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Le spectre des sanctions de la Fifa plane sur le football algérien : L’USMA, le MCA et la JSK croisent les doigts

L’assemblée générale élective de la FAF, qui a eu lieu, hier, à Sidi-Moussa, ne devrait pas pour autant être synonyme d’un épilogue de la crise qui secoue le football algérien. Le spectre des sanctions de la Fifa plane désormais sur le sport-roi en Algérie.

Le revirement de la commission de candidature, revenant sur sa décision de reporter l’AG a ouvert la voie à une réplique de la première instance footballistique internationale. A présent, ce sont les trois clubs algériens qualifiés en compétition africaines (USMA, MCA et JSK) qui croisent les doigts, craignant de connaitre le même sort que celui de leurs homologues maliens qui viennent d’être disqualifiés des mêmes compétitions en raison des sanctions infligées par la Fifa à l’encontre de la Fédération de leur pays, pour ingérence du gouvernement dans les affaires de ladite fédération.
En tout cas, deux candidats dont les dossiers ont été rejetés, Mouldi Aïssaoui et Abdelkrim Medouar, montent au créneau dénonçant une ingérence des pouvoirs publics dans les affaires de la FAF. Ils affirment que la commission de candidature a subi des pressions pour la révision de la date des élections. Cela est passible de sanction, car la FIFA est intransigeante et n’accepte jamais une quelconque intervention gouvernementale.
Plusieurs fédérations nationales ont subi le coup de massue de la toute puissante FIFA après intervention des autorités publiques. Le Mali est le dernier exemple en date. Le public algérien craint désormais que le football national soit victime d’un scénario semblable. Ce qui serait une véritable catastrophe pour la discipline après des années de succès où l’Algérie s’est qualifiée deux fois à la Coupe du monde d’affilée (2010 et 2014) dont un passage historique au deuxième tour au Brésil, une consécration en Ligue des champions de l’ESS et trois finales perdues en LDC (USMA) et coupe de la CAF (ESS et MOB). L’Algérie a atteint également une place dans le top 20 du classement FIFA destiné aux équipes nationales. Pendant ce temps, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould-Ali, a démenti, mercredi en marge de la cérémonie de remise des subventions aux clubs amateurs, toute ingérence de la tutelle dans les affaires de la FAF, affirmant que celle-ci prenait ses décisions en toute souveraineté. Cela sera-t-il suffisant pour faire éviter au football algérien une mauvaise nouvelle qui pourrait provenir de Zurich ?
Hakim S.