Hommage à Faouzi Saichi, dit Rmimez, à Tizi Ouzou

Un hommage a été rendu mardi par le théâtre régional Kateb Yacine de Tizi Ouzou au comédien-acteur Faouzi Saichi, dit Rmimez, en présence de figures du cinéma algérien. Invité à prendre la parole, l’enfant d’Ain Sefra s’est déclaré « ému » par cet hommage, le « premier » qui lui soit rendu en Algérie, selon lui. «On m’a déjà rendu des hommages à l’étranger, mais rien ne vaut celui qu’on me rend aujourd’hui dans mon pays», a-t-il reconnu, ajoutant qu’un hommage rendu à un artiste de son vivant et lorsqu’il est encore en bonne santé, est « très encourageant ». Les amis de Rmimez, dont Bahia Rachdi, Mohamed Adjaimi, Rachid Benallal et Chelouche Abdenour, se sont relayés sur scène pour souligner les valeurs de cette « grande figure du cinéma algerien », son application et son sens de responsabilité dans son travail ainsi que la polyvalence de son jeu. Des témoignages qui ont été émaillés d’anecdotes ayant marqué le parcours de Faouzi Saichi. Rencontré en marge de cet hommage, l’artiste a annoncé à l’APS qu’il participe actuellement au tournage d’un film intitulé « La maison des lacs » de Rachid Bouchareb, où il campe le rôle principal et dont l’exécution se déroule dans deux pays, l’Algérie (wilaya de Tlemcen) et la Belgique. Interrogé s’il a été un jour tenté de se lancer dans la réalisation, il a répondu qu’il « pouvait le faire », arguant qu’il a eu l’insigne honneur de côtoyer une cinquantaine de réalisateurs, mais, tempère-t-il, Rmimez préfère rester comédien, expliquant que réalisateur et comédien sont deux métiers différents et « il ne faut pas courir derrière deux lièvres à la fois, le cinéma étant un métier sérieux ». Quant à la situation du septième art en Algérie, Saichi a concédé que celui-ci a connu son âge d’Or dans les années 1960, 1970 et 1980. « Aujourd’hui, il est en balbutiement après une décennie noire qui nous a complétement abattus », a-t-il regretté, signalant toutefois qu’il est « très optimiste » et « croit que la nouvelle génération va relever le défi ». Né le 9 avril 1951, Faouzi Saichi se lance dans l’aventure du cinéma en 1974 en campant son premier rôle de comédien dans « Leïla et les autres », un film de Sid Ali Mazif. Son rôle dans le film « Un toit, une famille », de Rabah Laradji lui a valu le prix de la meilleure interprétation masculine en 1982 au Festival de Carthage (Tunisie). En 42 ans de carrière, il a campé des rôles dans une vingtaine de films dont le dernier, « Mista », sorti en janvier dernier.

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