Raouya

Le ministre des finaces reconnaît la difficulté de rfecourrir au financement non conventionnel : L’amer constat de Raouya

Tranchant net avec le ton optimiste de son Premier ministre Ahmed Ouyahia, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a fait hier, un aveu amer sur les difficultés éprouvées par le gouvernement pour s’autofinancer. Lors de son passage hier, sur les ondes de la radio chaîne III, le ministre des Finances a reconnu que « la planche à billets est l’option que le gouvernement maîtrise le mieux», et que « le financement non conventionnel, ou le recours à la planche à billets, décidé par l’amendement de la loi sur la Monnaie et le crédit, était « l’option la plus difficile à prendre », a-t-il avoué.
Pour Raouya, « on n’avait pas d’autre choix ». La planche à billets est la solution que le gouvernement « maîtrise le plus », car « le gouvernement ne peut pas choisir une solution dont il ne maîtrise pas la politique et dont il n’a pas assez de données ». On s’en souvient, Ahmed Ouyahia pense avoir fait le choix qui s’impose. Dans l’amendement porté à la Loi sur la Monnaie et le crédit, le gouvernement a souligné le fait que « la situation demeure extrêmement tendue pour le budget de l’État : dans la situation actuelle, l’année 2017 sera clôturée avec des difficultés réelles, alors que l’année 2018 s’annonce plus complexe».
Après une réduction significative du déficit de la balance commerciale, en 2017 et quelque 500 milliards de dinars de liquidités mobilisés, le gouvernement semble appréhender les années à venir avec sérénité si l’on se fie aux propos, émis dimanche, par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya.
Il a rappellé, en outre, que la nouvelle loi de Finances a inclut une «assez forte augmentation » du budget d’équipement par rapport à celui du fonctionnement, en « légère baisse ». Une mesure, selon lui, qui devrait permettre d’augmenter les investissements dans les infrastructures de base et, dans les « deux à trois prochaines années », obtenir un taux de croissance « encore plus élevé et un déficit moindre».
Quant au ralentissement du niveau de croissance économique, en dépit de mesures d’incitation à l’investissement, Raouya explique que celui-ci est le résultat de la baisse « drastique » des recettes pétrolières, lesquelles, dit-il, ont contraint l’Etat à geler l’ensemble des budgets d’équipement. Mais, reprend-t-il, après l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, il a été décidé de faire assurer le financement du budget d’équipement par la Banque d’Algérie afin de permettre à l’économie nationale de rebondir.
F. O.