Qatar

Le Qatar importe des vaches laitières par milliers et par avion

Voir le verre de lait à moitié plein. Le Qatar sera autosuffisant pour ses besoins en lait d’ici juillet 2018 grâce à des milliers de vaches importées pour pallier les effets du blocus imposé par l’Arabie saoudite et ses alliés, a indiqué ce mardi la société agricole impliquée dans ce projet.
Au total, 14 000 vaches originaires d’Allemagne et des Etats-Unis seront transportées par avion vers l’émirat pour la production laitière, a déclaré le directeur irlandais de l’entreprise Baladna Livestock Production, John Dore. « Nous devrions être autosuffisants d’ici juin ou juillet » de l’année prochaine, a-t-il indiqué à l’AFP. Le but de cette opération est de « participer à l’effort national » du Qatar et de dire aux Saoudiens: « Nous n’avons pas besoin de vous, nous pouvons le faire nous-mêmes », a ajouté John Dore.
Au total, l’importation des vaches et la construction des installations laitières dans une ferme à 80 kilomètres au nord de la capitale Doha devraient coûter environ 695 millions d’euros, selon ce responsable du projet. Environ 3 400 vaches sont déjà arrivées au Qatar et le reste devrait rejoindre la ferme en février, ce qui permettra de produire à peu près 400 tonnes de lait par jour, selon John Dore. Depuis le 5 juin, l’Arabie saoudite, les émirats arabes unis, Bahreïn et l’égypte ont coupé leurs relations diplomatiques avec le Qatar qu’ils accusent de soutenir des mouvements terroristes, ce que Doha dément avec véhémence.

La Russie veut lancer un Internet indépendant pour les pays des Brics
Le Conseil de la Défense russe a demandé au gouvernement de développer une infrastructure indépendante du réseau Internet pour les pays des Brics. Celui-ci continuerait de fonctionner en cas de problème de connexion d’envergure mondiale. Un Internet indépendant pour assurer le plus haut degré de sécurité : c’est le projet annoncé par le Conseil de la Défense russe pendant une séance en octobre, d’après le quotidien russe RBK dans son édition du 28 novembre. Selon le journal, le Conseil a confié aux ministères russes de la Communication et des Affaires étrangères d’engager une discussion à ce sujet avec les autres pays des Brics (Brésil, Inde, Chine et Afrique du sud) avant le 1er août. Ce délai aurait été fixé par Vladimir Poutine en personne. Il s’agit plus particulièrement de créer, pour ces cinq états, «un système de serveurs DNS doubleurs, indépendant du contrôle de Icann, Iana et VeriSign [des sociétés américaines de régulation de l’Internet] et capable de desservir les besoins des utilisateurs des pays du Brics, en cas de défaillances ou d’influences ciblées», d’après le document cité par la même source. «Les capacités accrues des pays occidentaux à conduire des opérations offensives dans l’espace numérique [...] représentent une menace sérieuse pour la défense de la Russie. La domination des Etats-Unis et de certains pays de l’UE en matière de régulation de l’Internet est persistante», lit-on dans le document. La Russie se penche depuis quelques années sur la question de sa dépendance du système global des serveurs DNS, intermédiaires de toutes les connexions sur Internet. En 2014, le ministère russe de la Communication a conduit un exercice massif où il a simulé la «déconnexion» soudaine de la Russie. Le système auxiliaire de serveurs DSN avait alors assuré avec succès le maintien du fonctionnement du réseau à l’intérieur du pays.

Le sénateur Slimani Abdelkrim décédé à Boumerdès
Le membre du Conseil de la nation, Abdelkrim Slimani, dit Djamel, est décédé mardi après-midi, suite à une crise cardiaque durant son transfert vers une clinique privée à Boumerdès, selon l’agence nationale de presse qui a repris une source médicale. Le défunt, membre du groupe parlement du Rassemblement national démocratique (RND), originaire de la ville des Issers (est de Boumerdès), est décédé d’un arrêt cardiaque alors qu’il ne souffrait d’aucune maladie, précise la même source.

Le Venezuela veut imposer un embargo pétrolier aux USA
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, s’est déclaré, mardi, prêt à cesser de vendre du pétrole aux Etats-Unis, pays auquel le Venezuela livre quelque 750.000 barils par jour. « Le jour où ils ne veulent plus qu’on leur vende notre pétrole, on prend notre truc et (…) on vend tout notre pétrole en Asie, pas de problème », a affirmé Maduro à la prise de fonction du général Manuel Quevedo à la tête du groupe pétrolier public PDVSA. Caracas accuse Washington de mener une « persécution financière » contre le Venezuela, auquel le président américain Donald Trump a imposé des sanctions économiques fin août. Washington a notamment interdit à ses banques et à ses citoyens d’acheter de nouvelles obligations ou de négocier des accords avec le gouvernement vénézuélien au moment où le pays et PDVSA ont été déclarés en défaut partiel de paiement par des agences de notation. M. Maduro est en pleine renégociation de la dette extérieure du pays, estimée à environ 150 milliards de dollars, dont 30% seraient dus à PDVSA.

