Le héros du crash de l’avion de l’ANP à jamais dans la mémoire collective : Honneurs funèbres au pilote Smaïl Doussane

Les Algériens se souviendront longtemps de l’acte de bravoure dont a fait preuve le commandant de bord de l’avion militaire crashé, le 11 avril dernier, près de l’aéroport de Boufarik, à Blida. D’un geste de manœuvre, le pilote, Doussane Smaïl, a évité à l’appareil de s’écraser dans une zone habitable. Un scénario qui aurait été encore lourd en pertes humaines.

Décédé dans le crash de l’avion de l’ANP, le défunt a laissé derrière lui une veuve et 3 filles. C’est mardi après midi en effet, que la cérémonie funèbre de l’enterrement du héros a été organisée, à Blida, en présence des autorités militaires, comme ce fut d’usage, et d’une foule nombreuse qui ont rendu un dernier hommage à l’un des 257 martyrs de la pire hécatombe aérienne de l’histoire de l’aviation nationale. La mise en terre de la dépouille du défunt pilote a eu lieu au cimetière de la Cité du 13 Mai, sise au chef-lieu de la wilaya de Blida. La délégation de l’Armée nationale populaire qui a assisté à la cérémonie d’enterrement a été conduite par le général-major, Djebouri Hassan, adjoint du commandant de la 1ère Région militaire. Le gouvernement a été représenté par le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, en la circonstance, en présence du wali de Blida. Au cours de l’oraison funèbre présentée en hommage et en l’honneur du défunt pilote, le colonel Djillali Chekikene, un supérieur de l’ANP chargé de la communication à cette Région militaire, a mis en avant les qualités humaines et l’engagement professionnel du commandant de bord, dont l’acte héroïque a été honoré par l’état-major de l’Armée en plus d’être salué par la population au lendemain de ce drame national.
Le même responsable militaire a passé en revue les responsabilités militaires occupées par le défunt, qu’«il a eu à assumer grâce à son sérieux et son application dans son travail», avant de saluer, au nom de l’institution militaire, «son comportement exemplaire sur son lieu de travail et à l’extérieur.»
Pour sa part, le ministre de la Communication dira que «Nous sommes ici pour nous incliner devant la mémoire du défunt et exprimer notre solidarité à la famille en cette douloureuse circonstance». Au-delà du professionnalisme du défunt commandant de bord, les proches, amis et collègues de la victime ont témoigné d’un homme «très modeste, sérieux dans son travail et estimé de tout le monde», s’est livré l’air abattu, Bouaâmra Mohamed, ami et collègue avec lequel le défunt a eu à partager 17 ans de service. «C’est une perte pour toute l’Algérie», a-t-il ajouté, comme pourrait bien le penser le commun des Algériens.
Farid G.