La Fédération des consommateurs plaide pour le pouvoir d’achat et l’économie domestique : Un SMIG à 30 000 DA satisferait les Algériens

Interrogé, hier ,en marge de la conférence de presse portant sur « La rentrée sociale, le pouvoir d’achat et l’économie domestique », le directeur exécutif de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Mohamed Toumi a mis en exergue la nécessité d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.

Tout en révélant, en revanche, l’importance de soutenir les familles socialement nécessiteuses dont le pouvoir d’achat est sérieusement ébranlé.
Sur ce registre, l’interlocuteur a précisé que les subventions doivent cibler les couches défavorisées de la société : « Nous avons demandé aux pouvoirs publics d’aider ces familles pour avoir une carte d’aide afin de subvenir à leurs besoins tout en soutenant les prix des produits de première nécessité », dit-il, dans ce sens.
Par ailleurs, le même responsable plaide pour l’augmentation du SMIG à 30 000 DA face à la situation sociale difficile, précisant, dans cette optique, qu’avec un SMIG à 18 000 DA, un père de famille ne peut pas faire face à la cherté de la vie. Pour sa part, Zaki Hariz, le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC) a précisé que les Algériens sont aujourd’hui, épuisés par la cherté de la vie et avec le taux d’inflation: « La cherté de la vie s’accentue et les prix des denrées alimentaires et des produits de large consommation flambent », explique-t-il encore. Et d’enchaîner : « De même, les Algériens ont vécu une période très difficile avec la rentrée scolaire. ces derniers ont, en effet, déversé des budgets importants pour leurs enfants pour l’achat des fournitures scolaires ». Hariz a souligné, d’autre part, que pour subvenir aux besoins élémentaires d’une famille est désormais un réel défi face à l’augmentation des prix. Tout en évoquant l’importance de l’économie « des petites bourses » : « L’épargne est une solution fondamentale pour une famille », expliquera-t-il encore, ajoutant que : «gérer le budget d’une famille est aussi difficile. Sachant aussi que 0,5 % des familles peuvent gérer mensuellement leur budget, les autres non » Également, Hariz a soutenu que « les 80% des revenus des ménages sont dépensés, aujourd’hui dans les produits alimentaires et par contre 5% de ces familles ont tendance à épargner leur revenus mensuels». Aussi, les intervenants, lors de cette rencontre avec la presse, révèlent aussi la nécessité de renforcer les efforts afin de mieux soutenir le pouvoir d’achat des Algériens et encourager l’investissement afin d’encadrer l’activité commerciale et contrôler les prix et la traçabilité des produits.
Mehdi isikioune

Mohamed Toumi, directeur exécutif de la Fédération Algérienne des consommateurs (FAC) au Courrier D’Algérie : « Il faut mettre en place un décret exécutif pour éradiquer le commerce informel en Algérie »

Rencontré, hier, le directeur exécutif de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Mohamed Toumi, a affirmé qu’il faut bien mettre en place un décret exécutif pour éradiquer le commerce informel en Algérie, affirmant , par ailleurs, que ce secteur (informel) continue à impacter négativement notre économie.

Le Courrier D’Algérie : Les marchés parallèles continuent à impacter négativement l’économie nationale, qu’en pensez-vous ?
Mohamed Toumi : Effectivement, ce genre de marchés continue à bouleverser notre économie. Et malheureusement, ces marchés informels ont persisté jusqu’à présent et les commerçants exerçant dans l’informel continuent à réaliser des bénéfices colossaux au détriment du trésor public ( taxes, impôts et tous ce qui est fiscalité).

Comment, selon vous, peut-on éradiquer le secteur informel en Algérie ?
Je dirais que le ministère du Commerce doit respecter ses encagements en réalisant et en renforçant la réalisation des structures commerciales, à savoir les marchés de proximité, notamment dans les communes qui en sont dépourvues; et aussi de lancer certains projets qui n’ont pas été lancés auparavant.
De même, il est souhaitable que les pouvoirs publics prennent « le taureau par les cornes » et doivent remettre de l’ordre pour éradiquer ces marchés parallèles qui défigurent la capitale et qui constituent, entre autres une concurrence déloyale vis-à-vis des personnes exerçant de façon légale, c’est-à-dire avec un registre du commerce et qui sont tenus à « être à jour » dans le paiement de leurs taxes et impôts.

Est-ce qu’il faut une application rigoureuse des lois pour éradiquer ce fléau ?
Il faut bien mettre en place un décret exécutif pour éradiquer le commerce informel en Algérie.

Que pensez-vous des opérations de démantèlement des marchés informels réalisées récemment au niveau de la capitale ?
Oui, ce sont, en effet, de bonnes initiatives et aussi une bonne manière de récupérer les terrains squattés par ces commerçants informels afin d’assurer, aussi la propreté et le civisme dans les rues et sur les trottoirs. Faut-il, également, souligner qu’il est nécessaire de recaser ces gens dans des lieux adéquats pour exercer leurs activités habituelles.

Ces marchés parallèles constituent aussi une source de tous les maux sociaux, qu’en pensez-vous ?
Effectivement, ce sont des lieux de délinquance pour les jeunes. ils ont également une influence négative sur la santé du citoyen.

Combien existe-t-il de marchés informels en Algérie ?
Il existe plus 500 marchés informels au niveau national et plus de 50 marchés informels à Alger.
Entretien réalisé par : M. I.