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Libye : Faut-il s’inquiéter du rôle de l’agitateur BHL ?

Défenseur des causes perdues, mais surtout lobbyiste invétéré d’Israël et du sionisme, l’inénarrable  Bernard-Henri Lévy veut à nouveau jouer les agitateurs en Libye, au moment où les efforts diplomatiques se multiplient pour réunir autour de la table du dialogue et de la réconciliation toutes les composantes libyennes.
BHL, dont la fortune est considérable  et qui a  à disposition les fonds de milliardaire et des fonds secrets, s’amuse comme un enfant gâté   à jeter  de l’huile sur le feu. Il l’a fait d’abord en Europe centrale puis au Proche-Orient.

Il s’est particulièrement distingué en préparant l’invasion de la Libye  par la France de Sarkozy pour détruire le pays, assassiner  Kadhafi -effaçant au passage tout risque de  témoignage  de la campagne électorale de Sarkozy—en faisant la promotion de pseudo opposants confortablement  installés dans les pays du Golfe et en fabriquant une immense fake news sur de prétendus massacres en préparation à Benghazi.
Mais derrière  celui qui a à son service la presse française où il sévit régulièrement alors  que les grands networks dignes de ce nom l’ignorent ou le ridiculisent, se cache le grand sioniste convaincu que la survie d’Israël passe par le morcellement des pays arabes et plus particulièrement ceux qui s’opposent à la  politique génocidaire des Palestiniens.
Derrière les oripeaux  du  grand « humaniste » et de l’intellectuel » faussaire et du philosophe plagiaire se cache toute une machine sioniste,  accessoirement au service des intérêts français.
Natif de Béni Saf et héritier  de la Becob, une société d’exploitation des bois précieux en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Gabon, BHL a soutenu, depuis 1975, toutes les causes susceptibles de servir le nouvel impérialisme caché sous couvert de « mondialisation heureuse ».
Le plus fort est que ses actions en Afghanistan au côté du commandant Massoud dont il a fait une icône, au Kurdistan où le séparatisme a échoué   et en Libye où il a ouvert la voie à l’invasion du pays et  à la guerre civile de s’installer  sont exactement à l’inverse des objectifs qu’il proclamait. Il avait même fait une incursion en Algérie lors de  la décennie noire, se réjouissant en secret des risques qui menaçaient  notre pays,  ennemi juré et à l’avant-garde de la lutte contre l’ennemi sioniste et point d’appuis des luttes de libération nationale.
Venu à Alger pour dénoncer les atrocités du terrorisme islamiste, c’est une véritable girouette politique et  change d’opinion comme les chemises, luxueuses et hors de prix taillées par de grands couturiers parisiens.
Ainsi, en  2002, le Premier ministre français de l’époque, Lionel Jospin le charge d’une mission sur la  reconstruction culturelle d’un « Afghanistan libre », et en 2011 il apparaît tout fier aux côtés de Frères musulmans et de membres d’Al-Qaïda. Il  a un rôle préparatoire important de  l’agression de la Libye par  la France sarkozyste,   des intérêts pétroliers et du complexe militaro-industriel français. Agent patenté des «  révolutions colorées » financées par  un autre agent caché d’Israël, il participe aux manifestations de Kiev aux côtés des néo-nazis de Svoboda et du secteur droit, qui aboutiront au renversement du président Ianoukovitch.
C’est pourquoi il faut s’inquiéter pour son intérêt soudain   pour la Libye, au moment où les protagonistes s’apprêtent à se concerter.
D’autant que sa nuisance plus médiatique que politique, puisqu’il fait la loi dans des médias français contrôlés par le lobby sioniste, peut cacher les intentions réelles de la France officielle à l’égard de ce pays où la présence de la Turquie  risque de mettre fin à ses appétits et à son influence.
M. Bendib