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Il dénoncent la précarité du site AADL de Zaâtria (Alger) : Des résidents bloquent l’autoroute à Saïd Hamdine

Des dizaines de bénéficiaires de la formule de l’habitat AADL-I (2001-2002) ont observé, hier matin, un sit-in devant la Direction générale de l’AADL, à Said Hamdine (Alger). Devant un dispositif impressionnant des forces de l’ordre, quelque 200 personnes se sont rassemblées pour exprimer leur colère. Les contestataires ont même fermé à la circulation la voie autoroutière vers Ben Aknoun, afin de se faire recevoir par le DG de l’AADL, Mohamed Tarek Laribi. Malgré qu’ils aient reçus les clefs de leurs appartements en juin 2016, les 1 500 souscripteurs relogés dans la cité Zaatria de Sidi Abdellah, n’arrivent toujours pas à habiter dans leurs appartements, à cause de la précarité des sites et du manque de commodités de vie. Sur place, ces habitants s’interrogeant, si les responsables du secteur ont visité le site avant d’attribuer les clefs aux bénéficiaires. Puisque, selon eux, les travaux sont toujours en cours de réalisation, et l’endroit n’est pas encore viable. « Nous ne pouvons ni habiter ni entreprendre les travaux d’intérieur, du fait de l’absence de l’alimentation en eau, gaz et électricité», a martelé un protestataire. «Le mois de février dernier, à notre grande surprise, il nous a été signifié que nous sommes astreints à régler des mensualités de location avec effet rétroactif, à compter du mois de juin 2016 ainsi que le paiement des charges. Ceci, en l’absence totale du personnel chargé du suivi et de la maintenance des immeubles, alors qu’il est notifié dans le Journal officiel n°24 du 11 mai 2008, dans l’article 53 ; les charges d’entretien courant sont facturées par l’organisme bailleur au locataire sur la base des prestations effectivement fournies», a-t-il expliqué. Et de se demander encore «est-ce-que les responsables ont contrôlé le processus de réalisation ? Car, les bâtiments sont gravement fissurés. Le promoteur responsable du projet devrait être poursuivi en justice. La vie des personnes est menacée». Ajoutant : «Nous les habitants de la cité AADL de Zaatria, nous encourons des dangers graves et même mortels à cause des malfaçons de la réalisation. Des fragments de béton risquent de tomber à tout moment, alors que la plupart des résidents n’ont pas encore habité.» Après 17 ans d’attente, les bénéficiaires semblent très vite déçus par l’état de leur habitat. Ils expliquent ! «Qu’il s’agisse des murs ou ceux de l’extérieur, les avaloirs au niveau des balcons, les salles de bain et même la peinture, rien n’a été fait correctement.» Une femme bénéficiaire de cette cité a tenu à son cas. «Le moindre mouvement, aussi minime soit-il, laisse des trous et des traces dans les murs en plâtre», a-t-elle déploré. À cela s’ajoutent des infiltrations d’eau qui apparaissent, malgré les bouches d’évacuation installées dans les balcons.
Mohamed Wali