L’ONS a recensé 5,4 millions véhicules à fin 2014 : le parc automobile explose !

Le parc national automobile n’a de cesse de s’accroître d’année en année. Et ce, en dépit de la suppression en 2009 du crédit de consommation. Selon les statistiques de l’Office national des statistiques (ONS), le parc auto comptait 4 171 827 véhicules au 31 décembre 2009. Ce chiffre a dû franchir allègrement la barre des 5 millions de voitures depuis.
En effet, selon les chiffres de l’ONS, repris, hier, par l’APS, le PNA a atteint 5.425.558 de véhicules à fin 2014, soit une hausse de 5,89% par rapport à 2013. Cette augmentation du PNA s’explique par les véhicules neufs immatriculés en 2014, sachant que les immatriculations de véhicules neufs importés confirment leur mise en circulation effective.Il est observé, cependant, que le nombre des immatriculations des véhicules neufs a diminué passant à 301.722 unités en 2014 contre 314.872 en 2013, soit une baisse de 4,14%, indiquent les chiffres consolidés de l’ONS. L’essentiel des immatriculations des véhicules neufs opérées en 2014 a été mené au cours du 2ème semestre, soit 197.301 véhicules (plus de 65% des véhicules immatriculés en 2014).
L’autre constat relevé est qu’une bonne partie des véhicules importés en 2014 n’a pas été immatriculée au cours de leur année d’importation. En effet, sur les 439.637 véhicules importés l’année dernière, 301.722 ont été immatriculés (68,6%), tandis que le reste (137.915 unités) a été stocké.En 2014, les importations des véhicules ont reculé de près de 21% par rapport à l’année 2013 durant laquelle 554.269 unités avaient été importées.Le PNA a connu un « boom » dès l’année 2011 lors de laquelle plus de 1,04 million de véhicules ont été immatriculés et réimmatriculés dont 234.889 véhicules neufs (22,46% de la totalité).Ce taux, qui avait contribué au rajeunissement du parc national, a atteint une moyenne de 21,6% durant les trois dernières années.Par catégorie de véhicules, le PNA est constitué essentiellement des véhicules de tourisme avec 3.483.047 unités (64,2% de la totalité), des camionnettes avec 1.083.990 (près de 20%), des camions avec 396.277 (7,3%), des tracteurs agricoles avec 146.041 (2,7%), des remorques avec 134.019 (2,47%), des autocars et autobus avec 82.376 (1,52%), des motos avec 20.380 (0,38%) et des véhicules spéciaux avec 4.756 (0,1%).
La répartition du PNA selon les tranches d’âge des véhicules montre que le nombre des moins de 5 ans a atteint 1.253.731 unités (23,11% de la totalité du parc à fin 2014), des 5 à 9 ans à 933.006 véhicules (17,2%), des 10 à 14 ans à 346.788 (6,4%), des 15 à 19 ans à 214.287 unités (3,95%), des 20 ans et plus à 2.677.746 (49,35%). Concernant la répartition du PNA par wilaya, l’ONS relève que les cinq premières wilayas qui comptent le plus grand nombre de véhicules sont Alger avec 1.427.799 unités (26,32% de la totalité), suivie de Blida avec 301.076 (5,55%), Oran avec 280.627 (5,17%), Constantine avec 198.175 (3,65%) et Tizi-Ouzou avec 189.080 (3,45%). Quant aux types de carburants utilisés, l’Organisme public des statistiques confirme que l’essence est la plus importante source d’énergie pour les véhicules avec une part de 65%, contre 34% pour le gasoil. Il est à rappeler que les conditions et modalités d’exercice de l’activité de concessionnaires de véhicules neufs ont été recadrées par un nouvel arrêté interministériel publié au journal officiel no 41.
En application des dispositions du décret exécutif fixant les conditions d’exercice de l’activité de concessionnaires de véhicules neufs, ce nouvel arrêté vient préciser les modalités de prise en charge des opérations d’importations de véhicules neufs et spécifiques ainsi que les documents à présenter lors des opérations de domiciliation bancaire.
Il s’agit par ce texte de définir la prise en charge des opérations d’importations de véhicules neufs engagées à travers des commandes ayant fait l’objet d’une expédition directe à destination du territoire douanier national avant la date du 15 avril 2015. Aussi, la hausse de la taxe sur les véhicules neufs (TVN) introduite par la Loi de finances complémentaire (LFC 2015) met les acheteurs et les concessionnaires devant le fait accompli et sème la zizanie entre eux. L’État veut, donc, à tout prix réduire le parc automobile et la facture des importations. Mais ce n’est pas gagné d’avance, vu que la Symbol made in Algeria est jugée trop chère. Sans oublier, que le retour du crédit de consommation, qui ne concerne qui les voitures fabriquées localement, tarde à voir le jour.
L. B.

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