Makri

Il dénonce la répression de l’acction des médecins résidents et évoque les prochaines présidentielles : Makri appelle à «faire prévaloir la voie du dialogue»

Dénonçant la répression violente de la grève des médecins résidents de la semaine passée, à l’hôpital Mustapha Pacha, Abderrezak Makri s’est montré prudent, samedi dernier, en appelant à «faire prévaloir l’action politique», lors d’une rencontre avec les élus locaux du Mouvement de la société de la paix (MSP) à Tizi Ouzou. Cette réunion, tenue à la Maison de la Culture «Mouloud Mammeri», avait pour visée de féliciter les élus MSP issus des élections locales de novembre dernier, en les invitant à s’investir davantage pour l’intérêt commun de la collectivité. Une occasion pour le président du MSP de plaider dans ce sillage à la recherche d’autres ressources de financement aux communes, et ce à travers l’encouragement de l’investissement pour la création de la richesse, incitant les hommes d’affaires à adhérer à toutes les initiatives concourant à ces efforts. Il s’agit également pour le leader du MSP de prévenir contre ceux qui «se nourrissent des conflits, soit pour s’imposer ou pour entrainer l’Algérie dans l’instabilité», allusion faite à toute forme de violence d’où qu’elle émane. Comme il l’avait tant véhiculé durant sa campagne électorale dernière, le MSP insiste à «faire prévaloir l’action politique qui se base sur les valeurs démocratiques universelles, dans le cadre de la législation nationale et de la Loi suprême du pays». À ce propos, le président du MSP a déploré le recours à la violence lors de la manifestation des médecins à Alger, soulignant que «la voie du dialogue doit prévaloir dans le règlement de tout conflit, afin de préserver la stabilité et la paix nationales et faire barrage à ceux qui veulent en profiter pour pousser les Algériens à la confrontation ». Le MSP «est résolument pacifique et condamne toute manifestation violente. Les Algériens qui ont vécu le drame de la décennie noire, rejettent la violence et aspirent à un avenir serein et prospère dans leur pays», tranche de sa position Makri. Il insiste et signe, ainsi, que sa formation politique privilégie « la fraternité et l’entente à la confrontation », avant de lancer un appel à la vigilance pour faire barrage aux « commerçants de la haine ». Félicitant les Algériens pour l’institution de Yennayer (12 janvier) fête nationale, chômée et payée, Makri a loué la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et laquelle «n’arrange pas ceux qui sèment la haine et la division parmi les populations». La consécration de Yennayer « n’arrange pas ceux qui se sont spécialisés dans la culture de la haine et de la violence », analyse Makri, soulignant que la diversité culturelle et linguistique de l’Algérie «est une richesse qui unit autour d’elle les Algériens qui, durant la glorieuse Révolution du premier novembre 1954, ont donné au monde la plus belle leçon de fraternité en s’unissant autour d’une cause commune, l’intérêt suprême du pays ». Commentant les questions d’actualité nationale, le président du MSP a considéré la rencontre FLN-Patronat-UGTA comme un signe de «tension qui perdure et prélude des présidentielles de 2019 ». « Ce n’est pas dans l’intérêt du pays », a prévenu Makri, qui a invité les partis de l’Alliance présidentielle, notamment le FLN et RND, à baisser le ton ou encore la «pression» sur les prochaines Présidentielles. «Il est attendu de nous à coopérer et s’entraider pour qu’elles soient un scrutin ordinaire pour une compétition saine et non pas de se douter dans l’avenir et de se qu’il adviendrait», plaide Makri.
Hamid Mecheri