Pomme de terre

L’heure a sonné pour la récolte de la pomme de terre : Coup dur pour les spéculateurs !

Alors que le prix de la pomme de terre connait, depuis quelques semaines, des hausses vertigineuses sur le marché, la campagne de collecte et de récolte de cette denrée alimentaire, pour la saison 2017, sera lancée aujourd’hui, par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.

Une opération agricole qui aura sans doute des répercussions, on ne peut plus positives, sur la mercuriale. Tant mieux, puisqu’un tel état de fait fera le bonheur des familles.
Bonne nouvelle pour les agriculteurs en général, mais particulièrement pour le consommateur. En effet, la campagne de récolte de la pomme de terre sera lancée, aujourd’hui, par Abdesslam Chelghoum, qui effectuera une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Mostaganem. La saison de la récolte de la production de ce légume, de grande consommation chez les familles algériennes, est très attendue par les agriculteurs et le consommateur; donc. Ceci, dans l’espoir qu’il y aurait une baisse de ses prix sur le marché, à même de subvenir aux besoins des familles en ces temps d’austérité. D’autant plus que cette denrée, pourtant dite du «pauvre», est très convoitée non pas uniquement par les foyers, mais aussi chez les établissements de restauration. Sur un autre plan, il faut dire que la pomme de terre constitue un produit stratégique pour le laisser entre les mains des spéculateurs, avec tous les dépassements en matière de sa disponibilité et ses prix sur le marché, connus ces derniers mois. En effet, le phénomène de la spéculation a, non seulement, porté préjudice au pouvoir d’achat du consommateur, mais plus encore, il constitue un vrai casse-tête pour les pouvoirs publics, qui semblent «impuissants» face à cette situation. Faut-il rappeler que cette campagne, pour le moins «salvatrice», intervient après l’initiative prise par le gouvernement et le département de l’Agriculture notamment. En l’occurrence, la mise en disponibilité directe de la pomme de terre au niveau des marchés de proximité implantés dans les cités urbaines et les grandes villes du pays. Un moyen pour éviter l’intervention des marchands intermédiaires qui imposent leur diktat sur le marché des produits de première nécessité. En d’autres termes, cette stratégie consiste à faire impliquer le citoyen, et laquelle porte essentiellement sur la mobilisation de tous les moyens afin de faire face à la cherté de la pomme de terre, en plus du soutien de l’État pour ce produit «vital», considéré comme l’un des plus importantes denrées de large consommation chez les Algériens. D’autre part, même si l’Etat pourrait réussir une telle stratégie, maitriser et réguler le marché de la pomme de terre; entendre d’autres facteurs exogènes, peuvent lui échapper. En effet, l’Algérie continue à importer la semence de ce produit depuis l’étranger. Une telle dépendance de l’importation n’est pas à même d’aider le pays, en dépit du fait que l’Algérie continue à assurer une autosuffisance en matière de satisfaction des besoins locaux en ce produit nécessaire. Pour rappel, pas moins de 850 000 quintaux de semences de pomme de terre ont été importés pour la saison agricole de 2016, contre 110 000 quintaux de semences importées pour la saison 2015. Depuis 2013, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural focalise ses efforts sur l’amélioration de la production des semences au niveau local pour en finir définitivement avec les importations. Pour ce faire, il a fait appel à la recherche dans le domaine, en mobilisant les instituts nationaux spécialisés, qui lui sont affiliés et les fermes pilotes dédiées aux expérimentations. Ainsi, la feuille de route tracée par le département dirigé par Chelghoum, à travers le deuxième quinquennat de la politique dite du «Renouveau agricole» vise, principalement, la couverture de l’intégralité des besoins de la filière en semences à l’horizon 2019, alors qu’actuellement, l’Algérie importe en moyenne pour une valeur allant de 40 à 70 millions de dollars de la matière.
Djedjiga Hamitouche