Elections

J-4 du début de la campagne électroale : Place aux choses sérieuses !

Après la phase d’élaboration des listes de candidatures aux législatives du 4 mai prochain, laquelle était des plus houleuses et troublantes chez les partis politiques de la majorité que ceux de l’opposition, les candidats en lice s’apprêtent à se lancer, dès dimanche prochain, dans la campagne électorale. Celle-ci s’annonce d’ors et déjà des plus compliquée, au vu du nombre important des postulants dans cette course.
C’est avec 12 591 candidats inscrits sur les 1 088 listes électorales, dont 797 représentant 63 partis, 163 listes d’indépendants et 128 listes pour trois alliances de formations politiques que débutera, la semaine prochaine, à travers le territoire national, la campagne électorale du scrutin législatif, du 4 mai prochain. Une campagne qui se déroulera, pour la première fois, à l’ère de l’ouverture de l’audio-visuel, à travers les chaînes de télévisions privés, celles notamment autorisées, par la tutelle à couvrir cet évènement. Ils seront 53 partis politiques dont trois formant une coalition qui mèneront du 9 au 30 avril prochain, une campagne pour convaincre, d’abord l’électeur d’aller voter, car l’ensemble des candidats indépendants et des partis en lice, craignent la hantise de l’abstention, celle-ci semble en effet être la rivale principale de l’ensemble des candidats aux législatives. Si pour la plus part des partis et aussi de leurs candidats au scrutin législatif pour l’élection de la nouvelle assemblée populaire nationale bénéficient d’expérience en matière de campagne électorale, il n’en demeure pas moins que celle-ci diffère de ces précédentes, notamment en matière de financement de la campagne, laquelle, depuis l’adoption de la loi électorale, l’année dernière, cette aide financière n’est plus assurée par l’État. Les partis politiques expérimentés en matière de campagne électorale, notamment, l’ex-parti unique le FLN, le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement pour la société et la Paix (MSP), le Parti des travailleurs (PT), le Mouvement populaire algérien (MPA) devront compter sur leurs propres sources de financement, selon la loi en vigueur, pour mener leurs programmes de campagne électorale. Autre casse tête qui concernera l’électeur, c’est le nombre important de partis politiques en lice, à travers les 12 591 candidats, répartis sur les 1 088 listes qui se sont lancés dans une course pour élire que 462, selon le nombre de sièges que compte l’Institution parlementaire. Même si la numérotation nationale unifiée des listes électorales visait, à permettre aux électeurs d’identifier les listes, pratique en vigueur, pour rappel, dans de nombreux régimes électoraux à travers le monde, la numérotation en question a atteint le chiffre de 53, pour les partis politiques dont trois en coalition. L’ex-parti unique, le FLN occupant la majorité avec 220 sièges, à l’Assemblée populaire nationale sortante, s’est vu attribué, le numéro 34, lors du tirage au sort relatif à la numérotation nationale unifiée des listes des candidats aux élections législatives, lequel a été organisé par la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), en application de la loi organique n°10-16 portant régime électoral, dans son article 35 et du décret exécutif n°17-58 , dans son article 3. Pour la deuxième force politique représentée à l’APN dont son mandat arrive à terme, le parti d’Ahmed Ouyahia, le RND s’est vu attribuer le numéro 17, lors du dit tirage au sort de la HIISE, le 26, à l’alliance du Mouvement de Mokri et du Front de Menasra, pour le parti d’Amar Ghoul le 18, celui du 33 pour la formation politique d’Amara Benyounès. Pour l’alliance du Front algérien pour le développement, la liberté et la justice, celle-ci s’est vu attribué le numéro 27, le 9 pour l’Union Ennahda-Adala-Bina,9 et pour le parti du Front El-Moustakbel c’est le 43 et le numéro 42 pour le Mouvement El-Islah. Concernant le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), celui s’est vu attribuer, lors du tirage précité, le numéro 20 quant à son rival, le Front des forces socialistes (FFS) celui-ci s’est vu octroyer le numéro 23, et pour le parti des travailleurs de Louisa Hanoune, c’est le numéro 5 qui lui est revenu, lors du tirage au sort organisé par la HIISE et celui du 7, à cette même occasion a été attribué à l’alliance nationale républicaine (ANR).
Karima Bennour