L’ancien centre ville de Médéa classé site sauvegardé

L’ancien centre ville de Médéa, dont les premières édifications remontent à plusieurs siècles, vient d’être classé site sauvegardé du patrimoine national, a révélé jeudi le directeur local de la Culture. Ce classement en site sauvegardé est le «couronnement» d’une longue procédure, qui a durée plus de quatre années et ayant abouti à l’intégration de l’ancien centre ville de Médéa au patrimoine national, a indiqué, à l’APS, Brahim Benabderrahmane, ajoutant qu’une étude portant élaboration d’un plan permanent de sauvegarde et de préservation du site sera lancée, dans les tous prochains jours, dans la perspective de sa mise en valeur. Une étude préliminaire, axée sur l’historique du tissu urbain à classer, l’analyse des différents styles architecturaux qui composent ce site, ainsi que la récolte de données historiques et documentaires inhérentes à ce dernier, avait été réalisée dans le cadre de la procédure de classification, a-t-il expliqué. Le plan permanent de sauvegarde de l’ancien centre ville de Médéa va permettre, selon ce responsable, de déterminer les futures actions à entreprendre sur le site, de façon a mieux le valoriser, d’une part, et le protéger contre toute forme d’atteinte susceptible de porter préjudice à ce patrimoine. La direction de la Culture va opter, lors de la mise en œuvre de ce plan de sauvegarde, pour une démarche «participative» visant à associer, aussi bien le mouvement social, les notables, les chercheurs, que les élus et les différentes administrations techniques, dans l’exécution de chacune des étapes, a fait savoir le responsable. Le but de cette démarche est de proposer les meilleures idées, coordonner le travail sur le terrain et situer le champ d’intervention de chaque partie, notamment quant à la nature des travaux à réaliser au niveau du site sauvegardé, et veiller à préserver le cachet particulier de patrimoine, a-t-il conclu.

Google a déplacé près de 20 milliards d’euros aux Bermudes en 2017
Google (groupe Alphabet) a fait transiter en 2017 19,9 milliards d’euros vers les Bermudes, un paradis fiscal, via une société écran basée aux Pays-Bas, dans le cadre d’un arrangement permettant au moteur de recherche américain de faire baisser les impôts payés à l’étranger, selon des documents soumis à la Chambre de commerce néerlandaise. La somme qui est passée par Google Netherlands Holdings BV est de quelque quatre milliards d’euros supérieure au total de 2016, lit-on encore dans des documents transmis le 21 décembre. « Nous payons toutes les taxes que nous devons et nous conformons aux règles fiscales de tous les pays dans lesquels nous opérons à travers le monde », déclare Google dans un communiqué. « Google, comme d’autres sociétés multinationales, s’acquitte de l’essentiel de ses impôts sur les bénéfices dans son pays d’origine et nous avons réglé un taux d’impôt effectif mondial de 26% au cours des 10 dernières années. » La filiale aux Pays-Bas est utilisée pour faire transiter les bénéfices issus de redevances générés en dehors des Etats-Unis vers Google Ireland Holdings, une filiale basée aux Bermudes, où les entreprises ne paient pas d’impôt sur les bénéfices. Cette stratégie fiscale, connue sous l’expression « Double sandwich irlandais, néerlandais », est légale et permet à Google d’éviter de payer des impôts aux Etats-Unis ou en Europe sur ces bénéfices, qui représentent l’essentiel de ce que le géant technologique gagne à l’étranger. Cependant, sous la pression de l’Union européenne et des Etats-Unis, l’Irlande a décidé en 2014 de mettre un terme à cet arrangement, ce qui mettra fin aux avantages fiscaux de Google en 2020. Google Netherlands Holdings BV a versé 3,4 millions d’euros d’impôts aux Pays-Bas en 2017 pour un bénéfice brut de 13,6 millions, montrent encore les documents de la chambre de commerce.

