TEXTILE

Industrie textile : Création d’une joint-venture Algéro-turque

Encore un nouveau souffle pour le secteur du textile, qui s’annonce avec la signature d’une convention de partenariat, entre l’algérienne Texalg (groupe textile d’entreprise Gitex) et la société turque, Boyner Sanayin, portant création d’une joint-venture de production de fil de laine, à Oum EL Bouaghi, sous l’égide du ministère de l’Industrie et des Mines.

Visiblement, Le partenariat avec les Turcs ouvre de nouvelles et sérieuses perspectives pour le secteur du textile en Algérie. En effet, les deux partenaires ont procédé hier à Oum El Bouaghi, à la signature d’une convention portant sur la reprise de l’usine de Meskiana et sur la création d’une joint-venture de production de filés laine, pour le marché local, mais également, avec une possibilité d’exportation, c’est ce qu’a fait savoir le président de la Fédération nationale de textile et du cuir, Amar Takdjout. Joint par téléphone, ce dernier demeure optimiste et ce, en dépit de la crise actuelle quant à la relance du secteur du textile en Algérie. Ce dernier ne représentant actuellement, que 4% du marché local, soit 0,15% du PIB. Omar Takdjout dira que «Le textile peut trouver une place importante au sein de l’économie nationale ». En effet, ce secteur relève de l’agriculture, de l’élevage, de la création, de l’innovation », a-t-il précisé. Ainsi, explique t-il, la relance de ce secteur et la création de la croissance est liée à plusieurs potentialités pouvant redonner de la vigueur à la filière textile notamment, l’organisation en profondeur de l’économie, la redynamisation des activités des chambres de commerce, également, la réactivation des unions professionnelles par secteur. Par ailleurs, le même responsable a fait savoir que la filature du méga projet textile de Relizane, réalisé en collaboration avec un partenaire turc, commencera à exporter pour 2 milliards de dollars de fil, chaque année.
«L’usine de Relizane commencera à produire, vers la fin de cette année en cours, quelque 30 millions de mètres linéaires de tissu destiné à la confection de 12 millions de jeans/an», a-t-il détaillé ses propos. Omar Takdjout a précisé, dans ce sens, que ce projet assurera une variété de produits textiles et de tissages dont 60 % de la production seront destinés aux marchés étrangers. En effet, c’est un plan d’investissement qui prévoit d’exporter 60% de la production et qui devrait créer pas moins de 10 000 emplois et, précisant que ce chiffre sera porté à plus de 25 000 à fin 2018. Ce complexe industriel «commencera à produire 12 millions d’articles de bonneterie, selon le même responsable. Dans un autre contexte, interrogé sur le respect des lois, Omar Takdjout a déploré qu’il n’y a pas de suivi, ni d’application, en dépit de la l’existence des textes. Enfin, Omar Takdjout expliquera que « même si les temps sont durs et que les finances manquent, il faut répondre aux besoins et travailler. « c’est une question de volonté, si on réussit à récupérer les 20% du marché, le pari est gagné ! », a-t-il conclu.
Djedjiga Hamitouche