Conseil des ministres

Le plan d’action du gouvernement adopté en Conseil des ministres / Bouteflika : «Soyez diligents et déterminés» 

Présidant hier un Conseil des ministres, au cours duquel le plan d’action du gouvernement Ouyahia a été approuvé après examen, le chef de l’Etat a rappelé aux membres de l’Exécutif l’impératif de parachever son programme.
La quintessence de la feuille de route adoptée aborde les aspects politique, économique et social. Après la sécurité et la stabilité du pays qui se taillent la part belle des priorités, vient la consolidation de la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance. De tels maîtres-mots pourraient se traduire dans l’immédiat par une bonne organisation des prochaines élections locales, comme instruction donnée au gouvernement. Au plan économique, et comme il fallait s’y attendre, le Conseil des ministres a adopté un projet portant amendement de la loi sur la Monnaie et le crédit. Ainsi révisé, le texte permet l’accessibilité aux financements non-conventionnels. Autrement, un dispositif qui permet de renflouer les caisses du Trésor public en faisant appel aux prêts de la Banque centrale. Et pour cause, et en réponse à l’affaissement des caisses de l’Etat, l’Algérie qui a exclut d’aller vers l’endettement extérieur a opté pour le financement interne dans le but de combler le déficit budgétaire et la dette publique interne. Un choix de financement dit exceptionnel qui sera instauré durant cinq années, précise-t-on dans le communiqué sanctionnant les travaux du Conseil des ministres. Dans son message tenu à l’occasion de cette réunion, Bouteflika a invité le gouvernement à faire preuve de «diligence et de détermination» à l’effet de transcender la crise financière induite par le recul des cours pétroliers. Un état de fait qui oblige l’Exécutif à adopter une «communication dynamique» vis-à-vis du peuple pour le faire «adhérer» à l’action du gouvernement. Ce sont les mots employés par le chef de l’État pour adouber son staff gouvernemental qu’il a instruit de dépasser les clivages, «politique compris» à même de s’attaquer aux défis économiques, en matière de diversification de l’économie nationale, l’intensification des investissements productifs. Le tout, pour préserver la souveraineté économique et financière du pays, a indiqué Bouteflika dans son message. Globalement, il s’agira de mener à bon port le Pacte national économique et social qui implique les trois partenaires Gouvernement-UGTA-Patronat. Sur le plan social, la feuille de route traduisant les aspirations du chef de l’état entend poursuivre les réformes dans les domaines de l’Éducation et de la Santé. Quant à la résorption de la crise du logement, le gouvernement a été instruit d’accélérer la cadence à l’effet de répondre aux besoins des citoyens en la matière. Au cours de cette réunion, la seconde du genre en l’espace de moins de trois mois, plusieurs autres projets de loi ont été entérinés. Il s’agit des textes en trait avec l’organisation et le fonctionnement du Conseil de l’État, le Code d’organisation pénitentiaire ainsi que huit décrets présidentiels. Le Conseil a approuvé également cinq contrats de gré-à-gré relatifs à la réalisation de 22 900 logements, ainsi qu’un autre, portant réalisation du viaduc Transrhumel à Constantine. Pour finir, une décision de fins de fonction et nominations à la tête de hautes responsabilités de l’État a été prise à la fin du Conseil interministériel.
Farid Guellil