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LE PAPIER POUR SUPPLANTER LE PLASTIQUE : 100 000 sacs gratuits distribués aux boulangers

Participant cette année à la 28ème édition de la Foire de la production nationale au Palais des expositions des Pins Maritimes (Safex), le président de la Fédération nationale des boulangers (FNB), Youcef Kalafat, a fait état de la production de pas moins de 100 000 sacs en papier pour les distribuer aux 7 200 boulangeries à travers le pays. La FNB prendra en charge la distribution de ces sacs en s’appuyant sur ses bureaux à travers les 48 wilayas pour la coordination avec les propriétaires des camions de distribution de la farine, a-t-il expliqué. Selon toujours le même responsable, la FNB prendra en compte le nombre des boulangeries dans chaque wilaya pour déterminer les quotas, rappelant que la wilaya d’Alger occupe la première place au niveau national avec 630 boulangeries, suivie d’Oran avec 540 boulangeries, puis El-Oued avec 370 boulangeries. Pour ce qui est des wilayas isolées, notamment dans le Sud, les sacs en papier seront déposés au niveau des minoteries centrales. Par ailleurs, l’utilisation des sacs en papier n’aura aucun impact sur le prix du pain, d’autant que ces sacs seront « offerts à titre gracieux » aussi bien aux boulangers qu’aux citoyens. Ainsi, M. Kalafat a déclaré que trois sociétés de production ont affiché leur disponibilité à financer ces sacs en papier à la condition que les boulangers s’engagent à l’utilisation de la matière première qu’elles produisent. D’autre part, Abdelmadjid Tebboune a déclaré en marge de la 28e édition de la Foire de la production nationale, qu’il a inaugurée au Palais des expositions des Pins Maritimes, qu’il est inconcevable d’importer du blé pour, en bout de ligne, jeter du pain non consommé la veille. C’est tout simplement du gaspillage. « Acheter du blé pour gaspiller le pain est une perte en devises ». À noter que les importations nationales en blé tendre avoisinent les 6,2 millions de tonnes annuellement. Les pouvoirs publics avaient pris récemment des mesures pour réduire les importations de cette céréale, en définissant les besoins réels du marché national qui ne devraient pas dépasser 4 millions de tonnes par an. Mais dans un passé très récent, l’Algérie a diminué ses importations en céréales permettant au Trésor public d’économiser un milliard de dollars, dont 908 millions de dollars de blé dur que le pays a cessé d’importer depuis juin dernier. Durant les premiers mois de 2019, les importations en céréales (blé tendre, blé dur, maïs) avaient atteint 2,11 milliards de dollars, contre 2,4 milliards à la même période de 2018. Ces mesures ont permis de cerner les véritables besoins du marché national en blé tendre, fixés à 4 millions de tonnes au lieu de 6,2 millions de tonnes qui étaient importées chaque année.
Cette réalisation a permis d’atteindre l’autosuffisance en arrêtant, en juin 2019, les importations de cette matière, a-il-relevé, notant que ces mesures ont réduit considérablement la facture d’importation de plus d’un (01) milliard de dollars, dont 908 millions dollars pour le blé dur.
Yousra Hamedi