Abdelhafid Milat

Il a prévu un sit-in, hier, devant le ministère du travail : Le CNES empêché dans son action

Le Conseil national des enseignants du supérieur, aile Abdelhafidh Milat, a tenté d’organiser, hier, un rassemblement devant le ministère du Travail de l’Emploi et de la Sécurité sociale à Alger. Cette action de contestation, qui vise à dénoncer le gel des activités de ce syndicat par le ministère de l’Enseignement supérieur, a été toutefois empêchée. Un grand dispositif sécuritaire a été déployé devant le département de Mohamed El Ghazi.
Pas plus de vingt syndicalistes ont répondu, hier, à l’appel de leur coordinateur national Abdelhafidh Milat en se présentant vers 10h30 devant le siège du ministère du Travail sis à Belcourt. Tantôt arrivés sur place, les contestataires ont été très vite dispersés par un nombre important de policiers et ont été contraints de monter dans un bus pour être renvoyés à leurs wilayas respectives. L’action a été, de ce fait, avortée. A noter que le rassemblement intervient à l’effet de dénoncer le blocage administratif et le gel des activités syndicales du CNES par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tahar Hadjar. C’est aussi une action pour revendiquer la légitimité et la conformité de ce bureau national, a fait savoir Ramoul Hichem, représentant de l’université de Khenchela. Selon notre interlocuteur, si les revendications du syndicat ne seront pas prises en charge, le bureau national devra certainement décider «d’élever le ton et tentera de faired’avantage de pression sur la tutelle». Il convient, toutefois, de souligner que le rassemblement du CNES aile Milat intervient au lendemain d’une conférence de presse du CNES aile Abdelmalek Azzi. En effet, le syndicat est représenté par deux directions qui se disputent la légitimité. Chacune d’elles revendique sa conformité et accuse l’autre d’« imposture». Et c’est cette guerre de légitimité qui dure depuis quelques mois qui a conduit le ministère de tutelle à geler l’activité syndicale du CNES.

Le démenti du SNEU
Par ailleurs, le Syndicat national des enseignants universitaires (SNEU), a apporté, de son coté, samedi dernier, un démenti aux informations faisant état de son intention de mener un mouvement de contestation dans les prochains jours. Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Messaoud Amarna, le SNEU dément les informations « surprenantes » relayées par certains médias audio-visuels faisant état de son intention de mener, dans les prochains jours, un mouvement de contestation, précisent que «rien ne justifie une telle action» vu les relations «bonnes et privilégiées» ainsi que «le contact permanent» avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et les établissements universitaires à travers le territoire national. Réitérant son approche «paisible et calme» qui s’est avérée efficace pour atteindre les objectifs, le SNEU, affilié à l’UGTA, a indiqué que les portes de dialogue avec la tutelle «nous sont ouvertes et nous travaillons ensemble dans le cadre d’un partenariat social sur plusieurs dossiers relatifs aux collègues enseignants dont certains ont abouti, alors que d’autres sont en cours d’examen et de traitement dans un climat marqué par le calme et le dialogue constant. Le syndicat a annoncé la tenue, le 25 mai prochain, de sa 19ème session ordinaire en présence des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de la Centrale syndicale, lors de laquelle plusieurs préoccupations soulevées au niveau des établissements universitaires à travers le territoire national seront évoquées, pour être transmises par la suite à la tutelle afin d’être traitées.
Ania Nait Chalal-Nb