Algérie Zambie photo APS

La crise s’installe au sein de l’équipe nationale : Dix ans après, les Verts chutent en match officiel à domicile

La sélection algérienne boit le calice jusqu’à la lie. Mardi soir, les Verts ont concédé une nouvelle défaite. Cette fois-ci sur leur terrain. Un fait qui ne s’est plus produit depuis un peu plus de dix ans en compétition officielle, soit depuis la défaite contre la Guinée en juin 2007.

à l’époque, c’était l’entraîneur français Jean-Michel Cavalli qui menait les rênes du Club Algérie. Cette fois, c’est un autre technicien étranger, en la personne de l’Espagnol Lucas Alcaraz qui fait perdre à l’Algérie footballistique son invincibilité at-home. Et même si l’équipe nationale était déjà éliminée de la course au Mondial-2018 avant même cette quatrième journée, il n’en demeure pas moins que tout le monde s’attendait à ce que les protégés d’Alcaraz sonnent la révolte pour au moins sauver l’honneur. Ce fut d’ailleurs leur mot d’ordre depuis leur défaite à Lusaka samedi dernier. Hélas, entre promesse et réalité, c’est tout un fossé. En effet, les matchs se suivent et se ressemblent pour les coéquipiers de Yacine Brahimi, qui ont malheureusement perdu leur principale force qui leur avait permis d’atteindre les huitièmes de finale de la coupe du monde de 2014, à savoir cet esprit combatif. Le constat est triste cette fois-bas ci. Les Verts n’ont pas seulement perdu le pari de participer pour la troisième fois de suite dans un Mondial, mais ils sont tombés aussi, en s’inclinant pour la troisième fois de suite dans ces éliminatoires du rendez-vous planétaire de 2018. C’est en toute logique aussi que l’équipe nationale ferme la marche dans le groupe B avec seulement un point, même si cette position surprend plus d’un. à présent que l’équipe nationale a touché le fond, tout le monde dans les milieux sportifs algériens s’attendent à une véritable révolution à même de se remettre sur les rails. Les regards sont notamment braqués vers le premier responsable du football algérien, Kheïreddine Zetchi, qui est en train tout simplement de vivre un sale temps, six mois seulement après son intronisation aux commandes de la FAF. Zetchi a d’ailleurs entendu des vertes et des pas mûres de la part du public de Constantine à l’issue du match de mardi. La pression monte crescendo sur ses épaules, et des voix commencent à s’élever au sein même de l’assemblée générale de la FAF réclamant son départ. Récemment, l’ancien capitaine de la sélection algérienne, Antar Yahia, avait déclaré que les Fennecs se préparent désormais à des moments durs. Ils l’ont vite vérifié dès mardi à Constantine. C’est tout simplement la crise dans la maison du ‘’Club Algérie’’.

Hakim S.