BAC

Les épreuves du BAC 2017 ont pris fin jeudi : Quand l’absentéisme fait oublier la fraude !

Les examens du Baccalauréat ont pris fin jeudi à travers le territoire national. Il a été enregistré lors de cette session 2017 pas moins de 10 000 candidats absents soit 2% de l’ensemble des candidats scolarisés. Le BAC de cette année a été également marqué par un nombre important de candidats exclus en raison des retards.
Pour le ministère de l’Education nationale, l’examen du baccalauréat s’est déroulé cette année dans de bonnes conditions marqué par une bonne organisation, sans aucune fuite de sujets, contrairement à ce qui s’est passé l’année dernière, lorsqu’il a été décidé de la réorganisation partielle des épreuves du baccalauréat 2016 pour certaines branches dont les sciences expérimentales. Seul bémol, ce sont les absences enregistrées dans différentes branches parmi les candidats scolarisés ou libres et certains cas de triche recensés au niveau des centres d’examens. En effet, il a été enregistré l’absence de 10.000 candidats à cet examen, ce qui représente 2% de l’ensemble des candidats scolarisés, avec un taux de 11,39% lors du premier jour, dont 1,56% des candidats scolarisés. Le baccalauréat session 2017 a coïncidé avec le jeûne du mois de Ramadhan et la hausse des températures, ce qui a pu influer sur la concentration des candidats notamment dans les régions du sud ou le mercure atteint parfois les 50 degrés. Certains candidats étaient obligés de rester devant les centres de déroulement pour ne pas rater l’épreuve de l’après-midi. à noter en outre, que beaucoup de candidats ont été exclus en raison des retards. Ce qui a poussé certains syndicats ainsi que des associations de parents d’élèves à appeler vers l’organisation d’une autre session afin de permettre aux retardataires de se rattraper. La ministre de l’Éducation, Nouria Benghebrit avait affirmé, de son côté, que malgré ces couacs, le bac a été marqué par une bonne organisation et la sécurisation des centres d’examen, à travers la prise de mesures rigoureuses, en vue d’insister sur la volonté de l’État de garantir l’égalité des chances pour tous. Il s’agit entre autres de l’élaboration d’un plan adopté par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales afin de sécuriser les centres de déroulement, outre la réhabilitation du siège régional de l’Office national des examens et des concours (ONEC) à Alger, la réduction du nombre des centres de conservation des sujets du baccalauréat, l’installation de brouilleurs et de caméras de surveillance au niveau des centres d’impression et de conservation des sujets du baccalauréat et l’interdiction d’entrée des véhicules dans les centres de déroulement, outre le refus d’entrée des retardataires et le retrait des téléphones portables et de tout moyen de communication à l’entrée du centre. Quant à la publication des sujets du baccalauréat sur les réseaux sociaux après environ un quart d’heure du début des épreuves, Benghebrit avait indiqué que cela n’avait pas eu d’impact sur le bon déroulement des épreuves, notamment après l’interdiction d’entrée des candidats après 9 heures du matin , affirmant que tout individu impliqué dans la publication des sujets sur les réseaux sociaux ferait l’objet de poursuites judiciaires et de sévères sanctions, tout en recensant 441 tentatives de fraude lors des quatre derniers jours, relatives notamment à l’utilisation du téléphone portable. À rappeler que le nombre de candidats au baccalauréat s’élève à 761.701 candidats dont 491.298 scolarisés et 270.403 libres.
Ania Nait Chalal-Nb