Zetchi-Lucas-Alcaraz

Le bureau federal de la faf aujourd’hui sur fond de crise : Le départ d’Alcaraz officiellement acté ?

Le président-sélectionneur obéira-t-il aux ordres du ministre-président et suivre dans la foulée son bureau qui n’aura eu de cesse de mettre la pression en exigeant (en off) son limogeage et se débarrasser d’un coach invisible mais devenu tellement encombrant, décidé, disent certaines sources, à ne pas se laisser conter en quittant des lieux devenus pour lui hostiles sans demander son droit et appliquer à la lettre les clauses d’un contrat plus que favorables pour lui? Sérieux dilemme et un feuilleton à suspense où la victime, le grand perdant (une équipe nationale au creux de la vague et ne faisant plus recette) est toute désignée. Grandeur et décadence.

Azouaou Aghilas

Plus l’ombre d’un doute !
Les paris sont ouverts. Alcaraz survivra-t-il à sa 4e défaite de suite en compétitions officielles (en comptant bien sûr l’élimination sans gloire en CHAN avec les «A’») et bénéficiera-t-il d’un autre sursis (tout le monde pense que non, l’opinion demandant avec insistance sa tête en plus des pressions venues d’en haut) alors que les déconvenues s’enchaînent pour des Verts rentrés définitivement dans les rangs et disant, dans la déception populaire qui aura suivi le grand flop, adieu au Mondial russe au terme (il ne reste plus qu’une ultime étape où ils n’espèrent plus rien apparemment vu l’état d’esprit d’un groupe à terre et laminé par les divisions et les critiques, pas même de sauver l’honneur en signant un 1er succès presque improbable devant un Nigeria dominateur et premier pays africain, au passage, à valider son ticket), adieu à une phase de Coupe du monde à laquelle notre football a pris goût ces deux dernières éditions ? Plus que sûrement. Pas même l’ombre d’un doute.
Comment et par quel miracle (notamment ces fameuses clauses d’un contrat le blindant au-delà de toute espérance pour dire l’amateurisme qui a prévalu du côté de la Faf lors des pourparlers et de la signature largement en faveur du technicien espagnol qui se sait en position de force et dont le départ coûtera très cher pour des caisses n’ayant nul besoin d’un tel gâchis financier) Zetchi, mis en demeure de lui montrer au plus vite la porte de sortie, sans attendre la date butoir du 10 novembre à Constantine et cette simple formalité à l’occasion de la réception des «Super Eagles» nigérians qui ne feront pas le déplacement en touristes eux dont l’ambition est de conclure cette campagne qualificative, réussie sur toute la ligne, sur un sans faute dans un groupe «B» qu’ils auront dominé de bout en bout ? De la tête et des pieds ? On dirait presque, que la question est ailleurs. Quitte à faire dans la précipitation. Avec perte et profit. C’est, pourquoi et pour notre part, on ne pariera pas, les dès étant, nous susurre-t-on à l’oreille, jeté, le sort scellé, le moindre petit dinar largement dévalué et ne coûtant rien sur la place des changes. A l’arrivée de la défaite concédée, sans surprise, à Yaoundé devant les «Lions Indomptables» en fâcheuse posture également avec leur public et qui avaient à cœur à la fois (ce qui a été fait) de se faire pardonner leur échec et de confirmer encore plus leur statut de bête noire, des langues «officielles» ou généralement bien informées (on parlera de fuites organisées en provenance de la maison de Dely Brahim où les gorges profondes, et l’atterrissage du contrat Faf- Alcaraz qui fait tellement polémique, sur la place publique, est là pour le confirmer- ne manquent pas) n’ont pas tardé à annoncer la démission du 1er responsable de l’instance en charge de la gestion d’un football national multipliant aussi bien les scandales que les déculottées, ce à quoi l’intéressé s’empressera de répondre avec un niet catégorique en dirigeant les regards sur le staff technique dont les jours étaient comptés, suggérant au passage qu’après une première approche où le mis en cause (Alcaraz pour le nommer) a été sondé afin de l’amener (information non confirmée) à faire un effort (des concessions, à vrai dire) avec une séparation à l’amiable.
Pour dire et redire que l’actuel ou déjà ancien (on en saura un peu plus en fin de matinée d’aujourd’hui mercredi) driver national, l’équipe qui aura rarement fait l’unanimité (les autres membres du BF reprochant à leur président d’avoir fait cavalier seul sur le dossier en prenant la responsabilité lors d’un choix discutable d’entrée), est indésirable. Doit au plus vite faire ses bagages et partir sans faire de bruit quand bien même son règne éphémère aura fait beaucoup de bruit avec un parcours chaotique, un rendement frisant le très mauvais.
Laissera des traces au sein d’un vestiaire auquel la dernière sortie de Feghouli, dont c’était le grand retour, a ajouté un peu plus au malaise ambiant, la cohabitation (un cadeau empoisonné pour le successeur d’Alcaraz) avec les joueurs «bannis» de la sélection (Mahrez, Slimani, Bentaleb qui auront mal apprécié les propos de leur coéquipier) devenant impossible on l’imagine.

