Le Centre de Ghaza pour les droits de l’Homme a mis en garde contre l’intensification d’une politique systématique menée par les forces d’occupation sionistes dans la bande de Ghaza, consistant à évacuer de force les habitations encore debout par le biais d’appels téléphoniques, avant de les bombarder et de les détruire, alors que la majorité de ces bâtiments étaient déjà fragilisés par des attaques antérieures.
Dans un communiqué publié hier, l’organisation a exprimé ses craintes quant à une extension des opérations de destruction et de déplacement forcé dans le centre de la bande de Ghaza, notamment après la répétition d’opérations d’évacuation et de bombardements à l’est des camps de réfugiés d’Al-Bureïj et d’Al-Maghazi, ainsi que des travaux de bulldozage à l’est de Deïr al-Balah. Selon le centre, entre le 20 et le 22 mai en cours, les forces de l’occupation ont détruit plusieurs îlots résidentiels dans les camps de Nusseïrat, Al-Bureïj et Al-Maghazi, après avoir ordonné l’évacuation des habitants par téléphone. L’organisation estime que cette stratégie ne vise pas des objectifs militaires légitimes, mais cherche plutôt à éliminer les dernières zones résidentielles encore habitables dans ces secteurs. Le Centre de Ghaza pour les droits de l’Homme affirme également avoir documenté au moins douze opérations de bombardement menées après des appels à l’évacuation durant le seul mois de mai. Il souligne qu’il s’agit d’une ancienne politique israélienne réactivée dans le cadre d’un schéma de destruction systématique de l’environnement résidentiel de la bande de Ghaza. L’organisation rappelle que près de 90 % des bâtiments de Ghaza ont été détruits depuis le début de l’offensive sioniste, contraignant environ deux millions de Palestiniens à vivre dans des tentes de fortune, à proximité des décombres de leurs maisons ou dans des bâtiments fissurés et menaçant de s’effondrer, en l’absence totale d’alternatives sûres. Le centre considère que la reprise intensive des frappes contre les logements restants traduit une volonté explicite de parachever la destruction du tissu résidentiel et d’imposer des conditions de vie catastrophiques poussant davantage de civils au déplacement. Il a également averti que les forces d’occupation poursuivent la réduction de l’espace géographique accessible aux plus de deux millions d’habitants de Ghaza, désormais limité à environ 35 % de la superficie totale du territoire, créant ainsi une situation humanitaire jugée invivable et ouvrant la voie à des projets de déplacement forcé. Le Centre de Ghaza pour les droits de l’Homme a insisté sur le fait que les appels téléphoniques ou les ordres d’évacuation émis avant les attaques ne dégagent pas l’occupation de sa responsabilité juridique et ne confèrent aucune légitimité aux frappes visant des biens civils. L’organisation estime que cette méthode est utilisée comme un instrument préparatoire à des opérations de destruction massive, d’intimidation et de déplacement forcé. Elle affirme que les incidents documentés, ajoutés à des milliers de cas similaires, s’inscrivent dans le cadre d’un « génocide en cours » à travers la destruction méthodique des conditions de survie et l’imposition délibérée de conditions de vie destinées à anéantir, totalement ou partiellement, la population civile. Enfin, le Centre a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en contraignant l’occupation sioniste à cesser immédiatement toutes les attaques contre les zones résidentielles et les habitations civiles dans la bande de Ghaza. Il a également demandé une intervention internationale urgente afin d’assurer une protection effective des civils, conformément au droit international humanitaire, ainsi que l’autorisation d’acheminer des matériaux d’hébergement d’urgence et de lancer les opérations de reconstruction nécessaires pour les déplacés.
M. Seghilani
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