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Les Algériens en plein dans yennayer : Un 12 janvier sous les couleurs nationales

La fête millénaire de Yennayer, devant être célébrée à travers l’ensemble du territoire national, sera exceptionnelle cette année. Et pour cause, cet événement qui coïncide avec le 12 janvier de chaque année, venait d’être consacrée par le président Bouteflika, journée nationale chômée et payée. En effet, les préparatifs inhérents à la célébration de l’an berbère 2968 vont bon train où la quasi-totalité des wilayas a été impliquée.
En effet,  sur le programme de la célébration du nouvel an Amazigh, toute une semaine culturelle a été décrétée à travers l’ensemble du territoire national. S’étalant jusqu’au 19 du mois courant, cette manifestation vise à raviver la flamme de cet événement et de mettre en valeur toutes les traditions ancestrales de chaque région, à travers des programmes de festivités aussi riches que variés. L’officialisation de cette date phare du calendrier amazigh ne fait qu’attester en quelque sorte d’un patrimoine culturel Amazigh qui dépasse la géographie de la Kabylie et partagé par toutes les régions du pays. Autrement, cette date symbolise et reconfirme l’attachement de la population à l’Algérie et à son unité. Car chaque année, de Tébessa à Tlemcen en passant par les Aurès jusqu’aux fins fonds de l’Ahaggar dans le désert, le premier jour de l’an amazigh est célébré avec joie et fierté et par l’ensemble des Algériens. D’ailleurs, en ce sens, le coup d’envoi des festivités de Yennayer a d’ores et déjà été donné, dès ce samedi à Ghardaïa. Célébré la nuit du 6 au 7 janvier dans le M’zab, Yennayer coïncide avec la fin de la cueillette des dattes. La cérémonie de lancement des activités de célébration de Yennayer s’est déroulée dans une ambiance festive, rehaussée par la présence de troupes folkloriques dont l’œuvre est ponctuée par des chants, des sons mélodieux et des charges de baroud. S’agissant du reste du programme à venir, les habitants des oasis du M’zab, pourrons profiter de l’ambiance des expositions de l’art culinaire traditionnel des différentes régions du pays, ainsi que des divers produits de l’artisanat. Ceci, non sans parler des wilayas de Tizi Ouzou ou de Béjaïa, où la population, au-delà de marquer l’événement sur la scène publique, comme c’était le cas depuis longtemps, s’apprête à vivre le premier Yennayer officiel. De retour vers le Nord, plus exactement dans la wilaya de Bouira, ce sont pratiquement tous les villages et toutes les associations qui s’activent pour être au rendez-vous. Ainsi, des expositions seront organisées, aussitôt dans la soirée du 12 janvier prochain, où des présentations seront consacrées à la robe kabyle, à la poterie, aux bijoux ainsi qu’aux mets traditionnels typiques à cette région du pays. Un peu plus loin, en passant carrément vers l’Ouest de la carte géographique de l’Algérie, la wilaya de Tlemcen, précisément dans la région de Beni Snouss, tout est fin prêt, si ce n’est un rendez-vous déjà entamé depuis presque une semaine. Cette contrée fidèle à ses traditions berbères célèbre cet évènement par l’organisation du légendaire carnaval d’Ayrad. Cette manifestation culturelle qui s’étalera durant trois jours permettra aux «Snoussi» de se déguiser en divers accoutrements et faire la tournée des foyers pour collecter des vivres et divers produits qui seront, par la suite, distribués, discrètement, aux pauvres et aux démunis. Quel sentiment de solidarité ! En fin, ceci loin de prétendre faire le tour de toutes les régions du pays eu égard à l’immensité aussi bien géographique que patrimoniale du pays, au Sud du pays, en plein cœur du Grand massif d’Ahaggar, une région fortement imbibée de l’histoire lointaine du pays, voudrait que la tradition de la célébration de Yennayer commence une semaine avant l’arrivé du 12 janvier. Quelques activités prévues en la circonstance font état d’achat de vêtements et autres habits neufs à cette occasion. Quant à la veille de Yennayer, les jeunes passent leur soirée à s’adonner à des chants et danses, le propre de la population locale du Sud.
Mohamed  Amrouni