Bouteflika

Les personnalités politiques ont voté

Outre le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, les ministres et les personnalités politiques ont accomplis, jeudi, leur devoir électoral pour le renouvellement de la composante de l’Assemblée populaire nationale (APN).
C’est à l’école Mohamed El-Bachir El-Ibrahimi d’El Biar à Alger que le président Bouteflika a voté. Le chef de l’État est arrivé aux environs de midi au centre de vote, accompagné de ses deux frères et neveux. Au niveau du bureau de vote numéro 34, le président Bouteflika a pris toutes les listes des candidats en lice avant d’entrer dans l’isoloir et effectuer son choix parmi les candidats à ces législatives. Par la suite, le chef de l’État s’est dirigé vers l’urne transparente pour accomplir son devoir, en saluant l’ensemble des présents, personnel du bureau de vote, représentants de candidats et de la presse nationale présente en force pour couvrir le vote du chef de l’État. Outre le président de la République, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le président de l’APN, Larbi Ould Khelifa, et le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, ont également voté dans des centres à Alger.
Les chefs de partis n’ont pas aussi manqué ce rendez-vous électoral où il a été l’occasion pour eux d’adresser un dernier message aux Algériens. En effet, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a affirmé au sortir du CEM pasteur à Alger, où il avait accompli son devoir électoral, qu’il était temps que la parole et la décision reviennent au peuple, souhaitant voir lors de ces élections des résultats à la hauteur des efforts consentis. S’exprimant sur les chances de sa formation politique lors de cette échéance électorale, il avait souhaité voir des résultats à la hauteur des efforts consentis, et une bonne participation des Algériens. Pour sa part, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a appelé au respect de la volonté de la majorité du peuple et à faire en sorte que le scrutin législatif reflète réellement son choix. « Nous nous adressons à ceux qui ont la charge d’organiser et de suivre les élections législatives d’être prudents, car l’heure est très grave et parce que la majorité du peuple aspire à la paix et à la fin de cette crise économique », a-t-elle déclaré à la presse après avoir voté à l’école El-Oumouma à Alger, estimant que la moindre dérive, aussi petite soit-elle, peut être une étincelle qui allume le feu. Tout en soulignant que ces élections ont été, dès le départ, pour son parti, charnières, au regard de la situation nouvelle de notre environnement immédiat et de la situation internationale.
La porte-parole du PT a averti que gonfler le taux de participation ou tripoter les résultats des élections, pour maintenir la même composante qui est rejetée par l’écrasante majorité, pourrait être l’étincelle. Depuis l’école El ghazi à Alger, le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbès, a appelé de son coté, les citoyens à s’exprimer en force lors du scrutin législatif pour une Algérie plus forte. « Le FLN a fait un excellent travail pendant la campagne électorale, à travers toutes les wilayas du pays, pour inciter les citoyens à voter en force pour une Algérie plus forte. Cette échéance électorale constitue une étape très importante dans le processus de réformes consacrées par la nouvelle Constitution », avait-il indiqué. Le SG du FLN s’est dit convaincu que son parti aura le dernier mot à la fin de ce processus électoral. évoquant les partis qui ont appelé à boycotter les élections législatives, Ould Abbès a appelé les citoyens à barrer la route aux partisans du boycott.
Quant au président du Front du changement (FC) et tête de liste de l’alliance du Mouvement de la société pour la paix (MSP) Abdelmadjid Menasra, il avait appelé les Algériens et les Algérois en particulier à se rendre massivement aux urnes pour les élections législatives, affirmant que l’enjeu est important pour l’avenir du pays. Menasra, qui avait accompli son devoir électoral à l’école primaire Ahmed Aroua dans la commune de Chéraga-ouest, avait déclaré que le scrutin se déroulait dans des conditions normales, précisant toutefois avoir remarqué que certains présidents d’APC à Alger ont écarté les véritables surveillants des bureaux de vote et ont choisi, selon lui, des encadreurs partisans. Il a appelé la Haute Instance indépendante de Surveillance des élections (HIISE) à assumer son rôle face à ces dépassements.
Ania NCH-NB