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La Fifa « suivrait » de près la situation : Que se passe-t-il dans la maison-foot algérienne ?

La balle ronde nationale dans la tourmente. Carrément dans l’oeil du cyclone de l’instance internationale en charge de la discipline. Que pense la toute puissante Fifa des remous qui agitent actuellement la Faf et des rebondissements qui se suivent sur fonds d’impasse? De bras de fer aussi interminables qu’inutiles Attention danger (s) !

ON INTERPRÈTE MAL ?

Chaude, chaude cette fin d’hiver aux allures pourtant de printemps, avec une météo clémente pour la saison. Ça sent le brûlé même sur les hauteurs de Dely Brahim et ce siège de la Faf faisant courir tellement de monde. Raouraoua, le président sortant, définitivement parti, Zetchi, le très actif N°1 du Paradou AC, bien … parti pour lui succéder en tant que candidat «unique», on pensait la chose (lire le nom de celui destiné à prendre la relève et sur lequel bien des espoirs étaient, à forte raison, fondés pour assurer la continuité en plus de mener à bon port la refonte tant attendue) pratiquement réglée. Dans la sérénité. D’autant plus rassurant que le boss hydri, seul à se présenter dans les délais requis (c’est finalement le noeud du problème, l’ «erreur» règlementaire par laquelle viendra la fronde, pour ne pas dire la honte, et bien évidemment, l’impasse) n’avait plus qu’à patienter quelques jours avant de passer au test de l’isoloir (là aussi la date arrêtée pose «règlementairement» problème) et cette épreuve fatidique où il devait confirmer ou non sa popularité auprès de ses pairs de l’AGE au nombre de bulletins de vote, même si tout le monde, et c’est devenu une tradition, aucun doute ne subsistait quant cette capacité incroyable, chez nous et dans tous les domaines, qu’ont nos responsables à retourner la veste dans le fracas que l’on vérifiera à l’occasion de bien d’examens «démocratiques» pour donner à cette notion, désormais galvaudée et vidée de son sens, une connotation bien subjective. Du Zetchi donné pour nouveau patron d’un football national dans la tourmente et ne sachant plus où donner de la tête, au Zetchi dans l’obligation de patienter encore et plus aussi sûr de bénéficier de la bénédiction de l’auguste assemblée désormais perdue dans des batailles de procédures sans lendemain. Dont elle est à l’origine, faut-il le souligner. Une «mauvaise » lecture ou «interprétation» (un coup bien calculé ?) des règlements sujette à caution. Pas très «honnête» pensent ou crient, cela dépend du camp où l’on se trouve, ses opposants. Des opposants tout aussi responsables. Qui mènent malheureusement le ballon rond algérien droit dans le mur. Sous la loupe d’une Fifa intransigeante quand il s’agit d’immixtion, et on est plein dedans, du politique dans la chose sportive, l’instance d’Infantino, suivant les événements de près. Préviendrait, dit-on déjà, de frapper (la première et victime de choix n’étant autre que l’E.N et on laisse, à tout ce beau monde, le soin d’imaginer la nature des sanctions) lourdement. Mardi, une journée à rebondissements, avec ses infos contradictoires, aura été un peu particulière. Et des signaux forts, inquiétants même, en provenance de la très tranquille Zurich, n’étant pas des plus rassurants, bien sûr, l’intervention du premier responsable du sport national, Ould Ali, n’ayant pas été bien «appréciée» pour son manquement, disent les textes, au respect de la morale sportive et de la charte olympique des plus claires lorsqu’il s’agit du problèmes liés à l’organisation des assemblées générales et l’élection des présidents, une attention particulière étant accordée au respect du jeu démocratique dans le choix de ses responsables, avec obligation pour les gouvernements de rester à l’écart de ce genre d’opérations, les fédérations spécialisées restant maîtresses de leur destin.

ENTRE FORMALITÉ ET FORMALITÉS

Des rebondissements et des questionnements titrions-nous dans notre édition de lundi. Des rebondissements, on n’en manque pas avec, à chaque heure aura suffi son lot de rumeurs et d’infos distillées sans discontinuer, donnant la preuve, en plus de l’attractivité du précieux fauteuil de Dely Brahim et sa capacité à ouvrir (d’où les convoitises et les luttes acharnées, les jeux de coulisses qu’il suppose, tous les coups, y compris les plus sales, étant permis) toutes les portes, notamment celle d’une ascension sociale assurée, que le roi-football dans notre pays ne sera jamais un sport comme les autres, tout le monde ayant besoin de sa «magie», les énormes passions qu’il charrie et sa capacité inégalable à mobiliser, pour gagner des points sur bien des fronts. Souvent sans relation avec les idéaux qu’il représente. D’où la guerre de tranchées à laquelle on assiste depuis que le très actif dirigeant du Paradou, dont les compétences, encore moins ses connaissances de la discipline, ne sont pas remises en cause et assuré d’éviter la concurrence de Raouraoua face auquel il disait «n’avoir aucune chance», a décidé de franchir le pas et déposer son dossier, l’absence de candidats faisant le reste en donnant à la future AGE une impression de déjà-vu. Une simple formalité. Une élection sous acclamation, l’isoloir ne servant, comme d’habitude, à rien sinon de décor confirmant la tendance. Une fâcheuse manie qui tourne à la tradition. D’où les questions que ne manque pas de se poser le simple citoyen, féru de football ou non, sur l’implication publiquement affichée de la tutelle pour arriver à un «consensus» savamment orchestré. Dans la logique de la maison du 1er et de tous les lobbies travaillant dans l’ombre pour le contrôle d’un jeu (qui n’en est plus un) sentant la manipulation mille lieux à la ronde. Et des pourquoi, il n’en manque pas. Des pourquoi suivis d’une oreille attentive et par la Caf et par la Fifa. Avec les conséquences fâcheuses que l’on peut craindre sur la représentativité du pays sur la scène internationale. Pourquoi Ould Ali occupe le terrain et n’en rate pas une pour en appelertout le monde et prendre l’opinion à témoin. Pour surtout imposer des points de vue en opposition flagrante avec les lois internationales auxquelles, on le rappelle, l’Algérie sportive adhère totalement, avec la précision de les respecter sous peine d’une mise sur le ban de la communauté sportive mondiale. Pourquoi cet entêtement à défier tout le monde? Pourquoi, par exemple, des présidents de clubs des Ligues1et 2 «Mobilis», criant leur «ras-le-bol» sont montés à leur tour au créneau et menacent, carrément, de se retirer du championnat en boycottant les compétitions, la conséquence directe et douloureuse, l’intervention tout aussi directe et fatale, la goutte ayant fait déborder le vase déjà trop plein, de la Fifa ? Attendons réponses. Des réponses qui ne nous diront jamais pourquoi ce qui apparaissait comme une simple opération de renouvellement d’une fédération (c’est vrai qu’elle ne ressemble à aucune autre) vient de tourner à la tragi-comédie. Au cirque, tout le monde (ce n’est pas nouveau et les week-ends footballesques restent autant d’exemples à ne pas suivre en termes de scandales en tout genre) se tirant dans les pattes, chacun accusant l’autre des pires maux avec les pires mots. Où va le football national ? On pensait la succession de Raouraoua réglée comme du papier à musique. Un candidat sûr de passer comme une lettre à la poste. Problèmes et crêpages de chignon. La Fifa observe et menace. Pointillés…

Azouaou Aghilas