Lutte contre les produits contrefaits

Lutte contre les produits contrefaits et le commerce informel : Condor-Sicpa propose une solution efficace

Que faut-il faire pour préserver la santé du consommateur et l’intégrité physique des usagers de certains produits exposés à la contrefaçon? Le remède existe et la solution proposée par l’entreprise suisse Sicpa en est une. Elle a fait ses preuves dans plusieurs pays, dont les USA, le Brésil, l’Inde, la Turquie, le Maroc et le Kenya pour ne citer que ceux-là. À travers un partenariat avec le groupe Condor, Sicpa propose sa solution aux pouvoirs publics et aux industriels algériens pour lutter efficacement contre les produits contrefaits et le commerce informel. Avec le groupe Condor, Sicpa se projette de conquérir le marché africain. Présente dans 180 pays, dont les États-Unis d’Amérique et l’Europe, l’entreprise suisse (Sicpa) spécialisée dans le marquage des produits propose son savoir-faire au gouvernement algérien. Pour s’implanter en Algérie, les responsables de Sicpa ont opté pour un partenariat avec le groupe Condor. Un choix qui n’est pas fortuit, explique Bruno Frentzel, responsable exécutif de Sicpa, puisque, selon lui, le groupe Condor recèle les moyens humains et matériels permettant à l’entreprise suisse spécialisée dans le marquage des produits de batailler sur le marché africain. Rencontré à Alger, Bruno Frentzel a expliqué tous les avantages de la solution que propose son entreprise en matière de marquage des produits pour les économies algériennes. Il s’agit de mettre un code unique sur un produit, au moyen d’une encre de sécurité. Ce code permet, selon les explications fournies par Bruno Frentzel, au produit, une fois qu’il est mis sur la chaîne de distribution, d’être identifié et suivi. À l’aide de moyens technologiques, on ouvre le code d’information pour connaître l’origine du produit, et s’assurer sur sa conformité, at- il encore expliqué. Bruno Frentzel parle d’une solution complète, sorte de maison clé en main, construite par Sicpa et proposée aux gouvernements de plusieurs pays à travers le monde. La solution de Sicpa a fait déjà ses preuves dans plusieurs pays du monde (les USA, le Brésil, la Géorgie, l’Albanie, la Malaisie, la Turquie et l’Inde), pour ne citer que ceux-là. En Afrique, l’entreprise suisse spécialisée dans le marquage des produits est installée au Maroc, au Kenya, au Togo et au Cameron. Créée en 2000, la solution de Sicpa a fait du chemin depuis. Sa fiabilité lui a permis d’obtenir de nouveaux marchés et renouveler d’anciens contrats avec d’autres partenaires. Outre la garantie de la provenance du produit et sa conformité, la solution de Sicpa, qui comporte notamment le contrôle en temps réel de la production et de distribution, permet à l’État d’obtenir le paiement complet des taxes qui lui sont dues. Pas de marge de manoeuvre pour les fraudeurs. En résumé, la solution Sicpa permet de lutter efficacement contre les produits contrefaits et le commerce informel. Et l’Algérie, qui peine à trouver des mécanismes efficaces pour réduire un tant soit peu l’ampleur du commerce informel, ne va que se réjouir de la solution du Sicpa et l’accueillir à bras ouvert. À travers un tel système électronique, les agents des Douanes ou des brigades de répression des fraudes ont la possibilité de remonter l’information et exiger aux opérateurs économiques de payer les taxes sur leurs productions, a indiqué le responsable exécutif de l’entreprise suisse. Bruno Frentzel parle d’un système infaillible lequel a permet à certains pays de rapporter jusqu’à 60% de taxes supplémentaires. À travers le partenariat avec le groupe Condor, l’entreprise suisse mettra à la disposition de son partenaire algérien les brevets et la propriété intellectuelle ainsi qu’un certain nombre d’équipements, a-t-il dit. Et d’ajouter que l’installation de ce système, la production et la gestion des timbres fiscaux, la production des marques et les équipements à mettre dans les chaînes de productions seront assurés depuis l’Algérie par Condor-Sicpa. S’agissant du coût de l’investissement pour ce projet, il est estimé à 6 milliards de dinars, a-t-il ajouté, soulignant que ce projet permettra de créer 400 postes d’emplois directs. L’avantage de ce projet réside dans le fait que l’État ne mettra pas la main à la poche et ne débourse rien, et tout l’investissement sera supporté par Condor- Sicpa, a-t-il fait savoir. L’entreprise se fera payer à travers des contrats de longue durée, signés avec le gouvernement et en fonction des types de produits, en appliquant des prix par marque et par code appliqué. En termes plus clairs, il y aura un petit rajout sur la valeur du produit que Bruno Frentzel considère comme infime, par apport au prix du produit. Condor-Sicpa propose une solution concrète applicable au marché algérien et qui permet une sécurisation complète de la chaîne de production. Bruno Frentzel parle également d’une sélection de produits qui doivent être marqués en premier et parmi lesquels il cite ceux qui apportent plus de taxes à l’État et ceux qui sont plus frauduleux et qui représentent un danger pour la santé du consommateur, notamment le médicament, l’eau, le tabac et le cosmétique, mais également les produits de consommation courante.

Hacène Nait Amara