Boulangerie

Les boulangeries prises d’assaut : L’incertitude plane sur le prix du pain

Le début de cette année signe l’entrée de hausse des produits à la consommation des ménages comme prévu par la LF-2018. L’inquiétude est tant visible sur les visages qu’à travers les files d’attentes formées devant les boulangeries.
En effet, les Algériens se sont réveillés hier sur de longues files d’attente devant les boulangers de certaines régions du pays. Cette situation s’est faite observée durant toute l’après-midi. Une bonne Nouvelle au moins. Le début du nouvel an aura connu le même prix de la baguette du pain, qui se vend toujours 10 DA. Finie la hantise des augmentations inopinées décidées par les boulangers en décembre dernier ? En tout cas, rien n’est rassurant du point de vue des citoyens, à les voir nombreux à se lever tôt le matin pour s’en approvisionner de cette denrée vitale. Côté officiels, revoir le prix du pain, un produit subventionné, n’est pas décidé, mais tout dépendra des négociations «ministère-boulangers», à prendre en compte ces deniers, qui réclament la valorisation de la marge bénéficiaire sur le prix de la baguette de pain. Pour le moment, aucun accord n’a été trouvé sur la question, en attendant ce que réserve l’avenir à la question. Pour rappel, après avoir longtemps brandi la menace d’augmenter les prix, des boulangeries dans plusieurs wilayas étaient passées à l’acte, le mois dernier, en imposant un prix le 15 DA pour la baguette normale. L’annonce surprise et brusque des boulangers avait suscité colère et indignation des consommateurs. En plein hiver, les citoyens craignent surtout des pénuries du pain sur les étals des épiceries, comme l’était assez souvent le lait en sachet, autre produit subventionné par l’État et tout aussi vital pour la consommation des ménages. En tout cas rien n’augure à présent pour les prix et la disponibilité de ces deux produits cités. Autrement, wait and see !

Hausse des prix des carburants et du transport
Les prix des carburants affichaient depuis, hier, 23, 06 DA/litre pour le gasoil et 38,95 DA/litre pour l’essence normale. À la base de ces hausses, il y’a derrière le gouvernement qui entend se décharger du montant lourd des subventions des produits pétroliers, dont une bonne partie de la consommation locale est importée à coup de milliards de dollars par an. Avec des hausses qui ne dépassent pas en moyenne les 5 DA le litre, le ministre des Finances estime qu’il n’y aura «aucun impact sur le pouvoir d’achat». Pour la journée d’hier, des transporteurs publics ont procédé à l’augmentation des prix sur toutes les dessertes ou presque, comme résultat direct de la hausse des prix sur les carburants. Le ministre des Transports évoque des hausses «légères» pour «peu» d’impact sur les voyageurs.
Hamid Mecheri