Bouteflika

Il souligne leur rôle « impérial » dans la sortie de crise : Le clin d’œil de Bouteflika aux experts économiques

S’il est vrai que la crise financière prévalant dans le pays, à l’origine de la fluctuation des marchés pétroliers depuis l’été 2014, appelle à l’implication de tous les acteurs de la vie publique, l’avis des experts au fait du domaine, reste prépondérant et une nécessité on ne peut plus salutaire dans la compréhension et recherche des solutions à la crise financière. C’est à cela à quoi semble tenir le discours du président de la République, rendu public hier, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’étudiant. Ainsi, l’implication des experts dans le débat autour de la situation de l’économie et les solutions à suggérer à l’effet d’une sortie salutaire de la crise économico-financière, est qualifiée par Bouteflika d’ «impérieuse». Une situation de l’économie nationale qui devrait en tenir compte du «rôle de l’élite intellectuelle face aux nouveaux défis auxquels est confronté le pays et la crise induite par la chute des cours du pétrole sur les marchés internationaux», estime le Président dans un message, lu en son nom, par la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Imane Houda Feraoun. Dès lors, à s’interroger sur le programme d’action du gouvernement, portant à la fois plan anticrise d’urgence et le nouveau modèle économique qui jette les jalons d’une économie basée sur une diversification de la production en dehors des hydrocarbures. Et pour cause, l’on se rappelle du débat suscité depuis l’avènement de la crise pétrolière, autour, justement, des voies et moyens possibles pour atténuer les effets de la crise, et de préconiser par la suite un certain nombre de solutions qui se projettent vers le long terme. Le débat est là, et lequel a partagé entre ceux qui soutiennent la politique et la nouvelle orientation économique du gouvernement, d’un côté et ceux qui s’opposent aux options adoptées par l’Exécutif national. D’ailleurs, ce sont ces derniers qui ont déploré l’absence d’une oreille attentive. Entendre, le gouvernement n’a pas pris en compte leurs propositions de sortie de crise. En tout cas, dans son dernier message, Bouteflika a clairement formulé la nécessité pour le gouvernement d’écouter l’avis de l’élite intellectuelle à même d’imaginer toutes les options possibles pour asseoir l’économie nationale sur de bonnes bases.
F. Guellil