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Le RCD dans la capitale : La proximité pour gagner «la bataille d’Alger»

Chaque jour qui passe, la campagne électorale s’intensifie au niveau de la Capitale. Hier, dans la commune de Kouba, plus précisément au quartier Jolie-Vue, le RCD, (Rassemblement pour la culture et la démocratie), a déployé ses troupes dans la perspective de convaincre les citoyens d’aller voter en force.

La tâche n’était pas de tout repos et les militants du parti ont eu à affronter la colère des citoyens, qui ont profité de l’occasion pour exprimer «leur ras-le-bol» des politiques engagées par les pouvoirs publics. Néanmoins, les arguments ne manquent pas, et le jeu de séduction bat son plein. Ceci, d’autant plus que la menace de l’abstention reste le plus grand défi au RCD, à l’instar des autres partis entendre. Ainsi, accostée en pleine campagne, hier, au niveau du bureau du parti de Mohcine Belabbas, à Jolie-Vue, Fetta Sadat, secrétaire nationale chargée des droits de l’Homme, a affirmé que ce genre de visites de proximité «permet d’être au courant des préoccupations des citoyens». Tout en appelant les citoyens à «voter en force», lors du scrutin du 4 mai prochain, la candidate du parti démocrate a précisé que le «RCD est conscient du fait qu’il doit y avoir une continuité dans la relation entre le politique et le citoyen». Une raison pour laquelle, poursuit Sadat, «nos militants ont intensifié ce genre de sorties», tout en précisant que ces rencontres avec la population concerneraient l’ensemble des communes d’Alger. S’agissant des échos, la prétendante à la prochaine législature parlementaire s’est dite «réjouie des réactions des citoyens», qui ont répondu «positivement à nos appels de participation aux élections». D’ailleurs, se rapprochant de quelques jeunes présents sur place, qui sont venus par curiosité découvrir les candidats à Alger, Fetta Sadat a conseillé de «laisser les préjugés de côté, et à ne pas stigmatiser toutes les formations politiques». «Les citoyens nous mettent tous dans le même panier. Or, ils n’ont pas encore voté sur nous pour nous juger», s’est défendue la responsable politique. S’agissant du programme du RCD, la candidate a précisé qu’il s’articule autour d’une série de «propositions concrètes et pragmatiques» aux problèmes économiques du pays. «Nous avons des initiatives très importantes qui touchent à la vie socio-économique et culturelle de l’Algérien», a-t-elle expliqué, tout en précisant que le RCD met en avant des «solutions tangibles» en lieu et place des «slogans creux». La candidate, deuxième sur la liste à Alger, a noté, de surcroît, que l’une des propositions saillantes de son parti vise à améliorer le pouvoir d’achat du citoyen. Pour ce faire, le parti compte relever le salaire national minimum garanti à un seuil susceptible de permettre au citoyen de subvenir à ses besoins essentiels. Cependant, avant de recourir à une telle décision, Fetta Sadat juge utile de refonder le système économique algérien. «Nous avons besoin d’une réforme globale du système économique de l’Algérie. L’objectif étant de faire sortir le pays de sa dépendance aux hydrocarbures. Pour cela, il est nécessaire de renforcer d’autres secteurs qui sont vecteurs de richesses, à l’instar du tourisme et de l’agriculture», en guise de recommandations de sortie de crise. Au courant de cette sortie de proximité, des prospectus portant programme électoral du parti de l’opposition ont été dispatchés aux passants. Pour le reste de la campagne électorale, le président du RCD, Mohcine Belabbas, non moins tête de liste dans la Capitale, est attendu le 28 avril prochain, à Alger, dans un meeting populaire, prévu à la salle Harcha-Hassan du 1er-Mai. En course dans la Capitale, les candidats du RCD se doivent surtout de passer à une vitesse supérieure, dès lors que la bataille électorale s’annonce rude avec l’entrée en lice d’au moins 17 partis politiques et autres indépendants.
Lamia Boufassa