Naftal

Les agents de sécurité contractuels de Naftal montent au créneau : «Nous réclamons la permanisation»

Les agents de sécurité de Naftal sont mécontents de leur situation professionnelle au sein de l’entreprise, souffrant depuis des années, d’une bureaucratie «criante» et une administration «vindicative». Afin de dénoncer la « hogra» et l’«injustice», la catégorie des vigiles Naftal a placé tout son espoir en la personne du Directeur général intérimaire de la filiale de Sonatrach, Rachid Nadil. Ainsi, ces pères de familles appellent la hiérarchie à régulariser leur statut qui demeure, selon eux, en stand-by depuis plus de dix années.
Dans une déclaration transmise à notre rédaction, le comité de solidarité avec les préposés contractuels tient à dénoncer une situation de précarité «plus avancée dans laquelle vivent depuis une quinzaine d’années les travailleurs de la sécurité interne de Naftal qui ne supportent plus leurs situation qui perdure de plus en plus». D’autant que des retraités ont pu signer des contrats de cinq années avec leur employeur, contrairement à eux. En effet, selon les termes de la même déclaration, après des années de travail en contractuels, dont plus de quatre ans sans congé annuel, et plus de 10 heures supplémentaires par semaine non rémunérées, conformément aux dispositions en la matière, les agents de la sécurité interne demandent au premier responsable de Naftal, de prendre en considération et répondre favorablement à leurs doléances, eu égard aux sacrifices et efforts consentis, et d’engager un dialogue serein et responsable, pour leur ouvrir une perspective d’avenir.
« On réclame notre permanisation au sein de l’entreprise, le dernier employé d’entre nous a six ans de service, on réclame notre droit de parapher un contrat C.D.I.», a déploré un représentant des employés de Naftal. À travers cette sortie, ces travailleurs soulèvent la précarité du travail qui n’est pas le propre bien entendu à cette entreprise. Cet état de fait qui alimente la contestation illustre à lui seul «la nécessité de revoir le mode de recrutement» pour donner des assurances aux employés et leur permettre de travailler sans pression.
À noter que devant cette situation qui perdure, ces agents de sécurité contractuels songent à organiser un rassemblement devant le siège de la direction générale, pour protester contre « l’indifférence totale » des responsables concernés. «Cela fait plusieurs mois que nous revendiquons notre titularisation, mais en vain. Nous sommes quelque 85 travailleurs contractuels exerçant dans la sûreté interne de l’entreprise à réclamer un statut de permanent. Toutefois, on ne sait pas pourquoi la direction refuse toujours de nous « permaniser», alors que la majorité d’entre nous a servi plus de 10 ans dans l’entreprise sans avoir bénéficié de congé annuel pendant des années. Le malheur, la section syndicale de l’entreprise, elle ne nous a pas soutenu», a regretté notre source, l’un des représentants de ces travailleurs. Outre la permanisation, ces derniers réclament une augmentation salariale et l’amélioration de leurs conditions de travail. Face à cette situation de statu quo et devant l’indifférence des responsables concernés, le comité de solidarité avec les travailleurs de Naftal, dénonce avec rigueur les tenants et les aboutissants de cette orientation, qui remet en cause les fondements de l’État de droit et de justice sociale, et appelle les travailleurs de tous les secteurs d’activités à une solidarité la plus large avec les employés vacataires de cette structure, afin d’exiger « la permanisation de tous les travailleurs contractuels conformément à l’organigramme de l’entreprise, le respect du code de travail et des conventions collectives et l’application des lois de la République.» Les travailleurs frondeurs, dont nombre d’entre eux cumulent entre 10 et 15 ans de loyaux services dans l’entreprise, trouvent cette situation anormale et inexplicable. Ils ont dénoncé également les pressions qu’ils subissent depuis quelque temps de la part des responsables sur fond de menaces de licenciement.
Mohamed Wali