ASM Oran

La formation, on en reparle du côté de la FAF comme cheval de bataille : Et si l’ASM Oran…

Il y a des équipes où, sans faire de tapage, on fait, sait ce qu’il faut faire. Travailler, et bien. Même si c’est pour les autres. La formation ? On n’y pense pas seulement que du côté du Paradou AC. Un message clair pour le désormais président de la FAF et non moins boss éclairé de cette Académie devenue exemple, en la matière, en Algérie. La suite, c’est à lui de l’écrire en collaborant étroitement avec tous ceux, à l’instar de cette école de l’ASM Oran toujours présente quand il s’agit de pourvoir le football national en talents sûrs, ne pensant pas qu’au seul résultat. Chapeau bas.

Azouaou Aghiles

On ne récolte que ce que l’on sème. Même si c’est pour des miettes; dès lors que le dur labeur ne profite qu’aux autres. Les années passent et c’est pratiquement, depuis quelques saisons déjà, pour ne pas dire toujours, le scénario à l’identique qui s’écrit pour quelques sigles s’imposant, bon an mal an, en guides de ce qu’il est du devoir d’accomplir en sport, le football, en tant que «roi» déchu de longue date chez nous en raison des nombreux travers qui le minent à tous les niveaux d’une pratique dévoyée et prise en otage par les faiseurs de «miracles» et autres charlatans portés sur le résultat immédiat, et donc du bricolage; voire la magouille et autres tours de passe-passe ne servant en rien la discipline, sinon quelques privilégiés tapis à l’ombre de responsabilités mal ou jamais assumées. On travaille et on fait bien son boulot. Toujours les mêmes ou presque, même si ce n’est pas tout le monde qui en fait ou sait faire le sacrifice. Ou le flair, voire le doigté pour répondre présent lorsqu’il s’agit de passer aux bilans. Aux tests finaux de confirmation. Comme, par exemple, les derniers tours de Dame Coupe dans toutes les catégories d’âge. Un dernier carré ou le carré d’as (on préfère cette nommination pour mieux mettre en valeur les deux heureux élus de chaque tranche appelés à user de leur charme à l’appel du dernier round avant de soulever le précieux trophée) joué tout récemment respectivement chez les U15, U17, U18, U20 et les «réserves». Dernière étape, en principe, avant de passer à l’équipe fanion, ou les feux de l’actualité. Premier constat cinglant : la représentativité des grands noms de la Ligue1, et ce n’est pas une surprise pour ceux qui suivent de près l’évolution de la balle ronde nationale, est réduite à sa plus simple expression, l’honneur étant sauvé in extremis, par l’USM Alger en U18, ou le NA Hussein Dey, qu’elle retrouvera, sur son chemin, en finale. Une Nasria qui fait coup double (elle croisera le fer en U20 avec une formation venue des fins fonds de la hiérarchie nationale; en l’occurrence le CRB Sendjas, (du 3e palier), et qui a sorti, au bout du suspense et aux tirs au but, un certain CRBeni Thour qui revient aux devants après l’ahurissant exploit réalisé en «seniors» en s’en revenant à Ouargla avec des bagages bien alourdis avec le très convoité trophée et marqué ainsi les esprits en entrant, (et de quelle manière!), dans la légende de l’auguste dame, et se rappelle aux bons souvenirs de la belle époque des Fergani, Madjer, Merzekane, Guendouz, Guenoun et bien d’autres excellents joueurs qui ont fait le bonheur de l’E.N, et passe tout près d’un joli exploit, un triplé malheureusement barré (en «réserve», par un autre pensionnaire de D1, le MC Oran). Réduite à la portion congrue, l’élite peut également compter sur la JS Kabylie qui s’assure un fauteuil en finale non sans espérer mieux avec un sacre que lui disputera, chez les U15, la prestigieuse école asémiste (l’ASM Oran) qui, et en plaçant pas moins de trois représentants parmi les possibles soupirants de la dame, s’impose cette saison encore et sans que personne ne s’en étonne (en tout cas pas les observateurs avertis de la scène footballistique locale), comme la référence des références en la matière. Habitué à l’ascenseur pour les raisons que tout le monde sait (les «mercatos» d’été et d’hiver, se suivent et se ressemblent et sont autant d’occasions, saisons après saisons, pour les nantis, de venir y faire leur marché) le club cher au quartier populaire de M’dina J’dida reste fidèle, avec peu de moyens, à sa vocation première malgré de grosses saignées, ses meilleurs éléments cédant aux appels des sirènes: travailler pour les autres au risque de jouer constamment avec le feu d’une dégringolade en règle dans la hiérarchie. Une ASM Oran intraitable sur le sujet et qui fait bien mieux (un argument de poids) qu’un certain Paradou AC (il arrive difficilement à placer un candidat en finale contre … l’ASM Oran, pour ne pas la nommer, en U17 et il y a tout à craindre pour elle lors du verdict final dans une partie loin d’être une partie de plaisir) devenu l’attraction des attractions dans les petites catégories. Pour s’en convaincre, l’échec retentissant des Hydris chez les U 15 (défaits par la JSK dans la série des penaltys) et dans les mêmes conditions par le NAHD en U18). L’ASM Oran par ci, l’ASM Oran par là, l’ASM Oran partout. Et toujours. Sûre de ses atouts et de sa philosophie. Qui ne baisse surtout jamais les bras face à l’adversité et le peu de moyens. Sur la voie de la réhabilitation promise, la nouvelle équipe dirigeante de la structure en charge du football algérien gagnerait à regarder de ce côté-ci du pays et aider les «Vert et blanc», en difficultés en Ligue2 Mobilis (ils ratent une nouvelle occasion de retrouver les sensations du sommet de la hiérarchie, au contraire, et c’est un signe peut-être qui ne trompe pas, voire plus, un message d’une incroyable netteté que Zetchi, qui en veut terriblement si on le prend au mot, se doit de décoder en les récompensant à la hauteur des efforts fournis, du Paradou qui n’a pas mis longtemps pour tuer le championnat et accéder, haut la main, sans l’ombre d’une contestation au vu de la domination écrasante exercée dès le coup de starter, avec un écart de points se passant de commentaire) mais qui, et c’est une habitude, repartiront sur les mêmes bases. Formation, saignée et difficultés énormes à assurer leur maintien. Y a-t-il quelqu’un pour tendre l’oreille et répondre ainsi aux doléances de ceux qui travaillent, à l’exemple de l’ASMO, à former les relèves de demain ? Promesses, promesses, promesses. Il en restera toujours quelque chose. Au nouveau président de la FAF (et non pas de la seule EN, et on reviendra sur le sujet) de ne pas se tromper de priorités lorsqu’il faudra passer à la mise en place des fameux centres de formation que l’on nous promet et dont on ne voit pas encore la trace. Le défi vaut le coup. Aussi sûrement que des associations sportives, comme celle de l’ASM Oran, laissées à leur triste sort, méritent respect et reconnaissance. On en reparlera après les finales. Qui l’emportera ? Pronostics facilités. Suivez notre regard… Il est temps de ne plus prêter qu’aux riches, si tant est la richesse s’arrête aux seuls moyens financiers permettant à tout un chacun d’acheter ce qu’il veut, qui il veut et quand il veut.
A. A.