L’orchestre symphonique national anime une soirée à Bouira

Puissant, génial, impérial, l’orchestre symphonique national a donné avant-hier, à la maison de la culture, une soirée artistique qui a donné la pleine mesure de son talent. Le spectacle a démarré avec l’exécution impeccable de l’hymne national que la salle, frissonnant d’émotion patriotique, a écouté debout. L’orchestre a ensuite attaqué trois morceaux de musique classique empruntés à l’œuvre de l’arménien Kharturian. C’étaient les trois derniers mouvements des cinq que cette œuvre compte. Le premier morceau est une valse, le second, un andante et le troisième, une galopante, salués tous trois par un tonnerre d’applaudissements. Il a ensuite joué la Nouba Zidane. Cette œuvre moderne comporte, elle aussi, cinq mouvements. Le chanteur qui l’a interprétée, en l’occurrence Samir Toumi, pressé par le temps, a opté pour les trois derniers mouvements : Dardj, Insiraf et El Khalas. Aussi, il a interprété El Hamdou lillah (Dieu merci..) de Mohamed El Anka. Lui succédant au micro, la chanteuse Nada El Rayhane a enchanté le public grâce à deux chansons de circonstances : Ana Mithlouka, Ouhibou El Djazaïr (Moi, je suis comme toi, j’aime l’Algérie) et Mouhamadou (le Prophète). Les paroles de cette première chanson sont l’œuvre du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi et la musique de Fadhel Noubli. La seconde chanson est une composition de l’égyptien Mohamed Sallama.L’orchestre national a donné ensuite deux morceaux de musique instrumentale : Allo triciti et Yama Gouraya qui ont plongé les fans de la chanson kabyle dans un profond ravissement. Chantant ensuite en duo avec Samir Toumi, elle a interprété avec ce dernier une chanson de Driassa, Yahiaou ouled Bladi. (Vive les fils de mon pays). Le duo était accompagné par la chorale d’Alger. La soirée a pris fin vers minuit et demie. Mais le public n’a pas vu le temps venir. Ce qu’il faut signaler, c’est que l’orchestre en question est assez familier à la ville de Bouira, puisqu’il y était déjà venu deux ou trois fois et avait connu le même succès. Sous la baguette du maestro Amine Kouider, il a clôturé la soirée comme il l’a commencée en apothéose. Rappelant enfin que l’orchestre qui multiplie les tournées depuis ces dernières années a fait presque le tour d’Algérie, dispensant une musique universelle et portant à travers elle un message de paix et de fraternité.
Comptant en son sein une Russe et une Sud-coréenne, il faut rappeler que cet orchestre est ouvert aux grands talents. Ainsi, une quinzaine de wilayas, dont celle de Bouira sont représentées par cet orchestre.
Omar Soualah

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