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Avant de se poser en terme de
choix stratégique destiné à
catalyser le processus de
développement national, le concept
de privatisation reste attaché à un
abandon d’une parcelle de la
souveraineté nationale et partant de
la décision politique, chez la
majorité des Algériens, y compris
les décideurs. De ce fait les
lenteurs, tracasseries et autres
blocages auxquels le processus se
trouve confronté seraient bien plus
d’ordre idéologiqu, philosophique,
voire psychologique
qu’économique.
D’ailleurs, lorsque des membres du
gouvernement tentent d’occulter les
véritables problèmes qui font que
l’option privatisation ne se
concrétise pas ou, du moins,
prenne du retard, pour finalement
aborder, en termes très généraux,
parfois laconiques, des aspects
quasiment marginaux du process,
mettant en avant, comme pour se
disculper, la bonne santé financière
du pays, les efforts consentis par
l’Algérie en termes de
réglementation ou encore
d’avantages accordés aux
investisseurs, locaux et étrangers,
on ne peut que s’inquiéter de la
suite réservée à cette démarche.
Nombre d’experts et analystes se
sont souvent exprimés sur cette
question pour mettre en garde
contre la précipitation ou la
confusion entre « partenariat et
assistanat », surtout que si notre
pays dispose de moyens financiers
conséquents, le mettant à l’abri de
grave crise, il ne manque par non
plus de compétences éprouvées, ni
d’expérience et de ce fait, la
démarche initiée par les pouvoirs
publics ne peut s’inscrire dans une
logique de « bradage » ou de «
résignation » au motif que l’on
n’aurait pas trouvé preneur à nos
entreprises publiques, à quel que
secteur qu’elles appartiennent.
Lorsque Abdelhamid Temmar,
évoquant le bilan des privatisations
déclare que de nombreux dossiers
ont été finalisés et que des
centaines d’entreprises ont été «
cédées » au privé, soit sous forme
de partenariat avec des sociétés
nationales, soit à des collectifs de
travailleurs, soit enfin à des
investisseurs privés, avec
engagement ferme de préserver les
emplois, voire de les promouvoir,
cela pourrait nourrir quelques
doutes sur le constat de « faillite »
avancé par certains au sujet de nos
entreprises.
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