Législatives

Le FLN et le RND hégémoniques avec 261 sièges : Un air de déjà vu !

Sans surprise, les partis de la majorité, en l’occurrence le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), ont raflé, à eux seuls, la majorité des 462 sièges que compte l’Assemblée populaire nationale (APN), lors des législatives qui se sont déroulées jeudi passé.
Les résultats provisoires annoncés, hier à Alger, par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, ont donné l’ex-parti unique en tête avec 164 sièges suivi de celui d’Ahmed Ouyahia, en deuxième position, avec 97 places à l’APN. Les islamistes, regroupés en coalition, chapeautée par le Mouvement pour la société et la paix (HMS) que dirige Abderrazak Mokri, arrivent en troisième position avec 33 sièges. Selon toujours les résultats provisoires annoncés par Bedoui, les indépendants ont réalisé un score électoral mieux que beaucoup de partis politiques.
Ils se sont classés en quatrième position avec 28 sièges.
Tajamouê Amal El-Djazaïr (TAJ), une formation politique d’obédience islamiste, arrive en cinquième position suivie, en sixième position, par la coalition d’autres partis du même courant (En-Nahda, El-Binaa et El- Adala) avec 15 sièges. Quant au Front El-Moustakbal d’Abdelaziz Belaïd (FM), il s’est classé en septième position avec 14 sièges.
Les grands perdants dans cette élection demeurent les partis dits de la mouvance démocratique qui n’ont pas pu dépasser le seuil de 14 sièges.
Le Front des forces socialiste (FFS) arrive en huitième position avec huit sièges. Le plus vieux parti d’opposition a fait une chute libre en perdant 12 sièges, presque la moitié, par rapport aux élections législatives de 2012, où le parti avait obtenu 26 sièges. Le Parti des travailleurs (PT) a connu le même sort que le FFS. Le parti de Louisa Hanoune n’a pu obtenir que 11 sièges, alors qu’il en avait 24, lors des législatives précédentes. En revanche, le Mouvement populaire algérien (MPA) a plus que doublé son score. Il s’est classé en neuvième position avec 13 sièges, alors que le parti d’Amara Benyounès n’en avait obtenu que 6 en 2012. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a vu son score rétrécir par rapport à sa dernière participation aux législatives de 2007.
Le parti de Mohcine Belabbas n’a obtenu que 9 sièges, n’atteignant pas le quorum lui permettant de constituer un groupe parlementaire, puisque la loi exige le nombre de dix députés. L’Alliance nationale républicaine (ANR) arrive, quant à elle, en douzième position avec 8 sièges, gagnant cinq sièges par rapport aux législatives de 2012. Les 36 sièges restants sont partagés entre 24 partis politiques, alors que 15 autres formations ayant pris part à ces joutes électorales ont obtenu zéro siège.

Bedoui annonce une réunion avec la HIISE pour améliorer l’organisation de futurs scrutins
Après avoir annoncé les résultats provisoires des législatives de ce 4 mai, ainsi que le taux de participation, qui est estimé à 38,25%, Noureddine Bedoui a reconnu des défaillances dans le mode d’organisation du scrutin. À cet effet, il annoncé la tenue de rencontres de concertation avec la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (Hiise) pour la mise en place de commissions spécialisées en vue de l“’amélioration du système électoral, progressivement». «Juste après les élections, nous allons avoir des rencontres avec la Hiise pour la mise en place de commissions spécialisées pour «l’amélioration du système électoral, progressivement», a indiqué Bedoui, en marge de l’annonce des résultats des élections législatives du 4 mai. Il a ajouté que son département avait travaillé en coordination totale avec la Hiise, soulignant qu’ils avaient observé des «disfonctionnements et des imperfections» qui seront, a-t-il indiqué, corrigés à l’occasion de ces rencontres de concertation, pour être au diapason des espérances du peuple algérien. «Si l’on continue à agir positivement, à se faire confiance, nous allons pouvoir avancer. Le plus important dans notre pays est que, depuis quelques années, les élections se déroulent dans les délais règlementaires, c’est un grand acquis», a-t-il souligné
Hacène Nait Amara