Bouteflika

Journée mondiale de la liberté de la presse : L’hommage de Bouteflika à la presse nationale

C’est un rituel important, auquel se soumet le président Bouteflika, à la veille de chaque célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Le chef de l’état, qui n’a de cesse de montrer l’attention qu’il porte à l’évolution de la presse en Algérie, a tout d’abord tenu à se recueillir à la mémoire des martyrs du devoir national, hommes et femmes, plus de cent victimes de la barbarie du terrorisme abject dont le seul tort a été «d’accomplir leur mission d’information». Le président de la République a ensuite tenu à souligner que l’Algérie est en droit d’être fière des étapes franchies en matière d’information et de liberté d’expression, valorisant le riche parcours de la profession qui a enregistré de nombreux martyrs du devoir national durant les années du terrorisme abject.
Le chef de l’état a souligné que cette mission, assumée par les journalistes algériens, a permis de «démontrer au monde entier que le peuple algérien, en dépit de l’isolement quasi-total dans lequel il faisait face aux affres de la tragédie nationale, était attaché à la sécurité et à la stabilité de son pays, à sa reconstruction et à son développement.» Pour le président Bouteflika, «aujourd’hui, l’Algérie est en droit d’être fière des étapes franchies en matière d’information et de liberté d’expression». ll n’a pas manqué de rappeler que les textes, consacrant la liberté d’expression et les droits des journalistes et des citoyens à une information professionnelle, ont été élaborés. La Constitution amendée et approuvée l’année dernière est la meilleure illustration, a ajouté le chef de l’état. L’article 50 de la Constitution amendée dispose que «La liberté de la presse écrite, audiovisuelle et sur les réseaux d’information est garantie. Elle n’est restreinte par aucune forme de censure préalable» outre «La diffusion des informations, des idées, des images et des opinions en toute liberté est garantie dans le cadre de la loi et du respect des constantes et des valeurs religieuses, morales et culturelles de la Nation» ainsi que «Le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté».
Le président de la République a estimé également que la responsabilité de hisser le journalisme à des niveaux supérieurs de professionnalisme «n’incombe pas à l’état seul» et que «les établissements publics et privés supervisant directement le travail des journalistes doivent leur offrir un climat propice loin de toute pression et œuvrer au respect de toutes les lois régissant et régulant la profession tout en prenant en considération les observations et recommandations de l’Autorité de régulation de l’Audiovisuel et de l’Autorité de régulation de la Presse écrite, après son installation». Il a en outre ajouté que ces « deux instances, sur lesquelles nous misons pour le suivi et l’accompagnement du discours médiatique afin de préserver le pays de toute instrumentalisation politique et partisane et de manière à ce que les composantes de l’identité du peuple algérien soient un legs socioculturel commun à l’abri des luttes et différends politiques», ce qui mène à favoriser d’une manière permanente un discours médiatique «empreint de sérénité et de pondération, notamment en cette période de l’histoire de notre pays où nous œuvrons à « consolider davantage nos acquis démocratiques à travers le renouvellement de la composante de l’Assemblée populaire nationale et par la suite des assemblées populaires locales». Bouteflika a affirmé par ailleurs que «les Algériens et Algériennes peuvent s’enorgueillir de la diversité du champ médiatique écrit, audiovisuel et électronique, qui nous permet, en dépit des critiques injustes émanant de voix tendancieuses à l’étranger, d’être à l’avant-garde de l’information et de la liberté de presse dans notre espace islamique, arabe et africain».
Il a cependant souligné que «le chemin que nous avons franchi en matière de liberté de presse, quand bien même nous en sommes fiers, ne doit pas nous détourner de la nécessité de poursuivre les efforts pour acquérir davantage d’expérience que seuls l’exercice et la connaissance incommensurable peuvent garantir». Le président de la République a conclu son message par souligner que «nos acquis exigent encore davantage de maturité», ainsi que les conditions dans lesquelles travaille la corporation « nécessitent davantage d’amélioration en termes de droits sociaux, consacrés par la loi». Un message qui va droit au cœur de la grande famille de la presse mobilisée pour le rendez-vous décisif des élections législatives de ce jeudi.
M. B.