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Malgré qu’ils soient interdits de recrutement : L’ESS, le MCA et les autres défient la FAF

lors qu’ils sont 12 clubs sur les seize que compte la Ligue 1 interdits de recrutement jusqu’à nouvel ordre, les clubs en question ne se gênent nullement de poursuivre leur opération de renforcement de leur effectif, en concluant parfois des transactions avec des chiffres faramineux, sans se soucier de l’épée de Damoclès suspendus sur leurs têtes.
Pourtant, la FAF leur a fixé la date du 20 du mois courant comme dernier délai pour régler leurs contentieux avec leurs joueurs, après que ces derniers eurent saisi la CRL, un ultimatum qui tire d’ailleurs à sa fin, sans que ces contentieux ne soient réglés.
C’est à croire donc que les décisions de la première instance footballistique nationale ne semblent pas avoir force de loi. Seuls le NAHD, la JSK, le DRBT et l’USMA ne sont pas frappés par cette interdiction. En revanche, certaines grosses cylindrées du championnat comme le Mouloudia d’Alger, le CR Belouizdad, le CS Constantine ou encore l’Entente de Sétif ne peuvent pas, en théorie, entamer leur mercato avant d’avoir réglé leurs joueurs au dernier centime. Or, on constate que certains de ces clubs sont les plus actifs sur le marché des transferts depuis son ouverture. Comme l’Entente de Sétif qui a déjà engagé officiellement plusieurs joueurs et qui continue les contacts avec d’autres éléments libres ou encore sous contrat avec leur club. Chibane, Sidhoum et Nessakh ont déjà signé, en attendant Cherfaoui, Mebarakou et surtout Bendebka qu’ont dit très proche du club des Hauts-Plateaux. Le MCA, qui se trouve dans le flou sur le plan administratif avec le limogeage du DG, Omar Ghrib, ne s’empêche pas lui aussi de chercher les meilleurs éléments qui viendront renforcer son effectif. Balegh a ouvert le bal, et Boulekhoua devait lui emboîter le pas hier.
A Constantine, on n’est pas demeuré en reste puisque le CSC est parmi les clubs les plus actifs sur le marché. On parle de la venue du Burkanibé Sylla, de Boulaouidat de la JSK et d’autres encore. Quand on feuillette la presse sportive quotidiennement, on n’a pas l’impression que les trois quarts des clubs de l’élite sont interdits de recrutement. Quelles garanties ont les joueurs qui s’engagent avec ces équipes ? Les clubs concernés ont-ils la certitude de pouvoir régulariser leurs joueurs dans les délais pour faire lever l’interdiction ? Ou s’agit-il tout simplement d’une énième bravade à l’égard des instances qui gèrent notre football ?
Hakim S.