Alcaraz Photo APS

Le ministre exige des résultats du coach espagnol : L’épée de Damoclès toujours suspendue sur la tête d’Alcaraz

Même si le président de la FAF Kheïreddine Zetchi vient de réitérer sa confiance à l’entraineur de la sélection algérienne, Lucas Alcaraz, malgré deux éliminations des qualifications au CHAN-2018 et Mondial-2018 en l’espace de deux semaines, il n’en demeure pas moins que l’épée de Damoclès est toujours suspendue sur la tête du technicien espagnol. Les propos que vient de tenir le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, devraient d’ailleurs donner matière à réfléchir à l’ex-coach de Granada, plus que jamais sous pression. Le responsable de la tutelle a tout simplement fait savoir qu’Alcaraz est désormais tenu par l’obligation des résultats. C’est dire que les prochaines rencontres des Verts, à commencer par celles face au Cameroun et au Nigeria, dans le cadre des deux dernières journées des éliminatoires du Mondial russe, seront décisives pour l’avenir de l’entraîneur ibérique à la tête de la barre technique des Fennecs. Pourtant, Ould Ali avait prôné le maintien du technicien espagnol Lucas Alkaraz à la tête du staff technique des Verts au lendemain de l’amère défaite concédée à Constantine face à la Zambie, la semaine passée, intervenue trois jours après une autre défaite face au même adversaire à Lusaka, et qui avait anéanti les chances de l’Algérie pour revenir dans la course à la qualification pour le rendez-vous planétaire de 2018. Le ministre avait d’ailleurs plaidé pour accorder plus de temps au sélectionneur national afin de pouvoir atteindre les objectifs assignés. Ould Ali s’était dit, en outre, persuadé que l’ancien entraîneur de Grenade était à même de remettre la sélection nationale sur les rails. C’est ce qu’il a déclaré lors d’une visite effectuée jeudi dans la wilaya de Constantine. Pour lui, la sélection nationale contient de jeunes joueurs talentueux, ce qui est à ses yeux un facteur positif qui pousserait à l’optimisme, surtout si ces énergies étaient valorisées et exploitées efficacement. Les propos du premier responsable du secteur de la Jeunesse et des Sports intervenaient au moment où plusieurs voix appartenant au monde footballistique s’élevaient pour réclamer la tête d’Alcaraz. Le public algérien n’a pas cessé d’être nostalgique des succès de « la génération d’Oum Dourman » et des victoires réalisées sous la houlette du Franco-bosniaque, Vahid Halilhodzic. Pour rappel, le nouveau boss de la FAF a engagé le coach espagnol, Lucas Alcaraz (51 ans) pour diriger l’équipe nationale jusqu’à l’été 2019.
Hakim S.