L’ONG Oxfam dénonce les politiques migratoires de l’UE
L’Organisation non-gouvernementale Oxfam a dénoncé mardi à Abidjan la politique européenne de migration ainsi que l’investissement de l’Union européenne (UE) en Afrique. La réaction d’Oxfam coïncide avec la tenue dans la capitale ivoirienne du 5e Sommet Union africaine-Union européenne (UA-UE), estimant que cette rencontre devrait constituer « une importante opportunité afin de s’attaquer aux problèmes liés à la pauvreté, aux inégalités, aux conflits et aux déplacements ».
Dans un communiqué dont l’APS a reçu une copie, Oxfam a estimé que l’Afrique a besoin « de bons investissements pour améliorer son développement », faisant observer cependant que le plan d’investissement extérieur de l’UE « manque de garanties importantes de sorte que l’aide et l’investissement européens soutiennent efficacement ceux qui en ont le plus besoin ». Pour ce qui est de la migration en Afrique et de l’Afrique vers l’Europe, Oxfam a relevé que plus de 80% des migrations africaines ont lieu à l’intérieur du continent, déplorant que l’Afrique soit considérée comme étant « le plus grand centre d’accueil des réfugiés et des personnes déplacées ». Pour cette ONG, les politiques migratoires européennes ont eu un impact sur les déplacés en Afrique et se dit témoin de l’impact dévastateur de certaines mesures de la politique migratoire de l’UE. S’agissant du chômage des jeunes en Afrique de l’Ouest, Oxfam croit fermement au pouvoir des jeunes en tant que force de changement.

Les cyber attaques font perdre plus de 10 mds dollars/an à la Russie
Les cyber attaques se sont multipliées en Russie durant l’année 2017, faisant subir à l’économie de ce pays des pertes estimées annuellement à plus de 10 milliards dollars, a indiqué mardi le vice-gouverneur de la banque russe Sberbank, Stanislav Kuznetsov. « Selon nos estimations, ce chiffre est d’au moins 600 à 650 milliards de roubles (10,3 à 11,1 milliards de dollars) par an », a déclaré le banquier. Sberbank a noté une augmentation du nombre de cyber attaques de 20% depuis le début de l’année, avait déclaré Kuznetsov en septembre dernier en marge du Forum économique de l’Est. La banque a repoussé 74 cyber attaques sur ses systèmes en 2016, a-t-il noté plus tôt. La question de la cybercriminalité a souvent fait l’actualité cette année, notamment entre les Etats-Unis et la Russie, ce fléau ayant augmenté d’un cran, en octobre dernier, la tension entre les deux pays. Washington avait à ce moment menacé de lancer des cyber attaques contre Moscou, en réponse à des piratages de sites officiels américains commis, selon la Maison Blanche, par des hackers russes.

Des œuvres de Picasso exposées pour la première fois à Baghdad
Baghdad a accueilli pour la première fois une exposition dédiée au célèbre peintre Picasso, grâce à un collectionneur irakien qui a accumulé pendant des années plus d’un millier de lithographies de différents artistes, rapportent les médias. Dans l’espace Hiwar, une des galeries de la capitale irakienne, les passionnés d’art ont pu admirer dès lundi 24 œuvres de Picasso ainsi que celles de Dali, Miro ou Chagall. Qualifiée de «chance historique» par le propriétaire de la galerie, Qassem Sabti, l’exposition compte au total 42 œuvres «accueillies pour la première fois en Irak». Le collectionneur, un Irakien résidant aux Emirats arabes unis qui a tenu à garder l’anonymat, possède au total plus d’un millier d’œuvres d’art, collectées pendant 30 ans à travers des ventes aux enchères et des musées. Faute de «garanties suffisantes» pour leur protection, ces «œuvres précieuses» – dont certaines remontent aux années 1950 et 1960 -, n’ont pu être exposées jusque-là, selon Qassem Sabti. Visant surtout à «permettre aux étudiants des Beaux-arts de voir de près les œuvres de ces artistes, les œuvres exposées, selon le propriétaire de la galerie, «ont peu de chance» de trouver preneur en Irak en raison de leur prix, «entre 15.000 et 25.000 dollars», a-t-il ajouté.