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Le pharaonique plan d’action d’investissement de Sonelgaz : Où trouver des financements ?

L’Algérie aura besoin d’augmenter la production d’électricité, dont la demande grandissante est essentiellement tirée par «une consommation irrationnelle», a affirmé, depuis la wilaya de Ain Defla, le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni.

Tenant compte de l’accroissement des besoins énergétiques du pays, le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni a souligné, lors de sa visite dans la wilaya de Aïn Defla, la détermination de l’État algérien à prendre en charge les besoins en énergie des citoyens d’ici à l’horizon 2030. Pour ce faire, le ministre a dévoilé les grands chantiers entamés par son département, dont la réflexion de revoir les tarifs chez les gros consommateurs. Dans sa nouvelle vision qui s’étale jusqu’à l’horizon 2030, le premier responsable du département de l’Énergie a affirmé que la première étape consiste à mettre en place des prévisions de consommation prenant en ligne de compte à la fois le facteur démographique ainsi que celui inhérent à l’extension urbanistique. Autre mesure essentielle pour satisfaire la demande croissante est le volet des investissements dans le secteur. Autrement dit, soutenir la croissance des capacités de production dans le court et le moyen termes. À cet effet, le ministre a fait savoir que la réalisation de 5 centrales électriques à travers le territoire national est révélatrice des efforts traduits par l’État dans ce domaine. Par ailleurs, il ne manquera pas de souligner que «l’utilisation rationnelle des différentes sources d’énergie loin de toute forme de gaspillage contribue à préserver cette ressource et à mieux l’exploiter». Dans ce sillage, il a estimé que les tarifs appliqués encourageraient les citoyens à verser dans la surconsommation, faisant état d’une réflexion visant à revoir les tarifs chez les gros consommateurs. Dans la perspective d’arriver à couvrir ses besoins énergétiques, l’Algérie, en ces temps de régression des ressources financières, peine à trouver la bonne équation. En effet, alors que le groupe Sonelgaz connait de grandes difficultés financières, l’endettement extérieur demeure une ligne rouge que le ministère l’Énergie ne peut franchir. Sans oublier que la question d’augmenter les tarifs d’électricité a du mal à être approuvée par les consommateurs. Pour rappel, la Banque africaine du Développement (BAD) compte participer au financement du plan d’investissement de Sonelgaz qui avoisine globalement les 50 milliards de dollars sur dix ans (2017-2027). Cependant, les grandes lignes de ce dossier n’ont toujours pas été dévoilées. Une chose est sûre, la « détermination » de Guitouni à accroître la production énergétique, contribuera à renforcer la croissance économique du pays, à satisfaire la demande interne en croissance soutenue et à maintenir le rôle de l’Algérie sur la scène énergétique internationale, en particulier en matière de commercialisation de l’électricité vers des pays voisins. Surtout que le pays, recèle de grandes richesses éoliennes et solaires. Toutefois, au sujet des réalisations déjà dénombrées dans le secteur, le ministre dira que les efforts déployés se sont traduits par la diminution du nombre de coupures d’électricité en période de surconsommation lors de l’actuelle saison estivale par rapport aux années passées en dépit des incendies qui ont ravagé nombre de forêts.
Lamia Boufassa