrait être de 59,74 dollars» alors qu’un mois auparavant ses prévisions avançaient 57,26 dollars. En ce même jour, en début de soirée, les contrats à terme pour livraison en mars prochain, pour le pétrole Brent avaient progressé de 1,76%, pour atteindre les 68,97 dollars le baril, quant aux contrats à terme pour livraison du mois prochain, pour l’or noir WTI, leur prix avait augmenté de 1,55%, pour atteindre le seuil des 68,83 dollars le baril. La montée record du prix du baril de l’or noir tient, par ailleurs, au resserrement de l’offre mondiale, permettant ainsi au rééquilibrage entre la demande et l’offre, sur le marché pétrolier mondial, objectif principal de l’accord sur la réduction du niveau de la production pétrolière, conclut entre les pays membres et non membres de l’Opep. Les cours ont été notamment soutenus, ces derniers jours, par la déclaration du ministre du pétrole des Émirats arabes unis, affirmant, jeudi passé, que l’Opep «était déterminée à poursuivre les mesures de maitrise de sa production jusqu’à la fin 2018 » a déclaré celui qui assure actuellement la présidence de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole. Pour rappel, fin 2016, les membres de l’Opep et 10 autres producteurs, dont la Russie, se sont engagé, dans un accord de réduire leur production pétrolière, d’environ 1,8 million de barils par jour, en vue de rééquilibrer le marché pétrolier mondial, entre une offre abondante par apport à la demande, à l’origine de la baisse vertigineuse du prix du baril de l’or noir, dès juin 2014.
Le pétrole étant l’une des matières premières qui a le plus enregistré une progression en ce début d’année, avec plus de 5% de hausse sur le WTI et plus de 3,2% sur le Brent, une tendance haussière qui tend à se perdurer, selon des experts, indiquant que les prévisions commencent à montrer une hausse du cours du pétrole vers les 80 dollars, après un fort début d’année. Le baril de Brent approchant les 70$, jeudi dernier, affiche une progression de plus de 60% depuis début juillet dernier, le baril était autour de 43 dollars. Alors que cette hausse est salutaire pour des pays dont leurs économies et leurs budgets sont fortement dépendants des recettes des hydrocarbures, son impact sur d’autres pays, notamment les plus développés risque d’être énorme, notamment dans des secteurs, tels, les compagnies aériennes, l’agriculture, l’industrie et les transports, pour ne citer qu’eux.
Le marché du pétrole, qui a connu une offre excédentaire depuis quelques années, semble se rapprocher du rééquilibrage entre la demande et l’offre, à l’origine de la tendance haussière du prix du baril de l’or noir, lequel ne franchira pas et n’atteindra pas, selon des experts les records, des 110 à 120 dollars, qu’il a enregistré avant le début de la chute de sa valeur, dès juin 2014, sur le marché mondial du pétrole.
Karima Bennour