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La rupture de médicaments est due à des facteurs externes : Une cellule pour veiller sur la disponibilité

Intervenant, hier, sur les ondes de la Radio algérienne, au sujet des pénuries de médicaments, le Directeur général de la Pharmacie au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Hamou Hafed, a reconnu l’existence de réclamations récurrentes et périodiques pour certains produits pharmaceutiques les imputant à des «tensions exogènes».

Cependant, Hafed a assuré que ce problème sera solutionné dans les jours qui viennent à travers la mise en place d’une cellule de veille pour assurer le suivi de la disponibilité des médicaments. «Pour l’année 2018, le ministère de la Santé prévoit, dans le cadre du Comité de concertation de se réunir mercredi prochain afin de créer une cellule de veille avec l’objectif de rendre disponible le médicament et de débattre de façon régulière des obstacles qui empêchent cette disponibilité, a déclaré le Dr Hafed. Il précisera à cet effet, que le Comité de concertation, regroupe l’ensemble des opérateurs de la filière pharmaceutique, à savoir le Syndicat national algérien des Pharmaciens d’officines (Snapo), l’Union nationale des Opérateurs de la Pharmacie (Unop), le Syndicat algérien de l’Industrie pharmaceutique (Saip), l’Agence nationale des Produits pharmaceutiques (ANPP), les représentants des distributeurs, ainsi que la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Aussi, le responsable a précisé que la production nationale de médicaments a dépassé les 50 %. Une donnée qui permettra de maîtriser les tensions sur certaines marques. Ceci, a-t-il détaillé, « grâce aux 84 unités de fabrication existantes à l’échelle nationale et à une progression de plus de 15 % enregistrée durant les trois dernières années par l’industrie pharmaceutique nationale ». Selon lui, il n’y a pas de tension sur les produits fabriqués localement dans la mesure où la tutelle répercute immédiatement l’information sur les producteurs lorsqu’un problème est signalé, pour faire en sorte que le marché soit alimenté. S’agissant des médicaments importés, l’hôte de la radio algérienne a fait savoir que la fluctuation des prix à l’international, empêche les laboratoires d’établir des programmes prévisionnels d’importation à plus long terme.
Donnant davantage de détails au sujet des importations de médicaments, Hafed a fait savoir que les laboratoires pharmaceutiques ont été conviés par la tutelle dés le 1er août 2017 à présenter leurs programmes respectifs d’importation, assurant que les premières réponses ne sont parvenues que le 6 octobre dernier. Mais « en dépit de ce retard, le ministère de la Santé a pris les mesures nécessaires afin de libérer les programmes d’importation en question », a-t-il poursuivi, soulignant que «la disponibilité des médicaments est prise en charge très sérieusement et de manière permanente par ce département». Pour ce qui est du problème particulier des médicaments pour cancéreux, il a affirmé « la disponibilité des produits hospitaliers et expliqué les perturbations dénoncées par les malades par des problèmes de gestion de commandes qui ne se fait pas ou se fait en retard », se référant au récent communiqué de la tutelle sur la question.

Les dépenses de la PCH en hausse
D’autre part, l’intervenant a fait savoir que les dépenses de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) sont en hausse. En chiffres, il dira que l’évolution de cette dépense qui est passée de 75 milliards de DA en 2015 à 88 milliards de DA en 2017 et devrait se statuer à 94 milliards de DA durant l’année en cours. Tout en faisant, par ailleurs, savoir que la facture d’importation du médicament est maitrisée autour de 1,7 à 1,8 milliards de dollars, l’intervenant a affirmé que « la PCH fait très bien son travail », en tenant compte des besoins des hôpitaux en médicaments.
Lamia Boufassa