Un jeune Puma secouru dans le patio d’une maison à Santiago du Chili
Un jeune puma, coincé au sommet d’un pin feuillu dans le patio d’une maison située en banlieue de Santiago du Chili, a été secouru jeudi après quinze heures d’efforts par les équipes du Service de l’agriculture et de l’élevage (SAG) et du Parc zoologique métropolitain de Santiago, ont annoncé les médias. Apparemment, le félin avait grimpé dans l’arbre quand quelque chose l’a effrayé alors qu’il errait dans une rue de la municipalité de Lo Barnechea, qui s’étend jusqu’aux premières collines de la Cordillère des Andes, à l’est de la capitale chilienne, une métropole de sept millions d’habitants. Dans le secteur, les habitants affirment avoir déjà vu des pumas descendre des collines à la recherche de nourriture depuis que la ville a empiété sur leur habitat naturel depuis quelques années. Le jeune puma d’environ 30 kilos est resté accroché à une branche à environ huit mètres du sol, apparemment paralysé par la peur et les aboiements des chiens des maisons voisines. Le feuillage de l’arbre empêchait les experts du Service de l’agriculture et de l’élevage (SAG) et du Parc zoologique métropolitain de Santiago d’avoir un bon angle de tir pour les fléchettes anesthésiantes.

Plus de 2.260 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée en 2018
Des arrivées en baisse, mais plus de 2.260 morts: la Méditerranée est restée l’an dernier la voie maritime la plus meurtrière pour les migrants, selon le HCR qui a appelé les pays européens à « sortir de l’impasse ». Un total de 2.262 migrants sont « morts ou portés disparus » en tentant de traverser la Méditerranée en 2018, contre 3.139 l’année précédente, selon les chiffres publiés par le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) sur son site internet. Du côté des arrivées, 114.941 personnes ont traversé la mer pour gagner les côtes des pays méditerranéens en 2018, soit une baisse par rapport à l’année précédente (172.301), selon le HCR qui a actualisé jeudi après-midi ses chiffres pour l’Espagne. A cela il faut ajouter quelque 6.800 personnes enregistrées dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla en territoire africain, mais qui n’ont pas traversé la mer: au total, 121.755 migrants sont arrivés en Europe l’an dernier. Ces chiffres marquent une chute drastique par rapport au « pic » de 1,015 million d’arrivées en 2015, au coeur de la crise des réfugiés. Mais pour les décès, la baisse est moins marquée: il y avait alors eu près de 3.800 morts. En proportion, la mortalité a d’ailleurs un peu augmenté en 2018 par rapport à l’année précédente. « La Méditerranée est depuis plusieurs années la voie maritime la plus meurtrière au monde pour les réfugiés et les migrants, avec un taux de mortalité qui a fortement augmenté », s’est inquiétée la porte-parole du HCR en France Céline Schmitt dans une déclaration à l’AFP. « En 2019, il est essentiel de sortir de l’impasse actuelle et de mettre fin à des approches au cas par cas, c’est-à-dire bateau par bateau, pour savoir où débarquer les passagers secourus », a-t-elle ajouté, en plaidant pour un « mécanisme régional de débarquement ». L’année 2018 a été marquée par une crise diplomatique entre pays européens autour de l’accueil des réfugiés, notamment après que le gouvernement italien, au fort discours anti-migrants, a fermé les ports aux bateaux humanitaires cet été.

Chiffre du jour : 78

Un total de 78,4 millions de touristes internationaux ont visité l’Espagne à fin novembre dernier 2018, en hausse de 0,7% par rapport à la même période une année auparavant, indique jeudi l’Institut national de la statistique (INE). Les dépenses des visiteurs étrangers se sont établies à plus de 84,81 milliards d’euros durant les onze premiers mois de 2018, en progression de 2,8% en glissement annuel, précisent les chiffres de l’INE, notant que la dépense moyenne par touriste a atteint 1.057 euros (+1,7%). Les Britanniques ont maintenu leur position en tête des touristes étrangers qui se sont rendus en Espagne durant cette période, avec plus de 17,6 millions de visiteurs, suivis des Allemands (10,9 millions) et des Français (près de 10,8 millions). Les plus fortes croissances ont été enregistrées en provenance des Etats-Unis (+10,9%), du Portugal (+10,2%) et de la Russie (+5,8%). Sur les onze premiers mois de 2018, la Catalogne a maintenu sa position de première destination touristique d’Espagne avec plus de 18,1 millions de visiteurs étrangers, en baisse de 0,8% par rapport à fin novembre 2017, suivie de la région des îles Baléares avec près de 13,7 millions de touristes (-0,1%), et des îles Canaries avec plus de 12,5 millions (-3,6%). Sur le seul mois de novembre, le pays ibérique a accueilli 4,5 millions de visiteurs internationaux, en hausse de 3,6% par rapport au même mois de 2017. Ces touristes ont dépensé environ 4,89 milliards d’euros, en progression de 5,3% sur un an.