De Mistura-Lamamra

LAMAMRA REÇOIT DE MISTURA EN PRÉSENCE DE BELANI : « L’Algérie inflexible sur une question de décolonisation »

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra a reçu, hier, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unis pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, qui a effectué, la veille une visite de deux jours aux camps des réfugiés sahraouis.

La rencontre entre le chef de la diplomatie algérienne avec le diplomate onusien s’est déroulée en présence d’Amar Belani, l’Envoyé spécial chargé de la question du Sahara occidental et des pays du Maghreb au MAE. Hier, les deux parties ont examiné lors de cette rencontre « les derniers développements de la question sahraouie » selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, ainsi que «les perspectives de renforcement des efforts onusiens en vue d’une reprise des négociations directes entre les deux parties au conflit, le royaume du Maroc et le Front Polisario » , dans l’objectif, poursuit la même source « de parvenir à une solution politique juste, durable et acceptée par les deux parties garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable et imprescriptible à l’autodétermination » conformément, est-il précisé « aux résolutions pertinentes de l’ONU et sa doctrine en matière de décolonisation » lit-on. N’étant pas à sa première rencontre avec le ministre Ramtane Lamamra et de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Amar Belani, au cours des entretiens qu’il a eu avec les deux responsables, janvier dernier, ces derniers ont réaffirmé à l’envoyé personnel du SG de l’Onu pour le Sahara occidental « la position de principe de l’Algérie, aussi bien sur la question de fond que sur les aspects liés au format» avait indiqué le communiqué du ministère de Lamamra. L’Algérie a eu aussi à cette occasion, insisté, janvier dernier, en particulier, selon la même source « sur la nécessité d’engager, lorsque les conditions seront réunies, des négociations directes, de bonne foi et surtout sans conditions préalables entre les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, qui sont identifiés en tant que tels dans les résolutions du Conseil de sécurité» avait rappelé pertinemment Alger. Aussi, si en janvier dernier, de son côté Amar Belani a rappelé l’appel de l’Union africaine, en date du 9 mars 2021, à l’adresse du Maroc et au Front Polisario, pour la reprise des négociations, il a été précisé et souligné «la nécessité de prendre en compte l’impératif incontournable du libre exercice par le peuple sahraoui de son droit imprescriptible à l’autodétermination quels que soient les processus envisagés». Le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui étant en effet incontournable, pour le règlement d’une question de décolonisation inscrite à l’ONU et à l’UA, le Sahara occidental, en l’occurrence, et le Conseil de sécurité est appelé, plus qu’avant à assumer ses responsabilités en matière de paix et de sécurité et de surcroit de l’’application de la Légalité internationale, au Sahara occidental, pour venir à bout du conflit opposant depuis 1975, le Front Polisario au Maroc, et ce par la primauté de la force du droit dans son traitement de la question sahraouie.
Karima Bennour