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Il aura lieu du 19 au 21 octobre à la Saxef d’Alger : «Himayatic», le 1er salon national de la sécurité informatique

En plein boom numérique, l’Algérie, à l’instar de tous les pays, n’est pas à l’abri des menaces liées aux attaques cybernétiques. Autrement, en dépit de l’ascension du tout-numérique porteur d’innovations et de technologies salvatrices au développement économique et humain, le revers de médaille s’avère une face sombre.
C’est en tout cas, le défi du premier salon dédié à la sécurité du web en Algérie, programmé du 19 au 21 octobre prochain à la Safex des Pins maritimes d’Alger.
En effet, les risques encourus sont nombreux et complexes à tel point qu’ils touchent à tous les domaines de la vie. Les attaques cybernétiques visent les terminaux informatiques des particuliers, des entreprises, des institutions officielles et voire même portent préjudice à l’état, lorsque cela atteint des segments de l’économie et plus encore la sécurité du pays. Les auteurs, appelés communément hackers (pirates), sont en général des férus du web et des génies en informatique. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ils ne sont pas forcément des érudits dans le domaine ou des diplômés de hautes études universitaires. Des personnes malveillantes qui mettent à l’œuvre leur génie à des fins généralement lucratives. L’on a vu, des millions d’entreprises et de particuliers sont victimes des actes de piraterie sur internet où ces malfrats guettent la moindre faille sur le réseau pour commettre une intrusion. Et, dans ce lot, l’Algérie et sa population ne sont pas indemnes des attaques cybernétiques à l’instar de toute entité ou personnes à travers le monde s’étant connectés sur la Toile. En témoigne de l’ampleur que peuvent prendre les capacités de nuisance de ce phénomène, qui se développe à l’ombre de l’essor des technologies informatiques et du web, l’attaque cybernétique mondiale de fin juin dernier. De grandes entreprises, des firmes mondiales et des institutions ont été les cibles d’une vaste attaque de malveillance.
C’est dans ce contexte qu’interviendra le premier salon de la cybercriminalité et de la sécurité informatique «Himayatic 2017» du mois d’octobre prochain. L’objectif de cette manifestation, qui devrait être abritée par le pavillon Casbah du Palais des expositions de la Safex, étant celui de répondre aux besoins et aux attentes des professionnels du domaine, des institutions publiques, des particuliers, ainsi que toutes autres victimes d’attaques cybernétiques. Pour, Karim Khelouiati, dirigeant de la société «KooTeO» (installée à Alger), l’entreprise organisatrice de l’événement, «notre pays, étant ouvert aux nouvelles technologies et grand utilisateur de moyens de communication et de télécommunications, est sujet à tous les dangers de la cybercriminalité au même titre que tous les pays du monde qui sont connectés. Himayatic est une occasion qui permettra de débattre de ces attaques pour se prémunir contre les menaces et intrusions qui peuvent mettre à mal la sécurité du pays », a-t-il expliqué au Courrier d’Algérie. Ce salon verra la participation, outre les encadreurs-organisateurs, experts nationaux et étrangers, représentants d’organismes publics et d’entreprises, ainsi que des brigades de lutte contre la cybercriminalité de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). À ce titre, il est à rappeler que la DGSN a traité 742 affaires liées à la cybercriminalité durant le seul premier semestre de 2017.
Au programme de cette première édition de Himayatic, des expositions (espace Casbah), conférences de spécialistes du domaine dont les débats seront modérés par Younes Grar, consultant et expert en Télécoms. Il permettra aussi l’organisation d’un hackathon (réunion de développeurs informatiques), pendant 48 heures non-stop, où «un challenge de hacking» sera relevé par des étudiants en sécurité informatique, a fait savoir notre interlocuteur. Il va sans dire qu’un tel événement aura à donner l’amorce d’une initiative permettant aux différents intervenants de s’adapter au contexte technologique de l’heure et s’imprégner des standards internationaux du domaine. Selon Khelouiati, l’événement accueillera également une réunion qui permettrait à des novices de rencontrer des utilisateurs expérimentés de systèmes ou de logiciels libres, tel que le «Linux». Car, pour lui, il n y a pas que le système d’exploitation Windows, bien qu’il soit le plus utilisé dans le monde. «Les citoyens peuvent y amener leurs PC pour avoir une idée à ce propos. Le but étant de les aider à installer ce système libre sur leur propre machine ou le configurer s’il est déjà installé», a expliqué le patron de «KooTeO».
Mohamed Amrouni