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Le Snategs monte d’un cran : Trois jours de grève nationale à partir du 11 avril

Les travailleurs de Sonelgaz affiliés au Syndicat national des travailleurs d’électricité et de gaz (Snategs) ont décidé de poursuivre leur mouvement de débrayage, entamé le 21 mars dernier. En effet, le Syndicat a annoncé l’organisation d’une deuxième série de grève générale du 11 jusqu’au 13 avril prochain.
Selon le président du Snategs, cette décision a été prise en raison de l’absence totale d’une réaction «positive» de la part de la direction de Sonelgaz après la première série de grève générale organisée le 21 mars dernier. Raouf Mellal a regretté, à ce titre, que la réponse qu’on eue les travailleurs grévistes était celle d’une grande répression par la police, notamment lors des rassemblements dans la wilaya de Tizi Ouzou, Bejaia, et Alger. «Les responsables font la sourde oreille et les canaux de dialogue sont toujours fermés», nous a-t-il confié, hier, lors d’une communication téléphonique. Pour Mellal, donc, seul le maintien de la pression et la poursuite de la grève permettraient aux travailleurs de Sonelgaz de se faire entendre. Notre interlocuteur s’est indigné, par ailleurs, contre la fermeture vendredi dernier du siège du Snategs. «La police a bloqué tout accès aux bureaux», a-t-il précisé, avant de poursuivre que les membres du bureau national avaient fini par improviser une réunion en plein air, et sortir avec la décision de poursuivre la grève. Toujours en ce qui concerne cette action, Mellal a souligné qu’il est attendu cette fois que la participation soit plus forte, puisque plusieurs régions de l’Ouest du pays ont rejoint le mouvement. Il a rappelé entre autres que la grève précédente avait connu un suivi partiel à l’échelle nationale. Le taux de participation avait atteint 57% alors que dans certaines wilayas, à l’instar de Tizi Ouzou et Bejaia, ce taux a été évalué à 100%. S’agissant, par ailleurs, des revendications du Snategs, Raouf Mellal cite en premier lieu le respect des libertés syndicales. Selon lui, la direction du groupe exerce une pression sur les travailleurs pour qu’ils ne rejoignent pas le Snategs, alors que les syndicalistes sont arbitrairement sanctionnés. Aussi, parmi les revendications socioprofessionnelles des travailleurs, le président du Snategs évoque la suppression de la polyvalence, l’augmentation des salaires à 50%, la promotion automatique après 3 ans de travail, et la fixation des primes de risques pour les travailleurs exécutifs et les agents de sécurité, et des primes d’encouragement pour tous les travailleurs sans distinction.
Ania Nch-Nb