Menasra

Il prétend rafler 15 sièges aux législatives à Alger : Menasra a les dents longues !

Décidément, la concurrence pour la conquête des sièges au niveau de la Capitale s’annonce, d’ores et déjà rude. En effet, les partis politiques ambitionnant de gagner la majorité dans cette wilaya, hautement stratégique et symbolique, continuent à afficher leur optimisme. C’est le cas de Abdelmadjid Menasra, qui conduit la liste du MSP à Alger pour les législatives du 4 mai prochain. Intervenant, hier, au Forum du quotidien arabophone «El Wassat», le président du Front du changement (FC), qui est rentré en coalition avec le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a clairement affiché l’ambition de gagner 15 sièges. «C’est une opportunité qu’il faut saisir. Nous ambitionnons de gagner 15 sièges au niveau de la Capitale. Cette ambition repose sur la volonté du peuple au changement », a-t-il déclaré. Affirmant que le peuple vit dans un «vrai malaise social», il dira qu’il est «illogique» que celui-ci continue à voter sur les mêmes partis de la coalition. De surcroît, il a expliqué cette ambition du fait que des partis soient concentrés sur les « conflits intérieurs ». Il clamera, à cet effet, que «nous n’avons pas peur des adversaires». «Les partis sont divisées de l’intérieur, comment vouez-vous que le peuple vote pour eux ?», a-t-il encore lancé à cette occasion. Abordant la question de la transparence des élections, Menasra a signalé que la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) ne jouit pas de toutes les prérogatives, ni des moyens pour mener cette mission. « La Haute instance n’est pas une garantie pour la transparence des élections », a-t-il certifié avant de signaler que « Abdelwahab Derbal n’est pas en mesure d’assurer cette mission ».

« Le pouvoir ne veut pas d’une participation massive »
S’agissant de l’abstention qui constitue le cheval de bataille des partis politiques, quelque soit leur appartenance, le président du FC a affirmé que «le peuple participera massivement aux élections», et c’est d’ailleurs ce que le «pouvoir veut éviter».
En effet, «une participation massive est synonyme de transparence », pour Abdelmadjid Menasra. « Lorsque la participation n’est que de 20% par exemple, le pouvoir peut facilement frauder », a-t-il argué. Invité à s’exprimer quant aux partis de l’opposition, ayant décidé de boycotter les élections, le président de ce parti islamiste a indiqué que « l’opposition ne se limite pas à « l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso), mais bien au contraire elle est élargie à tous les partis politiques quelque soit leur décision vis-à-vis des élections ». En termes plus clairs, chaque parti a le droit d’avoir sa position politique et les moyens pour l’exprimer. « La question du boycott ne nous dérange nullement »,a-t-il rajouté, tout en regrettant que le débat soit axé sur le sujet. Interrogé sur son plan de bataille pour les échéances, il dira que le parti « se concentre sur le parachèvement et la réussite de la transition démocratique et sa concrétisation via le consensus ». Sur le plan économique, l’hôte du Forum a souligné la nécessité de concrétiser la diversification économique, essentiellement avec la conjoncture actuelle, marquée par la chute drastique des prix du pétrole. S’étalant sur l’actualité économique du pays, il dira que dans la mesure où la crise va se poursuivre d’ici deux années, le scénario de la «faillite» sera une fatalité. Pour ce qui est de l’endettement extérieur, Abdelmadjid Menasra a déploré que cette option soit «noircie» par les économistes. «L’endettement n’est pas nécessaire, mais il faut savoir dépenser cet argent dans l’investissement productif», a-t-il argumenté, tout en précisant que cette question doit être au centre des débats et non «un tabou». L’ex-ministre de l’industrie est également revenu sur la règle du 49/51. Qualifiant celle-ci d’entrave pour l’investissement étranger, il a précisé que les investisseurs ont, à cause de cette règle, déserter le marché algérien pour d’autre cieux, à l’instar de la Tunisie et du Maroc. Pour ce qui est du montage de véhicule, l’ex-ministre a fait savoir que le dossier était ficelé en 2001, mais n’a été approuvé qu’en 2014, et ce, pour de nombreuses raisons dont la «corruption».
Lamia Boufassa