Safex

La Safex programme plus de 40 foires et salons en 2017 : Une dynamique aux contours mal définis

La quarantaine de foires et salons programmés en 2017 par la Safex traduisent « une activité exceptionnelle et constituent l’illustration du dynamisme de notre économie et de l’intérêt porté par les partenaires étrangers au marché algérien », selon les termes des promoteurs des salons et foires institués annuellement aux Pins Maritimes, à l’est de la capitale.

Certains économistes ont émis la proposition de faire chaque année un bilan de ces manifestations qui engloutissent bon an, mal an, des sommes faramineuses. Car il faut bien convenir que chaque Foire et salon doivent avoir, derrière, des objectifs, des buts recherchés, économiquement parlant. Or ce que l’on constate, c’est que souvent, des Salons prennent fin avec le sentiment de quelque chose d’inachevé, c’est-à-dire que derrière, on ne retrouve rien qui rapporte pour le pays.
Si l’on se fie à l’édition 2016, il est vrai que la vitrine a tout pour séduire : des évènements d’envergure internationale et nationale organisés soit par la Safex soit en partenariat qui drainent des centaines d’exposants ( nationaux et étrangers) ont proposé des nouveautés et une large gamme d’offre de produits et de services dans tous les secteurs d’activités tels que : l’agriculture, la santé et bien -être, l’environnement, l’industrie, les bâtiments et travaux publics, le tourisme et l’artisanat .
La 25ème FPA (Foire de la production algérienne) a connu une évolution notable par rapport aux éditions précédentes, en ce qui concerne la qualité des entreprises exposantes et le public composé d’opérateurs économiques, entrepreneurs, producteurs et porteurs de projets en recherche de partenariat ou d’opportunités d’affaires.
Une évolution du niveau de participation est enregistrée lors de cette édition, soit un taux de : 19,81 % en termes de surface d’exposition et 11, 82 % en nombre d’exposants. Ainsi, près de 420 exposants tous secteurs confondus ont participé à cet événement, dont 130 entreprises publiques sur une superficie globale de 16.500 m².
L’édition a été marquée par un événement majeur : la présence pour la première fois au sein de la Foire de la Production algérienne du ministère de la Défense nationale à travers la participation de quelques-unes de ses unités de production à caractère économique représentant divers secteurs d’activité (industries mécaniques, textiles, construction navale, etc.)
Les objectifs ont été dévoilés d’avance : à savoir la commercialisation au profit des entreprises publiques et privées ; l’exportation de certaines productions vers certains marchés et plus précisément le marché africain ; la 25ème FPA a été considérée par ses concepteurs comme une véritable réussite au regard des contacts établis ainsi que l’engouement des visiteurs pour le produit national.
Mais au final, il y a un manque de suivi, un manque à gagner ; car comment estime-t-on un Salon en termes économiques s’il n’y a plus de suivi après ? Les exposants plient bagages, avec des contacts par-ci, par-là, mais rien de consistant, rien de très costaud à se mettre sous la dent en ces temps de disette.
En temps d’embellie, ces foires et salons sont le must, la cerise sur la tarte d’une économie florissante, qui cherche à séduire, mais dans le contexte actuel, chaque sou compte, et les salons et foires qui ne se dotent pas d’un minimum de réussite n’ont que peu de chances d’aboutir. D’où la nécessité de revoir dans ses objectifs et ses chances le modus operandi de chaque foire et salon…
F. O.