Le choix qu’il … faut ?
Ce qui n’était que de simples bruits de couloirs est en passe d’officialisation, seuls quelques détails (gros détails même, l’Espagnol, en position de force et ayant son destin en main, partira avec l’avantage de dicter la marche à suivre) et l’affaire réglée dès aujourd’hui, comme «exigée» par le MJS qui vient de sommer Zetchi d’aller au plus vite (quoiqu’il en coûtera, sans regarder sur l’énormité des indemnités, Alcaraz n’en démordant pas quant à ses droits ?), à la séparation. Un vent de changement qui souffle à nouveau sur l’E.N et l’impression pas aussi bizarre que cela n’est, la solution du fusible n’est pas nouvelle. Une tradition qui s’installe dans la durée et déstabilise au plus haut point l’équilibre d’une sélection nationale qui avait (a toujours, la grande qualité d’un effectif des plus riches étant là pour le dire) les moyens pour réussir et trôner allègrement sur le sommet du continent, tout en se faiasnt une place au soleil au niveau mondial dans la continuité de son parcours honorable lors du Mondial 2014 au Brésil. La messe, si elle est dite, le dossier est en voie de se refermer, le limogeage acté, la question qui se pose (ridicule vraiment) est de connaître les intentions des deux parties. Si, surtout, l’ancien entraîneur de Grenade, qui vient de convoquer la sélection «A’» pour un stage, marquera sa présence à l’occasion et dirigera encore la manœuvre (même provisoirement) pour dire son intention de ne pas bouger aussi facilement et qu’il faudra compter avec ses agents au moment de vérité. Sauf si, et les derniers propos du ministre Ould Ali (il n’en rate pas une pour dire ce qu’il pense lorsqu’il s’agit de l’E.N) semblent assez clairs là-dessus, lui qui lance un ultime message en direction de Zetchi, sous haute pression, pèseront sur le cours des évènements, précipiteront les choses et le pousseront à vraiment «prendre ses responsabilités» sur un registre où il n’a jamais bénéficié du soutien de ses pairs (lire ses plus proches collaborateurs ou adjoints à l’image du duo Ould Zemirli- Haddad) et encore moins de l’opinion. Zetchi a-t-il abordé le sujet avec Alcaraz ? On peut penser que oui. A-t-il été assez convaincant ? Convaincu surtout Alcaraz de l’opportunité de repartir chez lui sans retour ? Sans faire de vagues et lui permettre de sortir plus ou moins indemne de ce véritable embrouillamini juridique où il n’a pas la part belle ? On le saura aujourd’hui. Suspense et surprises attendus. On laisse le soin au MJS, Ould Ali, de conclure, lui qui montre la voie, exige même «une décision urgente.» On reprend in-extenso : «Le président de la FAF doit prendre rapidement une décision en ce qui concerne le staff technique et quand je parle du staff technique de l’équipe nationale, je parle de cet entraîneur (ndlr, Alcaraz qu’il se garde de nommer). Zetchi doit faire un choix judicieux (…) Le choix qu’il faut pour l’intérêt de cette sélection nationale.» Clair et net. On aura tout compris.
A. A.