Algérie-Togo Bensebaïni

Il a marqué des points contre la Guinée et le Togo : Bensebaïni, nouveau patron de la défense algérienne

Ceux qui militaient pour l’intégration du jeune défenseur central de Rennes, Ramy Bensebaïni, dans les rangs de la sélection algérienne n’avaient nullement tort. Depuis qu’il a été titularisé en coupe d’Afrique des nations du Gabon, alors qu’il souffrait d’une blessure au genou, le jeune joueur de 21 ans s’est imposé en véritable patron de l’arrière-garde algérienne, de surcroît dans un poste qui, jusque-là, donnait d’énormes soucis à tous les entraîneurs qui se sont succédé à la barre technique nationale.
Face au Togo, dimanche passé, le défenseur formé dans l’Académie de football du PAC a encore une fois confirmé tout le bien que l’on pensait de lui. Les propos élogieux tenus à son égard par la star togolaise, Emmanuel Adebayor, en sont d’ailleurs une parfaite illustration.
C’est dire que Bensebaïni est devenu intouchable en sélection. Le jeune défenseur s’améliore de match en match, il a sauvé l’Algérie d’un but tout fait et a été pendant toute la rencontre l’ombre d’Adebayor. Excellent sur tous les plans. Ils sont nombreux d’ailleurs à regretter le fait que ce joueur n’ait pas été utilisé un peu plus tôt en sélection première. Les raisons de sa marginalisation par l’ex-président de la FAF, Mohamed Raouraoua, depuis qu’il n’a pas été autorisé par Rennes à disputer les Jeux olympiques restent encore ambigües. Mais Bensebaïni, lui, est resté serein, prenant son mal en patience, et faisant bon cœur contre mauvaise fortune. «J’ai toujours cru en mes capacités. J’avais une grande confiance en moi-même, et je savais d’ailleurs que dès qu’on me donne ma chance en équipe nationale, je ne tarderai pas à m’y imposer», confie le joueur rennais. Il faut dire que même les prestations du joueur en club n’ont pas laissé indifférents les observateurs en France. Pour sa première saison avec le club breton, il a pratiquement joué tous les matchs du championnat. Il a même tapé dans l’œil des recruteurs, à l’image de ceux de Lille, qui ont déjà fait une offre de 10 millions d’euros à Rennes pour l’engager dès cet été, mais la direction rennaise, elle, n’est pas prête à le lâcher. Elle a même exigé 15 millions d’euros pour lui délivrer un bon de sortie, une manière pour elle de dissuader le club lillois.
H. S.